Il faut des sous pour le climat ! Ils sont trouvés, M. Hollande

Monsieur le président, vous préparez l'échec de la conférence climat en accusant les pays riches de ne pas financer les investissements écologiques des pays pauvres. Rassurez-vous, vous pouvez très facilement trouver ce financement. 

Monsieur le président, vous préparez l'échec de la conférence climat en accusant les pays riches de ne pas financer les investissements écologiques des pays pauvres. Rassurez-vous, vous pouvez très facilement trouver ce financement. 


Tout simplement en stoppant les dépenses engagées depuis des années, et pour combien de temps encore ? Dépenses, soigneusement cachėes, des salaires faramineux "d'experts internationaux", juristes, diplomates, économistes... qui se réunissent pour des congrès sumptuaires, dans des palaces de luxe. Par exemple, combien d'arbres n'auraient pas été coupés et brulés, combien de déforestation et d'érosion auraient été évitées, si des réchauds solaires avait été distribués gratuitement aux pauvres d'Haïti, avec le montant dėboursé pour la réunion au palace parisien Shangri-La, où ce sont réunis les négociateurs du TAFTA le 10/04/2014. Avec les sommes astronomiques de ces négociations, combien de petits projets, peu coûteux, mais si efficaces pour le climat, pourraient être financés dans les pays pauvres. Au fait, et si l'UE faisait la transparence sur le coût de ces négociations, ça n'est pas secret défense pour les négociations, et les citoyens européens ont le droit de savoir comment leur argent est dépensé.


En stoppant définitivement les négociatons du Traité de libre-échange Transatlantique, non seulement vous économiseriez le coût de ces négociations interminables et pourriez utiliser ces sommes pour les projets ècologiques des pays pauvres, mais surtout vous éviteriez de produire les millions de tonnes de CO2 que sa signature impliquerait. La plus facile des diminitions de CO2 est de ne pas bruller les milliards de galons de combustibles fossiles, que les porte-conteneurs utiliseraient pour sillonner l'océan dans tous les sens pour la multiplication des échanges transatlantiques.


Vous voyez, vous pouvez réussir la conférence climat ! Il vous suffit d'avoir un peu de courage et de persuader les puissants de ce monde (les présidents des USA et des pays de l'UE réunis pour la COP 21) de stopper net le TAFTA. Répétez leur vos arguments du sommet des consciences, entre autres : "La cause profonde de la dégradation de l'environnement et du climat, c'est un mode de vie, un mode de production, un mode de consommation qui n'est plus compatible avec le développement humain." Vous saurez les convaincre, si vous avez écrit ce discours, et si vous le pensez sincèrement. Si vous ne réusissez pas à les convaincre, c'est que vous répetez, sans rien n'y comprendre, les beaux discours écrits par d'autres (au hasard : Nicolas Hulot). Dans ce cas, mieux vaudrait que vous démissionniez d'un rôle si important pour l'avenir du monde.


Bien sûr, stopper le TAFTA ne suffira pas pour sauver la planète des catastrophes climatiques et humaines maintenant certaines. Mais ça fera gagné du temps, aux hommes et aussi à la faune et à la flore pour s'adapter à un changement climatique moins rapide. Si vous stoppez le TAFTA, ce RÉSULTAT CONCRET, ne coûtera pas un sou, mais quel succès diplomatique pour vous!  Cela redorera votre blason, qui en a bien besoin. 


Alors, Monsieur le Président, votre minimun syndical pour réussir la COP 21, c'est de stopper le TAFTA. Sinon vous resterez dans l'Histoire, Monsieur Hollande, comme le FOSSOYEUR DE L'HUMANITÉ. 

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