Plan B : dissuasion nucléaire ou redépart à zéro ?

Le plan B de la gauche européenne anti-austérité ne doit pas n'être qu'une force de dissuasion pour négocier. Au contraire il doit être un mode d'emploi pour rebatir une Europe Sociale, dans l'UE, si le rapport de force peut l'imposer, ou HORS de l'UE, dans une autre Europe, à coté de l'UE, (appelons la) l'UNION SOLIDAIRE, regroupant tous les pays qui ne veulent plus imposer l'austéritė de Merkel à leurs peuples. 

Le plan B de la gauche européenne anti-austérité ne doit pas n'être qu'une force de dissuasion pour négocier. Au contraire il doit être un mode d'emploi pour rebatir une Europe Sociale, dans l'UE, si le rapport de force peut l'imposer, ou HORS de l'UE, dans une autre Europe, à coté de l'UE, (appelons la) l'UNION SOLIDAIRE, regroupant tous les pays qui ne veulent plus imposer l'austéritė de Merkel à leurs peuples. 


Ainsi, si la Grèce de Siryza, l'Espagne de Podémos, et la France du Front de Gauche (ou plutôt de l'union de la Gauche : FDG, EELV, Nouvelle Donne, les ex Ps frondeurs...), tous arrivés au pouvoir, et après désobéissance à l'austérité, n'obtiennent pas gain de cause sur le changement des traitės (ce qui est probable!), ces pays doivent sortir ensembles de l'UE, et créer immédiatement cette UNION SOLIDAIRE. Cette Europe parallèle sera bien sûr ouverte à tous les pays, de l'UE ou non, à condition que leur gouvernement de gauche accepte la constitution sociale de cette nouvelle union (ex: la GB de Jeremy Corbin).


Pour construire cette nouvelle union, en amont de la prise de pouvoir, tous ces partis doivent, non seulement, préparer une monnaie commune (et non une monnaie unique), mais surtout réflėchir à une constitution pour cette Europe Sociale. Fixer ce que chaque pays veut garder de national et définir les législaions qu'ils veulent mettre en commun. Puis ils doivent établir la formation et le fonctionnement de leur parlement européen. Ses députés, élus au suffrage universel dans tous ces pays, le même jour, avec des listes de candidats internationnales par groupes politiques (la GUE pour la gauche), proposeront les lois et les voteront. Un chef de gouvernement, soit élu par les députės, soit élu directement par les citoyens de l'US, constituera un gouvernement. Ce gouvernement (pas une commission) sera l'exécutif du parlement et n'aura pas l'initiative de la loi, il appliquera les lois proposées et votėes par les députės sur les sujets mis en communs dans la constitution. Ce gouvenement sera révocable, par une motion de censure des détutés, ou, si un rėfėrendum (demandė par une initiative réfėrendaire de x citoyens) obtient la majorité contre lui.

 

Le plan B ne peut être crédible et surtout applicable, que s'il est aussi complet.Tous nos politiques de gauche, savent que seul, aucun pays ne pourrait éviter une catastrophe à la Grecque, s'il sort seul et doit défendre sa monnaie nationale et son économie contre les prédateurs qui ce jetteront sur les sortants individuels pour les dėpecer. 


Seule la solidarité, donc la mise en commun de pans importants de leurs législations peut leur permettre de résister. Cela implique des lois fiscales, sociales, environnementales, un budget, et des règles commerciales (pour LIMITER LA CONCURENCE meurtrière : ex lois favorisant les productions locales, régionales, nationales), communs. Un PROTECTIONNISME SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL sur toutes les marchandises et services venant de pays hors Union Solidaire est indispensable pour protéger l'économie de la zone, des dumpings dûs à la concurrence sauvage de la mondialisation libérale  (voir propositions concrètes ci-dessous).


Ces négociations seront très difficiles et longues, et ne peuvent s'établir en quelques jours. Le cadre du parlement européen actuel peut permettre ces discussions et les financements que l'UE distribue aux groupes politique de l'UE, peuvent financer la logistique indispensable. Pour une fois l'UE investirait (bien involontairement) dans autre chose que pour faciliter la "concurrence libre et non faussée" et le dumping social.
Donc les discutions initiėes par "Le Français Jean-Luc Mélenchon, l'Italien Stefano Fassina, les Grecs Zoe Konstantopoulou et Yanis Varoufakis, et l'Allemand Oskar Lafontaine (qui) s'associent et proposent « la tenue d'un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels" ne peuvent être que le début d'un véritable procéssus constitutionnel pour une nouvelle Europe. Nouvelle Europe, refondant l'UE, si les 28 acceptent de renégocier les traités et d'adopter une nouvelle constitution s'inspirant de celle du plan B, ou l'UNION SOLIDAIRE, issue de l'éclatement de l'UE.


Les signataires pour ce plan B, en appellent aux citoyens volontaires. L'auteur de ces lignes ne pouvant être prėsent à la confėrence de novembre à Paris, espère que ce texte et ses propositions concrètes, ci-dessous disponibles, seront pris en compte dans les discutions, qui pourraient, qui devraient, être décisives pour notre avenir. 


Pourlavenirhttp://blogs.mediapart.fr/blog/pourlavenir


http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail
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