Pour un RÉFÉRENDUM contre la CASSE SOCIALE, RÉSISTONS par la GRÈVE DES ACHATS

Réformes après réformes, c’est l’ensemble de notre PROTECTION SOCIALE que notre MONARC va abattre. Contre cette RÉGRESSION SOCIALE GÉNÉRALISÉE les syndicats doivent unir bien plus que les cheminots. Ils doivent appeler l’ensemble des citoyens à agir avec des actions aussi innovantes que leur grève intermittente. Notre GRÈVE DE LA CONSOMMATION doit imposer un RÉFÉRENDUM sur l’ensemble des réformes

Pour dire « NON ! » à la casse du mode ferroviaire, du service public, de l’entreprise publique et à la régression sociale impactant l’ensemble des salariés actifs et retraités, rejoignez les Organisations Syndicales CGT, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT dans les rangs de la manifestation nationale unitaire le 22 mars 2018, à Paris.”

Les Organisations Syndicales s’unissent contre la régression sociale !” Elles ont trouvé un nouveau mode d’action innovant, dans la grève perlée, 2 jours de grève puis 5 jours travaillés, pendant 2 mois.

BRAVO ! 

 

Le gouvernement a déjà pris conscience du danger de ce nouveau mode de grève qui désorganise surtout les circuits d’approvisionnement, tout en ménageant le portefeuille des grévistes et en permettant aux usagers d’organiser leurs trajets biquotidiens. Oui, c’est bien pour l'ÉCONOMIE DE MARCHÉ que cette grève intermittente est le plus gênante. Sans les livraisons des containers "juste à temps" pour des stocks "à flux tendus" de la SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION (qui fait les profits des multinationales) le gouvernement devient incapable de servir ses DONNEURS D’ORDRES, les oligarques tout puissants.

 

Pour désamorcer ce danger, les ministres s’agitent pour lancer un “dialogue” qui sera peut-être un peu plus que les concertations sans négociations, qui lui sont habituelles. Cette grève perlée, contrecarre les objectifs du gouvernement. Il escomptait bien laisser pourrir une grève reconductible, où les cheminots s’épuiseraient financièrement et où il pourrait monter l'opinion public contre les cheminots. Les syndicats ont su viser où ça fait mal et élargir leur revendications sectorielles vers la défense de l’INTERÊT GÉNÉRAL de tous les citoyens.

 

Mais pour défendre l’intérêt général, les syndicats ne doivent pas se laisser acheter par les concessions sur le statut des cheminots, que le gouvernement pourrait lâcher. L’ensemble des régressions sociales que nous concocte notre MONARC (macron) (casse des services publics, casse de la sécurité sociale, casse de l’information (nouvel ORTF), casse démocratique (réforme constitutionnelle)... sont tout autant dangereuses pour les cheminots que pour l’ensemble des citoyens. La grève de la SNCF et des services publics est le dernier moyen de RÉSISTER par la grève classique, mais les syndicats ont le devoir de proposer à l’ensemble des citoyens un autre moyen INNOVANT d’exprimer leur refus de ces régressions à des rapports de force du 19ème siècle.

 

Dans la société du 21ème siècle, où les robots et l'Intelligence Artificielle transforment les salariés en outils interchangeables, variable d'ajustement de la production, les salariés sont maintenant librement jetables. Dans les faits, même si pas clairement dans les textes, le droit de grève est mort, puisque les indemnités pour licenciements abusifs sont plafonnées aux Prud'hommes. Donc, plus de rapport de force possible par la grève dans le secteur privé. Aussi il nous faut trouver de nouveaux rapports de force pour imposer la prise en compte de nos revendications.

 

Le seul rapport de force (consommateurs/capitalistes) qu'il nous reste, est d'acheter ou de ne pas acheter les produits ou services en concurrence pour notre pouvoir d'achat. C'est pourquoi les syndicats doivent proposer à l’ensemble de la population un nouveau mode d’action innovant : la GRÈVE DE LA CONSOMMATION. Mais comme toute grève, une grève de la consommation doit être organisée et lancée.

 

Quand un salarié s'absente de son travail pour maladie ou toutes autres raisons, il n'est pas considéré comme gréviste. Il faut un PRÉAVIS DE GRÈVE pour être en grève. Pour que la non-consommation des consommateurs soit visible et quantifiable, la grève des achats doit être revendiquée par un PRÉAVIS DE GRÈVE DE LA CONSOMMATION. Chaque gréviste des achats doit s’engager publiquement à acheter le minimum nécessaire pour vivre.

 

Les syndicats doivent nous donner le moyen d’annoncer notre PRÉAVIS DE GRÈVE DE CONSOMMA(C)TEUR. Ce préavis ne peut être qu’une PÉTITION (par internet et papier), à signer pour que chaque GRÉVISTE-CONSOMMA(C)TEUR s’engage face au gouvernement.

 

Certains argueront qu’ils font déjà la grève des achats, car leur pouvoir d’achat a drastiquement baissé. Pour les chômeurs, les précaires, les étudiants ou les retraités à mini-retraite, la limitation des achats, c’est tous les jours ! Justement, une pétition-préavis de grève permettrait de transformer ces baisses SUBIES des achats, en GRÈVE DE LA CONSOMMATION REVENDIQUÉE.

Si déjà les millions de non consommateurs forcés devenaient visibles en se revendiquant en grève, leur poids économique deviendrait apparent et même évident.

Cette revendication ferait prendre conscience du danger de leur non participation à la société de consommation. Car c'est bien un danger pour l'activité commerciale et économique du pays, un danger pour les revenus de l'État (moins de TVA), un danger pour les multinationales dont les profits dépendent du nombre le plus important possible de clients.

Mais surtout une grève de la consommation est un IMMENSE DANGER POUR L’ULTRALIBÉRALISME, car elle ferait prendre conscience à l'ENSEMBLE des consommateurs du POUVOIR ABSOLU qu'ils ont sur les entreprises en BOYCOTTANT leurs produits. Pourquoi croyez vous qu'Apple a attaqué en justice l'association ATTAC ? Pas parce que ses militants sont entrés pacifiquement pendant 10 mn dans sa boutique Apple parisienne. Si Apple a essayé de faire condamner ATTAC, c'est pour stopper net la campagne d'information de ses clients sur son évasion fiscale, elle risquait de les faire boycotter ses produits.


Les multinationales n'ont pas peur des gouvernements, elles sont plus puissantes qu'eux. Par contre elles ont une peur bleue du BOYCOTT de leurs clients, et justement lancer une grève de la consommation c'est lancer un boycott de leurs produits, qui leur ferait perdre des milliards de profits.

Ce sont les oligarques, patrons des multinationales, qui tirent les ficelles des gouvernements. En particulier, c’est le MEDEF et les SPONSORS du CAC40 du candidat Macron, qui ont fixé la feuille de route (blitzkrieg antisociale annoncée par Fillon et exécutée par Macron) du gouvernement de notre PRÉSIDENT DES ULTRA-RICHES (merci pour ISF). C'est pourquoi notre grève de la consommation doit être ciblée sur les multinationales, qui ne payent pas d'impôts (légalement ou pas) et sur la grande distribution qui exploite autant ses salariés que les producteurs (en particulier les agriculteurs).

Lancer une PÉTITION-PRÉAVIS est indispensable pour que l'ensemble de la population puisse exprimer son choix de vie pour le futur. Elle doit donc aussi avertir de notre but à atteindre et des conditions pour la terminer. Nous devons exiger de donner notre avis sur l’ensemble des “réformes” (en fait contre-réformes). Nous devons refuser les ordonnances et exiger un RÉFÉRENDUM sur le choix de l'ultralibéralisme dans lequel ce gouvernement s'est engagé. Notre grève de la consommation ne finira qu’avec la consultation par RÉFÉRENDUM de TOUS LES CITOYENS sur leur choix de société.

 

Je propose ci-dessous un exemple de pétition qui pourrait inspirer les syndicats et qui pourrait lancer un mai 68 à la mode 21ème siècle.

 

Texte de la pétition-préavis d’ENGAGEMENT à grève de la consommation :

 

M. le Président, devant votre casse du droit du travail, déjà exécutée, devant les casses en cours, casse de l’éducation nationale (fermeture des petites écoles de campagne, sélection à l’entrée de l’Université), casse de la santé (asphyxie des hôpitaux publics et des EHPAD) , casse des communautés territoriales (diminution des dotations, suppression de la taxe d’habitation), casse de la SNCF (suppression du statut des cheminots pour PRIVATISER la SNCF), casse de l'ensemble des services publics, M. Macron, devant vos projets déjà programmés de casse de l’information (loi de censure sur les “fake news”, nouvel ORTF), de casse de la démocratie (réforme constitutionnelle limitant le pouvoir du parlement) et ensuite viendra la CASSE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE…,  je dėcide d’agir d’une manière non violente. Je choisis la désobéissance civile de faire la grève de la consommation jusqu'à ce que vous consultiez l’ensemble des citoyens sur le choix de société ultralibérale que vous voulez nous imposer par ordonnances. Je ne cesserais ma grève des achats que quand vous proposerez un RÉFÉRENDUM sur la poursuite de vos réformes.


Je m'engage à réduire ma consommation au stricte minimum pour les produits de première nécessité. Et surtout je m'engage à ne pas acheter tous les produits des MULTINATIONALES qui délocalisent, exploitent leurs salariés, écrasent leurs fournisseurs, polluent et/ou ne paient pas d'impôts... (ex Apple, Coca-cola, Lactalis, L'oréal, Mac Do, Nestlé, Starbuck, Unilever...).

Pour rendre VISIBLE ma grève de la consommation, je m'engage à ne plus fréquenter les enseignes de la GRANDE DISTRIBUTION (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Super U...) tous les jeudis (jour des manifestations syndicales). Cette concentration sur un jour d’HYPERMARCHÉS MORTS, permet la concrétisation de cette grève des achats dans les tiroirs-caisses (baisse des chiffres d'affaires).

Au mieux, si nous sommes des millions à faire cette grève de la consommation, j'obtiendrai que vous pratiquiez la démocratie participative en lançant un RÉFÉRENDUM : POUR OU CONTRE LA POURSUITE DES “RÉFORMES” (en fait contre-réformes). J'obtiendrai aussi de faire comprendre aux multinationales que les consommateurs sont rois, qu’ils peuvent faire ou défaire leurs fortunes. Et cette remise en cause de la société de consommation, qui détruit notre environnement, pourra aussi limiter le réchauffement climatique qui menace l’ensemble des humains.


Au mieux j'aurai gagné un avenir meilleur pour moi et mes enfants. Au pire, j'aurai fait des économies et j'aurai réfléchi à ce qui m'est vraiment nécessaire pour vivre. J'ai donc TOUT À GAGNER à faire la grève de la consommation.

M. Macron, contre vos réformes ultralibérales, moi je RÉSISTE !

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