Vie sociale et pandémie, organisons la !

Tant que les vaccinations ne sont pas partagées par les humains du monde entier, des variants plus dangereux naitront et menaceront, tant les vieux que les jeunes. Les jeunes veulent profiter de la vie, c'est normal, mais pour sauvegarder la santé de tous, il faut organiser de nouveaux modes de vie collectifs.

De plus en plus de fêtes clandestines et sans précautions sanitaires menacent de diffuser les nouveaux variants encore plus dangereux, y compris pour les jeunes.

Pour vivre une vie sociale normale, les jeunes (et moins jeunes) doivent comprendre que pour LEUR SANTÉ (pas seulement celle des autres), cette vie sociale doit respecter des précautions sanitaires, autant pendant confinement qu'hors confinement.

Tant que la pandémie circulera elle engendrera de nouveaux variants de plus en plus dangereux. Ce qui arrive en Inde devrait nous ouvrir les yeux. Modi a permis à la population de célébrer sans contraintes sanitaires les fêtes religieuses indiennes. Résultat, la MULTIPLICATION DES MORTS, morts, qui ne sont pas que des vieux "qui ont fait leur temps", mais aussi des jeunes. Ainsi la pandémie a repris du poil de la bête contre les vaccins qui vont devenir obsolètes. 

Alors, pour que les jeunes puissent jouir d'un vie sociale épanouie, le gouvernement doit leur permettre d'organiser la vie collective avec de nouvelles règles de sécurité.

Au lieu d'interdire toutes les réunions de plus de 6 personnes, ce qui incite à faire des réunions clandestines et donc souvent sans précautions sanitaires, des possiblités de réunions en sécurité devraient être offertes.

Les villes devraient proposer des aires en plein-air, organisées, avec mise à disposition de diffuseurs de gel désinfectant. La consommation d'alcool y serait interdite mais pas la musique. La fête y serait possible dans le respect des gestes barrières, sous la surveillance bienveillante de passages réguliers de la police municipale, pour vérifier (entre autres) le port du masque. 

Ainsi des groupes, jusqu'à 50 personnes, pourraient retenir le lieu pour un temps donné (pour des mariages, des aniversaires, des fêtes d'intégrations, des pots de départ...). La personne qui réserverait se porterait garante de faire respecter les gestes barrières : port des masques, pas d'embrassades, pas d'alcool, distances d'un mètre entre les personnes, entre les danceurs (finis les tangos langoureux ou les rocks endiablés, sauf si certificats de vaccination ou PCR). Si l'organisateur ne réussi pas à les faire respecter, il ne pourrait plus demander l'usage d'aucun lieu similaire.

Pour inciter les participants à respecter les gestes de sécurité, il faut les rendre LUDIQUES. Ainsi des concours de masques, les plus beaux ou plus originaux (et bien sûr tout le temps portés), devraient systématiquement être organisés, a la fin de ces fêtes, avec cadeaux offerts par la ville au(x) gagnant(s) designé(s) par l'assemblée. De même des concours de respect des distances pourraient être organisés avec les applications de smart-phones qui mesurent la distance entre les personnes. Des gages financiers devraient être versés au groupe pour les distances non respectées.

Avec les variants encore plus dangereux qui arrivent, les gestes barrières sont indispensables SUR LE LONG TERME, même hors confinement. Il est donc absolument indispensable d'organiser des SOUPAPES DE DÉFOULEMENT pour que la VIE SOCIALE puisse continuer, sans mettte pour autant en danger la santé de tous.

La VACCINATION n'est la solution que si elle est GÉNÉRALE. Or, dans notre société mondialisée, générale veut dire qu'une grande MAJORITÉ DES HUMAINS (dans le monde entier) doivent être vaccinés. On en est loin, sans les brevets libres des vaccins c'est impossible. Si nous ne voulons pas que les variants (sud africain, brésilien, indien... et breton) ne nous submergent, nous devons changer nos habitudes de contacts humains. 

Nous devons donc RESPECTER LES MESURES DE SÉCURITÉ tout en CONTINUANT À SOCIALISER. Car, IL N'Y A PAS D'HUMANITÉ SANS CONTACTS SOCIAUX.

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