100 ans, de drames et toujours aucunes conclusions !

25 milles chômeurs de plus par mois, et Valls en redemande. Il faut persévérer dans les inégalitės, dans l'horreur économique. Plus que jamais la concurrence de tous contre tous nous mène à l'avenir radieux du libéralisme sous forme de nationalismes exacerbés et de conflits meurtriers

25 milles chômeurs de plus par mois, et Valls en redemande. Il faut persévérer dans les inégalitės, dans l'horreur économique. Plus que jamais la concurrence de tous contre tous nous mène à l'avenir radieux du libéralisme sous forme de nationalismes exacerbés et de conflits meurtriers

Après 2 ans à courtiser le Medef et à offrir les millions du CICE et des cadeaux fiscaux aux entreprises, la politique de Hollande a porté ses fruits. Non seulement la courbe du chômage ne s'est pas inversée, mais au contraire, le chômage explose. La baisse du pouvoir d'achat et l'incertitude pour l'avenir paralyse aussi bien la consommation des particuliers que les investissements des entreprises. Les ménages ont peur de s'engager dans un crėdit pour l'achat d'un logement, se retiennent dans leurs achats d'équipements ménagers, ils limitent de plus en plus leurs achats quotidiens et suppriment leurs loisirs. Devant cette hémorragie de clients, les entreprises organisent leur survie, elles stoppent leurs investissements et licencient leur personnel. Le cercle vicieux de la récession est enclenché. 

Mais on ne change pas une politique qui perd. Malgré ses résultats catastrophiques, Valls nous répète qu'il n'y a pas d'alternative (le TINA de Mme Thatcher), il faut amplifier le libéralisme pour relancer l'économie. Il faut prendre aux pauvres pour aider les riches à les employer. Il faut accentuer la concurrence, brader les services publics et supprimer la protection sociale pour que la "main invisible du marché" satisface tous les besoins et redistribue par "ruissellement" les richesses. Les Français ont massivement rejetté cette politique dans les urnes, mais le pouvoir autiste, l'amplifie de plus belle avec le pacte d'IRrespinsabilité. Devant l'incapacité de stopper cette spirale infernale, la société s'atomise, le "sauve qui peut et chacun pour soi" de la survie désintègre la cohésion sociale. Chacun veut sauver son mode de vie et tirer la couverture à soi. 

Notre sociėté de consommation crèe de multiples besoins, que de moins en moins de Français peuvent assouvir, pendant que quelques uns affichent leurs richesses. Alors certains décident de se servir, et de se servir au plus facile, pas chez les lointains très riches, mais chez les, un peu plus riches qu'eux, d'à coté. Donc, la méfiance et la peur montent contre tout ce qui est inconnu et différent. L'antagonisme augmente, entre les classes sociales, entre les origines, entre les meurs, toute différence devient un danger contre lequel il faut se protéger et lutter, le vote Front National en est le rėsultat. Pour se protéger il faut mettre des barrières, à tous les niveaux, du local (maires FN), au national (repli sur la Nation et rejet de l'Europe). 

Où mènent ses égoïsmes ? A l'exacerbation des IDENTITÈS. La plus récupérable, politiquement, de ces identités, est bien sûr, l'IDENTITÉ NATIONALE. La crise économique augmentant, le Front NATIONAL engrangera toujours plus des rejettés du système qui chercheront leur salut dans la NATION. Mais le refuge dans l'identité n'est pas limité à l'identité nationale, certains ont une identité bien plus forte, la RELIGION. Le rejet des différences et l'accentuation de la non-intégration dûe au chômage, ont donné à la religion, notamment musulmane, le pouvoir de dignité et d'identité que notre société refuse aux immigrés et fils d'immigrés. L'intégrisme wahhabite est le pendant de l'intégrisme national, les deux se confortent tout en s'opposant. Les jeunes djihadistes qui partent pour la guerre sainte, tout spécialement les anciens délinquants, ont avant tout retrouvé une fierté, une revenche contre notre société qui les a rejetés, plutôt qu'une éthique religieuse. Assassiner des innocents, mécréants ou pas, n'est écris dans aucune religion, mais la religion, à toutes les époques, a été le prétexte pour se venger de son ennemi et pour retrouver fierté et pouvoir. 

La société, ou plutôt, les sociétés, focalisées sur leurs identités, ne peuvent que courir vers la guerre. La GUERRE sous toutes ses formes, guerres civile ou nationale, guerre des forts contre les faibles (dictatures), guerre des faibles (terrorisme) contre les forts (armés de robots : surveillance électronique, drones...), avec, vu notre niveau technologique, le risque qu'elle finisse en GUERRE NUCLÉAIRE, qui fasse (directement et indirectement) des MILLIARDS DE MORTS et anéantisse la civilisation.

Il y a 100 ans, un seul nationaliste serbe, en assassinant l'archiduc François Ferdinand, enclenchait l'engrenage de la boucherie de 14-18 (qui entrainera, à son tour, la guerre de 40-45 et les abominations National-Socialistes). 100 ans après, et 13 ans après le 11 septembre, nous n'avons toujours pas compris, qu'en favorisant le nationalisme et en semant le terrorisme, notre civilisation est à la merci de quelques FANATIQUES QUE NOTRE SOCIETE ENFANTE PAR SES INÉGALITÉS.

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