Courriels à Pierre Chappaz, fondateur de Wikio, moteur de recherche d'infos du web 2 0

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Ce qui suit est le détail d'une courriels-pondance récente née d'une réaction à la publication sur le site Wikio.fr de textes et d'articles édités par d'autres sites web à accès payants ou gratuits, mais pour lesquels des contrats de travail ont été établis, des piges ont été payés par ceux des éditeurs à qui j'ai vendu ces articles, dans l'exercice de mon métier de journaliste.

 

Le fondateur de Wikio, Pierre Chappaz, m'a répondu, sentant que je mettais "la pression" d'un point de vue fondé et juridiquement assis, en demandant à ce que son site me verse des droits d'auteur au pro rata des "clics" qui seraient enregistrés, et à titre de dédommagement pour l'usage non autorisé de mes textes, que Wikio me verse une indemnité symbolique, au titre de l'irrespect du code de la propriété intellectuelle de mes oeuvres écrites. En voici la substance, qui devrait être prise en considération dans le cadre du chantier ouvert du fait de l'existence d'internet et de ses prétentions à tout mettre en ligne gratuitement, y compris sans l'accord des professionnels concernés, auteurs des textes et des images produites.

 

La lecture est "à rebours" comme l'usage le veut lors de l'envoi de courriels en réponse à un correspondant, le départ de l'échange étant donc situé à la fin de cette (longue) séquence, où la pertinence des réponses renvoie à l'absurdité, à la websurdité du système 2 0.

 

 

 

 

 

 

 

 

Christophe Journet ( carte de presse n° 51032 )

 

 

Angers le 31/10/08

 

 

 

 

Monsieur Chappaz,

 

je prends votre "respect" pour acquis, car je vous accorde qu'internet a besoin de contenus de qualité pour relever son niveau actuel trés fourre-tout, trés "bureau des mariages" à la Bazin, genre "pas sérieux s'abstenir", drague virtuelle, pourvoyeur de bonnes adresses pour assassins de jeunes adolescentes style thirteen years old virgins post Procol Harum, etc.

Mais nous sommes toujours en désaccord sur le fond, et votre prudence y trouve toute sa justification, car vous savez comme moi que la question que je vous pose est une vraie question, déterminante pour votre futur économique comme pour le mien et pour ceux qui font, ou tentent encore de survivre en faisant ce métier de journaliste sans accepter de le brader.

 

C'est exactement ce que j'ai dit en 1992 à Carcassonne, lors d'un congrés annuel du SNJ - j'en étais alors membre, élu au bureau national pour les journalistes d'un média de l'ouest aujourd'hui en voie d'absorbtion par le plus goulu de ses voisins - où j'émettais l'idée que l'ère Gutenberg s'achevant, il fallait sans doute veiller à ce que le multimédia naissant ne se transforme pas en tumulte immédiat si nous voulions voir éclore l'ultime média dont nous avons tous besoin pour apprendre, comprendre, communiquer, nous informer correctement, acheter sans peine, télétravailler, bref, poursuivre ce chemin déjà multimillénaire sur lequel l'humanité avance depuis l'arrière-grand-mère de Lucy jusqu'au récent meurtre de la jeune Prescillia à la fin octobre, quelque part dans ce Maine-et-Loire que Bobby Lapointe aimait tant pour d'autres raisons bien plus avouables quoique moralement condamnées par la majorité de l'époque.

 

Certes, votre concept de site compilateur d'infos à évaluer comme dans une bourse des valeurs informatives quotidiennes, mais attention au danger des bourses, ce concept wikiste et non vichyste est sûrement passionnantpour un journaliste déjà correctement payé par un média pas encore sinistré économiquement par le passage au multimédia et suite à la désaffection de la presse papier. Pour cette catégorie d'auteurs repus, certes, mais pas pour un journaliste pigiste qui risque de perdre sa carte de presse d'une année sur l'autre, car les piges sont de moins en moins bien payées sur internet et que les titres papier ne payent guère mieux, même à 80h par semaine minimum. A tout collabo tout honneur, avant que mort s'ensuive... Monsieur Chappaz, les milices du webéthiquement correct vous surveillent, encore mieux que blog brother dans 1984 revu et corrigé par Doctor Jekyll & Mr Hyde.

 

Alors laissez-moi au moins le droit de vendre ou de donner ma prose et mes photos seulement quand je le veux, à qui je veux les céder ou les envoyer. Et comprenez que si la balance n'est pas réajustée pour ce type d'auteurs comme pour les musiciens, pour les cinéastes, et pour des catégories de métiers considérés comme plus nobles, car faisant appel à de très artistiques préjugés, comme le demande la loi, je le répète, et si vous défendez encore cette absence de respect de l'adage "tout travail mérite salaire" tout en refusant que le modèle de votre site, d'architecture de votre offre de liens, soit lui aussi imité, copillé, plagié, alors vous vous tirez une balle dans le pied voire plus haut, ce qui peut faire mal et condamner assez vite cette profusion, cette thélème virtuelle planétaire qui amplifie à l'extrême tout en les autodétruisant les ressources en information dont un individu normalement constitué est capable de tirer profit.

 

Car à ce régime-là, qui favorise le retour des relations clientélistes les plus pernicieuses et met en danger l'exercice même du métier d'informer, et le cadre économique viable dans lequel il doit pouvoir continuer à exister, c-à-dire rétribué par les éditeurs qui mettent ou remettent en ligne les mêmes sujets en créant d'autres entrées, ne pourront plus continuer à produire d'une façon qualitativement élevée que ceux qui sont déjà assez riches pour le faire, ou dont ce n'est pas ou plus le métier de le faire : les émules d'un réseau contrôlé par une loge, un parti, une secte, une tribu, les nouveaux esclaves d'un type de maître qu'Hegel lui-même n'avait pas vu venir, alors que Nietzche a essayé de vous alerter à ce propos avant de mourir. Finie l'intelligence au service du grand public, fini le pluralisme, vive les oligarques, les fonds de pension dirigés par d'anciens mafiosis installés dans leur droit par quelques années de reaganisme triomphant, suivies par de douteux épisodes militaro-post-industriels qui ont vu naître la toile, et vos jolis joujoux.

 

Ceci est exactement ce que les Etats généraux de la presse en cours à Paris sous le contrôle forcené des conseillers de l'Elysée se refusent à analyser pour en tirer les leçons, préférant tirer à boulets rouges sur les pratiques syndicales de la FILPAC-CGT et des autres syndicats dits "du livre", alors que tout le monde sait que les grands patrons de presse de l'après guerre ont tout fait pour reculer le jour où il faudrait se poser ces questions pour pouvoir continuer à équilibrer les comptes de la presse, de peur que ces derniers ne leur "pêtent une grève" au nez, ce qu'ils ont encore fait hier en réaction à ces mêmes EGP.

 

Yes, Mister Chappaz, I'll also have to carry on writing the same kind of messages and ask to Google's, Yahoo's, Bill Gate's & Steve Jobs's companies to stop robing our works and pay in return at an average level the author's copyrights of the huge mass of people whose writings, breakingnews and other pictures, films or artscraft's productions are daily and daily laid freely in the only purpose of making money without paying back anybody else! You were right to wonder wether I'd done it or not. So did I. They've not answered yet. I do not exist. I've never been sending any mail to those star shooters, because I do not exist except for their wretched counsels. So may I even have been lying. Qui peut prouver que je suis bien l'auteur de ce que je vous écris ici, à part moi? Qui de ces escrocs psychédéliques de l'après Vinton Cerf ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Vinton_G._Cerf ) ira s'abaisser à reconnaitre qu'ils ont tort sociétalement, civiquement, twin towersialement, que cette irresponsabilité dans la façon d'user de la compétence et des qualités d'autrui dans l'irrespect le plus total de l'effort produit par Monsieur et Madame tout le monde ou presque, est aussi dangereuse pour l'humanité que le terrifiant passage à l'acte des tombeurs du WTC en 2001? Je vous entends penser que j'exagère. Et bien exagérez, maintenant. Ce qui veut dire continuez à gérer en dehors du bon sens. Continuer à nier les valeurs éthiques sur lesquelles nos sociétés ont tenté tant bien que mal de se perpétuer depuis tout de même quelques lunes!

 

Ce qui est arrivé aux banques vendant des produits "frelatés", de l'argent "pourri" par d'irréalisables retours d'emprunts eux-mêmes gagés par des banquiers mafieux et dénués de tout scrupule, arrivera tôt ou tard à ceux qui pensent comme vous qu'on peut mettre en ligne à l'infini ce qui a été acheté par d'autres, même pas cher, et justement pas cher à cause de ces pratiques surnuméraires gratuites qui permettent à des gens comme vous et moi de ne payer que ce qu'on ne peut vraiment pas se procurer autrement qu'en sortant sa CB, son chéquier, ses espèces.

 

Ajoutez-y le spectacle milliardaire en dollars ou en €uros de la prospérité des créateurs de ces "moteurs de recherche" et vous comprendrez que le compte n'est pas bon.

Ce système produit de l'inégalité de traitement économique des richesses produites intellectuellement et médiatiquement. Ce système génère une violence induite considérable. Ce système n'est pas "wikio", il est "weak", c-à-dire faible, voire lâche, car il instrumentalise en tentant de faire croire que ces méthodes sont justes le labeur non récompensé de salariés - les journalistes français sont tous des salariés, la loi française ne reconnaissant pas à cette catégorie le droit de sortir de la Convention collective de travail des journalistes pour être rétribué, conserver une carte de presse, pouvoir être accrédité pour aller à la chasse au Sarko, à Ségo, au populo, bref, faire ce qu'ils croient être du journalisme et qui n'en est en fait qu'un ersatz.

 

Prenez au sérieux ce que je vous ai écrit hier.

 

Je ne dirai pas "cordialement", mais plutôt sincèrement, car je ne pense pas que vous ayez besoin d'un remontant, d'un "cordial", mais plutôt de recevoir l'expression d'un peu de réalité et de ce qui peut subsister d'humanité sur la toile, ce que personne ne pourra plus assumer lorsque le modèle économique dont vous vous faîtes à vos dépens le défenseur méticuleux sera venu à bout d'une liberté d'expression sans laquelle notre pseudo-démocratie sera et pour longtemps la proie d'une poignée de fous du pouvoir ou de quelques allumés totaux de tel ou tel prophète, qu'ils iront défendre à la tribune de l'ONU, juste avant le début de la prochaine guerre mondiale et spatiale, dont nous assistons déjà aux premiers signes avant-coureurs : juste avant l'explosion des balkans, à la fin des années 80, la monnaie de l'ex Yougoslavie, tout comme le mark avant 1939, le dollar en 1929, l'€uro depuis quelques semaines, s'était mise à flamber. Il ne suffira pas d'assainir "la" finance mondiale, expliquent les plus calés des financiers et des banquiers d'aujourd'hui, pour résorber la crise en cours. Mais il faudra aussi s'interroger sur la nature des valeurs qui sont spoliés, qu'elles soient le fruit de travaux manuels, technologiques avancés, ou simplement intellectuels. Roland Barthes disait que l'intellectuel est quelqu'un dont la pensée n'est pas imitative.

 

Faîtes-moi au moins ce plaisir, ne vous contentez pas d'imiter les modèles totalement pervers et dévoyés économiquement que la civilisation cybernétique nord-américaine a réussi à nous imposer. Tentez plutôt le vieux slogan made in Cohn-Bendit de "l'imagination au pouvoir". Ou celui de Saint Rémy, Evêque et saint patron de Reims : "brûle ce que tu as adoré et adore ce que tu as brûlé". Il ne s'agit pas de brûler vos serveurs, ordinateurs, indeed, mais de réfléchir aux effets collatéraux de l'usage professionnel qui est devenu le vôtre, votre marque de fabrique, votre réputation, faisant de vous une micro icône d'une école communicationnelle, le web 2 0, sûrement pas le leader média que vous semblez assumer de vouloir être, à en juger par vos réparties de personne respectueuse mais à qui on ne la fait pas...

Un jour, Mister DSK à qui je venais d'envoyer un fax pour lui dire qu'il était en train de rayer d'un coup de décret ministériel sur la fiscalité de la presse 50 années de travail parlementaire et des siècles de lutte des journalistes et de leurs ancêtres gazettiers royaux, celui qui est devenu depuis prince du FMI (France Mafia Inc) m'avait répondu par retour de fax ce bon mot : "Monsieur,je n'ai rien compris à ce que vous me dîtes si ce n'est que ce n'était pas destiné à me faire comprendre quelque chose". Il n'est pire sourd qui ne veut ouïr.

 

Soyez à la hauteur de ce que le style de vos réponses à mes courriels me laisse subodorer que vous êtes capable de (re)devenir : un pionnier lucide du web 2 0, comme dit de vous cette forme de presse et la pub qui est faite au sujet de vos chroniques sur Libé.fr, mais un pionnier respectueux du droit d'autrui à bénéficier d'une contrepartie matérielle du gain que vous tirez de l'existence même de tout ce travail, un pionnier capable de faire vivre ce nouveau monde ultimédiatique dont vous voulez l'émergence, de façon à le rendre viable et acceptable pour tous, les consommateurs comme les co-acteurs rétribués, les web-participants comme les webmestres, sans quoi il ne pourra bientôt plus générer qu'une masse trés appauvrie d'informations destructurantes, orange mécanisantes, aurait dit Anthony Burgess que j'ai eu la chance de rencontrer assez longuement voici 25 ans et qui m'avait dit :

"Monsieur Journet, je suis devenu écrivain parce que j'ai compris voici déjà assez longtemps que l'humanité courrait depuis toujours à sa perte, d'où Les puissances des ténébres, et mes autres projets de romans qui visent à démontrer en me coltinant le sang, le sexe, l'amour, la mort et le tutti quanti, que bien plus encore que Jésus dont la figure me fascine, bien plus encore que toutes les grandes philosophies post-chrétiennes paradoxalement de plus en plus nécessaires à la survie de notre espèce, l'importance de l'écriture, des écrivains, des journalistes réside dans le soutien qu'ils peuvent offrir aux derniers humanistes encore aux manettes", ceci dit en résumant à peine sa pensée, immense au demeurant.

 

Demandez à Patrice de Plunkett dont votre carburateur de plus ou moins bonne prose met aussi en ligne des extraits de son blog, ce qu'il en pense, et revenez vers moi ensuite m'assurer que votre point de vue n'a pas bougé d'un iota sur la question posée au départ de cette courrielspondance critique!

 

toujours en dé-saccord avec vous, mais plus chaleureusement qu'avant,

 

 

 

 

 

 

 

Christophe Journet

Journaliste

 

 

 

 

 

PS - Je vais m'arroger le droit de mettre en ligne sur le site participatif du off des états généraux de la presse de médiapart.fr votre propos et mes réponses depuis le début de ces weblogues.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 31 oct. 08 à 19:55, Pierre Chappaz a écrit :

Bonsoir Mr Journet,

Je vous réitère mon respect pour votre point de vue, même si nous avons ici un désaccord. Mon point de vue est qu'Internet a besoin de moteurs de recherche, généralistes ou spécialisés, car un grand nombre d'internautes les utilisent pour découvrir de l'information qui les intéresse.

Si vous n'êtes pas d'accord, j'espère que vous aurez à coeur d'utiliser votre énergie à vous attaquer aux géants américains plutôt qu'aux petites sociétés européennes qui ne sont pas des machines à profit, mais des projets portés à bout de bras par des passionnés, dont je fais partie. Je suis convaincu que si vous regardez Wikio de plus près vous verrez que c'est un outil passionnant pour un journaliste!

Bien cordialement
Pierre Chappaz



Le 31 octobre 2008 19:36, Christophe Journet <journet.ch@wanadoo.fr> a écrit :

 

 

 

 

Christophe Journet ( carte de presse n° 51032 )

 

Angers le 31/10/08

 

 

 

Bonsoir Monsieur Chappaz,

 

relisez mieux ma réponse, et vous comprendrez que Google, Yahoo, et d'une certaine façon tous les sites qui mettent en oeuvre des architectures à tiroirs informatiques sont concernés, car ils servent au bénéfice de leurs visiteurs et donc des rapports financiers qui leur permettent de vivre au dépens de la production des autres des oeuvres qu'ils n'ont pas cofinancé.

 

Merci toutefois de votre réponse à laquelle je répondrai posément, une fois vérifiée votre assertion sur les jurisprudences, en matière de moteurs de recherche éditeurs de contenus :

c'est conforme à titre dérogatoire au copyright à l'américaine, mais pas a priori aux lois applicables sur le territoire français, dont vous n'ignorez pas qu'elle reconnaissent mieux - en théorie, bonjour la pratique - le droit des auteurs, écrivants, écrivains, photographes, auteurs multimédias, etc.

Je me permettrai simplement de vous rappeler en tant que membre du GESTE que rien n'est fait, ni figé, et que la conscience d'un positionnement encore immature sur ce plan du droit des auteurs est réelle :

"Sur la question des droits d'auteur, des discussions informelles ont lieu au sein de la SCAM entre les différents protagonistes (syndicats de journalistes, syndicats d'éditeurs de presse, le GESTE, et le SAIF pour les photographes).

Ces discussions visent à définir un statut global pour la presse en ligne et la presse papier en vue d'une éventuelle modification de la loi sur la presse.
Le rapport Teissier évoque également le statut des contributeurs de sites et une éventuelle extension du statut de correspondant local au monde numérique, tel qu'il est défini dans la loi du 27 janvier 1993. Le rapport a le mérite de soulever une question qui, tôt ou tard, se posera aux éditeurs."

 

Source : http://www.geste.fr/9_commissions/commi_pres.htm

 

Vous pouvez aussi vérifier qu'aucun de mes blogs ne renvoye à des oeuvres professionnelles payées par un autre éditeur.

Y compris dans le cas de Médiapart.fr dont je suis lecteur et adhérent, et pour lequel je contribue bénévolement à un effort nécessaire d'un point de vue citoyen et pluraliste, aucune partie des textes externes au site n'est visible immédiatement, à part quelques citations intelligentes.

 

Lorsque vous éditez ceci :

 

Tri par : pertinence - date

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... vous donnez des infos exclusives éditées avec mon accord (piges, cession de droits, selon les cas) à d'autres éditeurs. Dans le cas de Gracq, c'est pire, puisque vous citez un article "piqué" par un blogueur sur médiapart.fr, dans l'édition participative dont je suis l'un des contributeurs, donc vous ajoutez une spoliation à de la spoliation sur un authentique texte d'auteur dont je pense que vous apprécierez aussi de le lire. Du moins est-ce ce que je vous souhaite.

 

 

Bien à vous,

 

 

 

 

 

 

 

Christophe Journet

Journaliste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 31 oct. 08 à 12:15, Pierre Chappaz a écrit :

 

 

Bonjour

La raison pour laquelle je vous posais la question de savoir si vous avez réclamé de l'argent à Google, question à laquelle vous n'avez pas répondu, est simple: Wikio est un moteur de recherche, comme Google, mais spécialisé dans l'info. Nous indexons automatiquement tous les articles publiés par tous les medias, dont Challenges. Nous les indexons, c'est à dire que nous rendons accessibles (en particulier lors d'une recherche) leur titre (accompagné d'un lien vers l'article publié par le site éditeur) et un résumé.

Nous ne "volons" pas le contenu des medias. Pour lire un article les internautes doivent cliquer sur le lien proposé par Wikio et se rendre sur le site éditeur (en l'occurence ici Challenges).

Je respecte votre souci de protèger vos droits, mais votre demande n'est pas justifiée, la jurisprudence en matière de moteurs de recherche est bien établie.

PS: Je vous précise que l'activité de Wikio fait l'objet d'un accord avec le GESTE.

bien cordialement
Pierre Chappaz

Le 31 octobre 2008 02:05, Christophe Journet <journet.ch@wanadoo.fr> a écrit :

Bonjour Monsieur Chappaz,

 

avez-vous lu la nouvelle formulation de l'article L. 336-2 du Code régissant la propriété intellectuelle, concernant la notion d'atteinte à un droit d'auteur, adoptée récemment par nos parlementaires :

 

Art. L. 336-2. – En présence d'une atteinte à un droit d'auteur ou à

un droit voisin occasionnée par le contenu d'un service de communication

au public en ligne, le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en

la forme des référés, peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur

les oeuvres et objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de

perception et de répartition des droits visées à l'article L. 321-1 ou des

organismes de défense professionnelle visés à l'article L. 331-1, toute

mesure de suspension ou de filtrage des contenus portant atteinte à un droit

d'auteur ou un droit voisin, ainsi que toute mesure de restriction de l'accès

à ces contenus, à l'encontre de toute personne en situation de contribuer à y

remédier ou de contribuer à éviter son renouvellement. »

 

En attente de votre réponse, dans le but d'obtenir réparation pour la mise en ligne gratuite de mes articles signés sur votre site,

 

Salutations obligées,

 

 

 

 

Christophe Journet

Journaliste

 

 

 

 

 

 

Le 30 oct. 08 à 18:17, Pierre Chappaz a écrit :

 

 

 

Petite question avant de vous répondre cher Monsieur: avez-vous adressé la même demande à Google?

 

Bien cordialement

Pierre Chappaz

 


Le 30 oct. 08 à 16:43, Christophe Journet <journet.ch@wanadoo.fr> a écrit :

 

 

Christophe Journet ( carte de presse n° 51032 )

Angers le 30/10/08


 

A l'intention : du responsable juridique et du gérant du site internet wikio.fr

 

Objet : infraction au code de la propriété intellectuelle et au paiement des droits d'auteur

 

Madame, Monsieur,

 

ayant constaté sur votre site WIKIO ce jour que vous y mettez en ligne gratuitement et en permanence un de mes articles signé à mon nom et acheté par Challenges.fr en juillet dernier, je vous serai gré de bien vouloir me faire suivre un chèque de règlement au titre de droits d'auteur d'un montant correspondant à un minimum de 50€, montant à réviser au fil du temps et du nombre de clics au pro-rata des bases actuelles de rétribution en AGESSA des dits droits d'auteur que vous n'êtes pas censés ignorer en tant qu'éditeur, même vous prétendant irresponsable en tant que tel, mais seulement comme hébergeur de contenu.

Le code de la propriété intellectuelle est trés clair : toute publication d'article réalisé par un journaliste professionnel doit faire l'objet d'un accord avant publication, et d'une rétirbution en bonne et dûe forme.

 

La nuance est en soi un abus, au détriment des auteurs et des supports qui eux, payent leurs textes et leurs images aux professionnels concernés. Des sites de presse de plus en plus nombreux mettent en ligne des informations avec accès payant aux informations du jour et aux archives.

Il n'y a aucune raison de penser que Wikio.fr tout comme les autres sites hébergeants des contenus volés sur d'autres sites ne doivent pas rétribuer les auteurs des contributions jugées intéressantes par leurs webmestres.

 

 

 

 

Sans réponse de votre part à la fin novembre, je me verrai dans l'obligation d'aller plus loin et de faire appel à mon conseil habituel.

Toutefois, dans un souci de concilation, je reste ouvert à d'autres propositions de règlement de votre part.

 

En l'attente de ce règlement et de votre réponse,

croyez, Madame, Monsieur, en l'expression de mes salutations motivées,

 

 

Christophe Journet

Journaliste

 

A voir sur :

www.wikio.fr/high-tech/internet/blogosphere/blogueurs/pierre_chappaz

 

 

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