Réalité: Le Club de Mediapart vous informe...

Réalité ou fiction? On se le demande. Au début j'ai craint à une sorte de hameçonneur qui avait capté mon abonnement à Mediapart et qui m'inondait de spams. Ça fait flipper: et s'il a aussi capté mes mots de passe, mes coordonnées bancaire, etc.?

Mais après j'ai vite compris: ça venait bien de Mediapart. L'expéditeur est censément “le Club de Mediapart” mais ça ressemble pas mal à “la Rédaction de Mediapart” avec une étiquette différente. Les premiers messages reçus je comprenais, des infos pour les nouveaux abonnés, des “newsletters”, bref, vous devez connaître le truc si vous êtes (un petit coup de pseudo écriture inclusive) abonné-e-s. Mais après, je faisais un pet de travers et même un pet dans le bon sens, que j'en étais informé-e: Clotilde Fougeray a fait ceci, Clotilde Fougeray a fait cela, Clotilde Fougeray a envoyé ou reçu un message, Clotilde Fougeray a une demande de contact, Machin a commenté le billet truc de Clotilde Fougeray, genre que quand je viendrais sur le site je m'en apercevrais pas, genre que je publie des messages, des billets, des commentaires sans m'en apercevoir, genre que Clotilde Fougeray aurait une mémoire et une capacité cognitive de poisson rouge, genre...

Du coup je décide de regarder dans les réglages de mon profil pour savoir comment stopper ce flux, et je découvre que j'ai coché oui pour recevoir tout et n'importe quoi. Ouais, tu parles, j'ai coché «à l'insu de mon plein gré». Vous savez quoi? J'ai un site perso où on peut s'inscrire, et une des premières choses qu'on y demande aux nouveaux inscrits ou inscrites est justement de choisir ce qu'elles ou ils veulent recevoir, et rien n'est coché d'avance sauf les alertes d'ordre technique liées à la maintenance du site. Et mon CMS, en français SGC, système de gestion de contenu, il n'a pas prévu le cas d'informer les contributeurs sur leurs propres activités. M'est avis que les concepteurs de ce SGC supposent que les gens savent ce qu'ils font et n'ont pas nécessité à être informé qu'ils ont levé le bras gauche ou la jambe droite quand ils l'ont fait. Z'ont p't'êt' tort, va savoir...

Après cette brève sortie méchamment ironique, revenons à la réalité: j'entendais justement sur ma radio il y a peu un gars très sérieux et très informé, pas le genre (je ne donnerai pas de nom mais je pense à toi, Alain!) qui racontent tout et n'importe quoi à la fois sur Internet et sur les rapports sociaux – les mêmes qui n'apprécient pas que les gamines de seize ans fassent la morale à des vieux cons barbons –, non non, un gars sérieux, qui expliquait justement qu'une cause actuelle non négligeable de stress et de dispersion de l'attention ce sont les alertes à haute fréquence; sans certifier du moins faisait-il part d"études qui auraient mis en évidence que plus de deux alertes par jour ça commençait à faire monter le niveau de stress... Les hypothèses de ce genre sont souvent monofactorielles, probablement les “alertés” à plus de deux bip-bip sont insérés dans des contextes stressants, mais je suppose que c'est plus que vraisemblable, la corrélation hausse du stress et de la dispersion de l'attention à forte présomption de causalité. Ben vous savez quoi, avec “le Club de Mediapart” on est très au-delà du niveau d'alerte: inscrit-e depuis deux jours, et déjà une quarantaine d'alertes!

Je m'demande si “le Club de Mediapart” me prendrait pas pour un-e khon-ne – les khons sont des sorte de pigeons javanais...

 

 

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