Abur
Abonné·e de Mediapart

Billet publié dans

Édition

Grippe A/H1N1

Suivi par 29 abonnés

Billet de blog 29 déc. 2009

Abur
Abonné·e de Mediapart

Ce que Bachelot veut retenir de cette campagne

Dans une tribune dans le Monde du 28 Décembre, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot défend sa politique en affirmant que "La campagne de vaccination ne saurait se réduire à quelques réquisitions maladroites".

Abur
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans une tribune dans le Monde du 28 Décembre, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot défend sa politique en affirmant que "La campagne de vaccination ne saurait se réduire à quelques réquisitions maladroites". Si elle consent donc à reconnaitre quelques couacs malheureux, elle persiste et signe avec ce plaidoyer pro-domo :

"Ce que je veux retenir du début de cette campagne, et ce que je crois beaucoup de nos concitoyens qui en ont bénéficié en retiennent, c'est la chance qu'a la France de disposer d'un système de santé ayant la capacité de mener de front une campagne de prévention sans précédent tout en préservant la prise en charge des malades, y compris des plus graves, car cette grippe, est-il nécessaire de le rappeler, n'est pas une maladie anodine."

Un petit décryptage me semble nécessaire : elle laisse entendre que c'est la dangerosité de cette grippe, et le nombre de malades graves atteints de cette grippe H1N1, qui expliquent sa politique de réquisition des professionnels de la santé (internes, étudiants en médecine, étudiants en soins infirmiers). Quel interne ou étudiant qui connait la situation peut la croire ? Elle ne s'adresse donc pas aux professionnels de la santé mais elle s'adresse en réalité au grand public et elle cherche encore et toujours à se justifier. C'est la politique de la peur et de la désinformation de Bachelot qui continue ! Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Certains semblent regretter d'être appelés à contribuer à cette formidable démarche de santé publique que représente une campagne de vaccination proposée, dans des conditions maximales de sécurité sanitaire, à 65 millions de nos concitoyens moins de 5 mois après l'apparition d'un virus nouveau. Je ne pense pas que les propos de quelques-uns soient représentatifs de ce qui anime la très grande majorité des professionnels de santé qui ont été sollicités"

Un virus nouveau, pour la grippe ce n'est pas exceptionnel, cela arrive même tous les ans. Si certains professionnels de la santé ne répondent pas aux demandes de leur Ministre, ce n'est pas leur manque de professionnalisme mais au contraire leur conscience professionnelle et leur indépendance qui les poussent à avoir ce comportement : seul l'intérêt de l'individu importe pour ces professionnels, pas les intérêts de la Ministre de la Santé, et encore moins les intérêts de certains groupes pharmaceutiques !

Cette campagne est un fiasco annoncé, et un gachis formidable de l'argent public. Il faudra bien un jour que la Ministre de la Santé vienne rendre des comptes sur l'utilisation de l'argent public, et sur son indépendance vis-à-vis des lobbys des grands groupes pharmaceutiques.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
À Saint-Étienne, le maire et le poison de la calomnie
Dans une enquête que Gaël Perdriau a tenté de faire censurer, Mediapart révèle que le maire de Saint-Étienne a lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agit d’une pure calomnie, contre le président de région Laurent Wauquiez. À l’hôtel de ville, des anciens collaborateurs décrivent un quotidien empoisonné par la rumeur, utilisée comme un instrument politique.
par Antton Rouget
Journal — France
L’encombrant compagnon de la ministre Pannier-Runacher
Des membres du ministère d’Agnès Pannier-Runacher sont à bout : son compagnon, Nicolas Bays, sans titre ni fonction, ne cesse d’intervenir pour donner des ordres ou mettre la pression. En outre, plusieurs collaborateurs ont confié à Mediapart avoir été victimes de gestes déplacés de sa part il y a plusieurs années à l’Assemblée nationale. Ce que l’intéressé conteste.
par Lénaïg Bredoux, Antton Rouget et Ellen Salvi
Journal — Europe
Ukraine : le soupçon de la collaboration plane sur les villages libérés
Dans la région de Kherson, certains villages ont vécu pendant des mois à huis clos, sous occupation russe. Des voisins ont été tués ou sont portés disparus. La difficulté à mener des enquêtes rapides dans un pays mis sens dessus dessous par la guerre permet à la rumeur de prospérer.
par Mathilde Goanec
Journal
À Bruxelles, la France protège la finance contre le devoir de vigilance
Dans une note confidentielle, la France supprime toute référence au secteur financier dans la définition de la « chaîne d’activités » couverte par le devoir de vigilance dans la directive européenne en préparation. Bercy dément vouloir exonérer les banques. Les États se réunissent jeudi 1er décembre à ce sujet. 
par Jade Lindgaard

La sélection du Club

Billet de blog
L’animal est-il un humain comme les autres ?
Je voudrais ici mettre en lumière un paradoxe inaperçu, et pour commencer le plus simple est de partir de cette célèbre citation de Deleuze tirée de son abécédaire : « J’aime pas tellement les chasseurs, mais il y a quelque chose que j’aime bien chez les chasseurs : ils ont un rapport animal avec l’animal. Le pire étant d’avoir un rapport humain avec l’animal ».
par Jean Galaad Poupon
Billet de blog
Noémie Calais, éleveuse : ne pas trahir l’animal
Noémie Calais et Clément Osé publient « Plutôt nourrir » qui aborde sans tabou et avec clarté tous les aspects de l’élevage paysan, y compris la bientraitance et la mort de l’animal. Entretien exclusif avec Noémie.
par YVES FAUCOUP
Billet de blog
Le cochon n'est pas un animal
Pour nos parlementaires, un cochon séquestré sur caillebotis dans un hangar n'est pas un animal digne d'être protégé. C'est pourquoi ils proposent une loi contre la maltraitance animale qui oublie la grande majorité des animaux (sur)vivant sur notre territoire dans des conditions indignes. Ces élus, issus des plus beaux élevages politiciens, auraient-ils peur de tomber dans l'« agribashing » ?
par Yves GUILLERAULT
Billet de blog
Canicule : transformer nos modes d’élevage pour un plus grand respect des animaux
L’association Welfarm a mené cet été la campagne « Chaud Dedans ! » pour alerter sur les risques que font peser les vagues de chaleur sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage. Après des enquêtes sur le terrain, des échanges avec les professionnels de l’élevage, des discussions avec le gouvernement, des députés et des eurodéputés, Welfarm tire le bilan de cet été caniculaire.
par Welfarm