Œuvres complètes de Debord dans plusieurs langues

http://www.chez.com/debordiana/debordiana.htm

BICEPS & BIJOUX (bibliographie de 1952 à 1957)

« Le vieux Dragor, que j’avais sommé d’imprimer ton livre avant la fin du mois, a été victime d’une crise de delirium tremens pendant laquelle il a mélangé tous les plombs de la composition de “Forme et signification” et de “Charme et mécanique” ; et a déchiré avec ses dents le manuscrit qui n’était pas encore composé, en criant “Jorn, c’est ma ruine !” Il paraît que c’était un spectacle atroce. »

GUY DEBORD,
lettre à Asger Jorn, 8 juillet 1958.

LE DRAPEAU SITUATIONNISTE (bibliographie de 1957 à 1972)

« D’ailleurs, à ce moment-là, Paolo Salvadori, étant allé trouver dans leurs bureaux les responsables de cet excès, les avait frappés, et leur avait même, littéralement, craché au visage : car telle est naturellement la manière d’agir des bons traducteurs, quand ils en rencontrent de mauvais. »

GUY DEBORD,
Préface à la quatrième édition italienne
de « La Société du Spectacle »
.

EXCÈS CLIMATÉRIQUES VENINS MORBIFIQUES (bibliographie de 1972 à 1994)

« On peut en effet se demander si, par exemple, piller des banques pour employer l’argent à acheter des machines d’imprimerie, qui ensuite devront servir à publier des écrits subversifs, constitue bien la voie la plus logique et la plus efficace. »

Aux libertaires, 1er septembre 1980.

SOCIOLOGIE DU CRIME(correspondance)

« Et au-delà de cette évidence qu’une correspondance est à elle-même son propre but, ces lettres constituent objectivement une espèce de rapport, relatif notamment aux diverses façons de mieux perturber une si misérable époque. »

JEAN-FRANÇOIS MARTOS,
Comme de l’huile sur le feu
(
Correspondance avec Guy Debord, septembre 1997).

LE LANGAGE PERDU (métagraphies)

« Dans cette forme d’expression, l’excès de références de la culture à elle-même dénonce et brise objectivement le jeu fermé de la culture, et tente de la conduire vers un fonctionnement, sur un autre terrain. »

GUY DEBORD,
lettre à Patrick Straram, 31 octobre 1960.

CHAQUE CHOSE EN SON TEMPS (revues)

« Je vous rappelle que, ce deuxième tirage ayant été fait plus de dix jours après, ce n’est pas le temps qui a pu manquer pour vérifier, avec le soin moyen d’une imprimerie ordinaire, ces corrections. De même que j’avais insisté pour venir moi-même la première fois, il était encore possible que nous envoyions chez vous quelqu’un de la rédaction s’il faut admettre qu’il n’y a personne dans toute votre imprimerie en état de relire les tierces — sans être pris de boisson ou délibérément malveillant ! »

GUY DEBORD,
lettre à Eugène Bogaert, 11 septembre 1961.

ÉLOGE DES CRITIQUES (filmographie)

LE COMMENTAIRE de La Société du Spectacle est disponible @ Psychogeography.co.uk.

« D’autre part, j’ai jeté les bases du ciné-club que tu voulais et déjà son premier directeur à la porte. »

GUY DEBORD,
lettre à Marc-Gilbert Guillaumin, 23 septembre 1951.

LES MURAILLES RÉVOLUTIONNAIRES (épigraphie)

« Je suis l’auteur des inscriptions apposées sur vos murs dans la soirée de samedi. »

GUY DEBORD,
lettre à Béa Dassin, 19 mai 1959.

IL N’EST PIRE SOURD… (conférences industrielles)

« Si nous devons faire des conférences (j’ai reçu aussi une demande de Franca Carbone, à Alba) il faudrait te procurer un magnétophone. C’est essentiel : nous sommes résolument partisans de la conférence industrielle. »

GUY DEBORD,
lettre à Pinot Gallizio, 19 avril 1958.

PANORAMA DES RIVES DE LA SEINE (plans psychogéographiques de Paris)

« Ne semble-t-il pas que voila l’invention de la carte du royaume des pretieuses, qui à ce que l’on dit fut faite auparavant les autres, comme en se joüant ? … mais la carte du royaume ou du païs de tendre, est celle qui a paru la premiere, et qui a aussi esté la plus estimée. »

CHARLES SOREL,
La Bibliothèque françoise.

LE GESTE & LA PAROLE (chansons)

« On a tous joué les petits héros républicains : Michèle a défilé parmi des ouvriers italiens en chantant avec eux — grâce à toi — Bandiera Rossa. Hafid a reçu un coup de matraque alors qu’il exhortait une bande de manifestants à résister à une charge de C.R.S. »

GUY DEBORD,
lettre à Pinot Gallizio, 16 juin 1958.

VOILÀ CE QU’A FAIT LE CRIME (Kriegspiel)

« … et c’est peut-être la seule de mes œuvres, je le crains, à laquelle on osera reconnaître quelque valeur. »

GUY DEBORD,
Panégyrique, tome premier.

HABEAS CORPUS (réponses aux polices)

« Ainsi donc, je déclare ici que mes réponses aux polices ne devront pas être éditées plus tard dans mes œuvres complètes, pour des scrupules de forme, et quoique j’en aie signé sans gêne le véridique contenu. »

GUY DEBORD,
Panégyrique, tome premier.

PERPETUAL MOTION FOOD (miscellanées)

« J’ai d’ailleurs toujours considéré que le pire, pour mes ennemis, c’était qu’on lise attentivement leurs textes. »

GUY DEBORD,
lettre à Jaime Semprun, 26 décembre 1976.

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