Le jeu de taquets des banques européennes et américaines

Voici tout simplement la nouvelle carte du secteur bancaire qui est en train de se dessiner depuis quelques mois et les enseignements que l'on peut en tirer.

Voici tout simplement la nouvelle carte du secteur bancaire qui est en train de se dessiner depuis quelques mois et les enseignements que l'on peut en tirer.

 

 

Le classement ci-dessous est établi en fonction du nom des banques, de la performance de leurs cours de bourse depuis 1 an (au 9 octobre 2008) et d'un indicateur simple le nombre d'agences (source : rapports annuels des banques et brokers).

 

En rouge les mauvaises en difficultés, et en couleurs les principaux géants gagnants qui sont en train de constituer des banques européennes et internationales.

 

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Les principales conclusions que l'on peut en tirer sont les suivantes :

 

Les tailles de banques en nombre d’agences entre les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest sont comparables mais il n'existe pas pour l'instant de grands groupes transatlantiques.

Des "vainqueurs" qui limitent la casse en bourse : BNP Paribas, HSBC, Santander, JP Morgan Chase et Wells Fargo dont les cours n’ont pas baissé de plus de 30% depuis 1 an. Ces banques sont donc probablement mieux gérées ou mieux conseillées.

Des Groupes bancaires qui réussissent leurs acquisitions et deviennent des géants paneuropéens :

- BNP Paribas (France, Italie, Belgique)

- Santander (Espagne, Royaume-Uni et Italie)

- Unicredito (Italie, Allemagne et présence en Europe de l'Est significative)

- Intesa (Italie et présence en Europe de l'Est significative)

La taille critique de la base de départ semble être située autour de 2 000 agences. Les petits pays sont donc éliminés. Les géants seront anglais, allemands, français, italiens ou espagnols.

Les allemands sont freinés dans la concentration par une organisation en caisses d’épargnes et Landesbanken mais cela les protège d'acquéreurs étrangers.

Les marchés protégés sont la France, l’Espagne et l’Allemagne. Les cibles sont rares ou trop grosses.

A l’exception d’HSBC et Barclays les banques britanniques sont balayées par la crise et sont nationalisées ou vendues. Les deux plus grosses fusionnent entre elles.

Les pays de tailles plus modestes sont fragilisés ou

 

 

 

 

 

Le jeu de taquets est loin d'être terminé et certains géants fragilisés pourraient aussi un jour ou l'autre chuter. Finalement les banquiers devancent les politiques dans la construction de l'Europe.

 

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