Une soirée avec Simone Schwarz-Bart : ITM, vendredi 18 oct. 2019

C'est par une soirée exceptionnelle que l'ITM débute sa saison 2019-2020 : une rencontre avec Simone Schwarz-Bart, l'un des écrivains majeurs de la Caraïbe, à l'occasion de la parution de son dernier livre, « Nous n'avons pas vu passer les jours ». En partenariat avec les Éditions Grasset. Vendredi 18 octobre 2019, 19h-21h, Paris Maison de l'Amérique latine.

 Simone Schwarz-Bart est aujourd'hui considérée comme l'un des écrivains majeurs de la Caraïbe. Qu'il s'agisse de Ti Jean l'horizon ou de Pluie et vent sur Télumée Miracle, ses ouvrages font partie déjà des « classiques » de cette littérature antillaise qui dit le monde et les trajectoires de l'histoire. Mais les Schwarz-Bart, c'est aussi le couple d'écrivains que Simone formait avec André Schwarz-Bart, l'auteur du Dernier des Justes, prix Goncourt 1959. Aujourd'hui, Nous n'avons pas vu le temps passer retrace l'itinéraire étonnant de ce duo de créateurs qui a marqué de son empreinte la littérature française. Nous aurons la chance de recevoir Simone Schwarz-Bart le 18 octobre, en avant-première de la parution de son dernier livre, Nous n'avons pas vu passer les jours (Grasset, 2019).

 

 

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C’est l’histoire d’un couple rare. Celle de deux écrivains, l’une guadeloupéenne, l’autre juif, dont l’œuvre croisée témoigne de la souffrance de leurs peuples. Et celle de deux êtres éperdument soudés, qui, pendant cinquante-cinq ans, tous les soirs, se sont lu un poème d’amour de Pablo Neruda.

  Il y a pourtant un mystère autour des Schwarz-Bart. Pourquoi, au milieu des années 1970, se sont-ils tus et enfermés dans leur maison de Guadeloupe  ? Douze ans après la disparition de son mari, Simone donne sa vérité sur le parcours hors norme d’un petit juif d’origine polonaise et d’une métisse solitaire.

  En 1959, André Schwarz-Bart publie Le Dernier des Justes. Premier roman d’un jeune ouvrier inconnu, orphelin de parents morts à Auschwitz, cette éblouissante saga raconte l'histoire d'une famille juive et, à travers elle, le monde yiddish, disparu dans les camps nazis. Goncourt âprement disputé avec les jurés Femina, premier succès romanesque sur le sujet, le livre est un best-seller dans le monde entier. Simone et André cosignent ensuite Un plat de porc aux bananes vertes. Mais les ouvrages suscitent d’insupportables polémiques. La vision du judaïsme de Schwarz-Bart est très critiquée et, blessé, il cesse définitivement de publier.

  En Israël, sur un mur du musée de Yad Vashem, on peut lire le Kaddish révolté qui conclut Le Dernier des Justes : "Et loué. Auschwitz. Soit. Maïdanek. L'Eternel. Treblinka. Et loué…"

 

La soirée se déroulera en trois temps :  

  • Projection du film Simone et André Schwarz-Bart, la mémoire en partageP de Camille Clavel (2018), INA / France Télévisions. Avec une présentation, par le réalisateur.
  • Discussion entre Yann Plougastel et Simone Schwarz-Bart, à l'occasion de la parution de son dernier livre, Nous n'avons pas vu passer les jours (Grasset, 2019)
  • Séance de signatures : à l'issue de la soirée, Simone Schwarz-Bart dédicacera son livre, dont des exemplaires seront mis en vente en avant-première par les Éditions Grasset, avant la sortie en librairies.

À REVOIR : L'hommage d'ÉDOUARD GLISSANT à SIMONE ET ANDRÉ SCHWARZ-BART à l'occasion de la remise du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde, qui leur avait été décerné conjointement en 2008.

INSTITUT DU TOUT-MONDE : PRIX CARBET DE LA CARAÏBE 2008 : REMISE DU PRIX © CONFERENCES ITM (M.GLISSANT - G.ROBILLARD)

À ÉCOUTER : France Culture, Simone Schwarz-Bart ou le devoir d'amour (2017) et Retrouver André Schwarz-Bart (2019)

 

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