Lorin Maazel

Lorsqu'il fut demandé à Churchill d'autoriser des coupes budgétaires dans la culture pour financer l'effort de guerre, il répondit : « alors pourquoi nous nous battons? ».

Lorsqu'il fut demandé à Churchill d'autoriser des coupes budgétaires dans la culture pour financer l'effort de guerre, il répondit : « alors pourquoi nous nous battons? ».

When Winston Churchill was asked to cut arts funding
in favour of the war effort, he simply replied, then
what are we fighting for?



 C'est au moment où certains au Brésil courent après des balles tandis que d'autres courent pour les éviter (Gaza) que Lorin Maazel a choisi de s'en aller, aussi discrètement et modestement qu'il a vécu. Pourtant, Lorin Maazel est sans aucun doute le chef d'orchestre le plus brillant que le monde ait connu après Herbert von Karajan.

 Son sens absolu du timing juste était connu de tous les grands musiciens qui l'ont côtoyé. En effet, tout musicien est tenu par les règles de l'Art de se soumettre au « Go » du chef d'orchestre précisément à chaque « ronde » qui figure sur sa partition. Mais, le maître Lorin Maazel ne dirige pas à la baguette il vous a à l'oeil.

 Son engagement pour la Paix l'honore aujourd'hui encore plus que jamais et nous rappelle sa foi inébranlable en l'existence pacifique entre Israel et la Palestine. C'est à la surprise générale et contre l'avis de tous qu'il s'est investi entièrement pour la mise en place d'une série de concerts classiques interprétés par de jeunes musiciens d'origines juive et palestinienne, mettant en avant des œuvres aussi récentes que celles du jeune prodige Gil Shohat dont le choeur pour enfants a réuni en 2001 plus de six cent (600) enfants juifs et arabes ainsi qu'un ensemble d'intruments traditionnels arabes. C'est ainsi que le 25 février 2008, Lorin Maazel dirigea avec brio l'expédition de la New York Philharmonic Orchestra en Asie pour célébrer le pont entre les deux Corées tout en prenant le soin de rajouter au programme le morceau « Arirang ».

 

 © Ismael Roldan © Ismael Roldan

 

 L'heure était donc venu pour l'artiste de rappeler aux uns et aux autres que la partition qui se joue en ce moment au proche orient n'est que l'œuvre des médiocres parce qu'il est impossible de danser sur le bruit des bombes ou d'interpréter les rêves d'un sourd-muet.

 Maazel Tov cher ami....

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