Ségolène Royal officiellement candidate

Hier, contre toute attente, Ségolène Royal a mis à profit l'un des ateliers citoyens qu'elle affectionne d'animer pour annoncer, devant un parterre de près de cinq cents militants tout à fait acquis à sa cause, sa candidature à la tête du Parti Socialiste. "Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti socialiste" a ainsi déclarée Mme Royal, sous les acclamations et les applaudissements - extrêmement nombreux.

 

La nouvelle est, sans aucun doute, d'importance.
Mais ce qui est le plus important, comme le dit le quotidien Le Monde dans un article qu'il consacre à la déclaration de la candidate du Parti Socialiste à l'élection présidentielle de 2007, c'est qu'elle soit parvenue ces derniers mois à s'affirmer comme la première opposante à Nicolas Sarkozy et à se donner une véritable légitimité ancrée au sein du PS.

 


Ainsi, dans une remarquable démonstration de force, elle a annoncée la liste de vingt-cinq fédérations représentées par leurs premiers fédéraux, des fédérations le plus souvent petites ou intermédiaires, qui d'ores et déja la soutiennent. Un chiffre impressionant, donc, qui devrait bientôt être complété par les ralliements de grandes fédérations comme le Nord (dont le premier fédéral Gilles Pargneaux assiste aux réunions du conseil politique de Ségolène Royal) ou l'Hérault (la maire de Montpellier Hélène Mandroux est l'une de ses fidèles). Soutiens auxquels il convient d'ajouter celui de Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui devient de plus en plus populaire et influent, et qui assure à la Présidente de la Région Poitou-Charentes une assise conséquente dans la fédération du Rhône.

 

 

 

 

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