Après la déclaration de Ségolène Royal, tentatives de manoeuvre au Parti Socialiste

Après l'officialisation vendredi soir de la candidature de Ségolène Royal à la tête du Parti Socialiste, les différents chefs de file des écuries du Parti ont fait feu de tout bois contre la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, et ont entamés ce week-end en ordre dispersé de nombreuses manoeuvres afin d'essayer de contrer la Présidente de la région Poitou-Charentes qui, de son côté, est parvenue à se faire entendre remarquablement bien au milieu de cette marée d'annonces en s'exprimant hier avec beaucoup de pertinence et de fermeté, parlant notamment de "sanctions" envers les socialistes qui s'en prendront à d'autres socialistes, et souhaitant que "lorsqu'un socialiste parle, il pense d'abord à la France et aux Français". 

Après l'officialisation vendredi soir de la candidature de Ségolène Royal à la tête du Parti Socialiste, les différents chefs de file des écuries du Parti ont fait feu de tout bois contre la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, et ont entamés ce week-end en ordre dispersé de nombreuses manoeuvres afin d'essayer de contrer la Présidente de la région Poitou-Charentes qui, de son côté, est parvenue à se faire entendre remarquablement bien au milieu de cette marée d'annonces en s'exprimant hier avec beaucoup de pertinence et de fermeté, parlant notamment de "sanctions" envers les socialistes qui s'en prendront à d'autres socialistes, et souhaitant que "lorsqu'un socialiste parle, il pense d'abord à la France et aux Français".

 

Les manoeuvres ont donc commencées dès le début de la journée. C'était d'abord, peu après midi, l'annonce de l'alliance du courant d'Arnaud Montebourg (Rénover Maintenant) avec celui de Dominique Strauss-Kahn (Socialisme et Démocratie) pour l'écriture d'une contribution commune en vue du congrès socialiste de novembre. Le communiqué de presse de M. Montebourg, tombé cet après-midi, faisait néanmoins quelque peu désordre en affirmant vouloir rejeter à tout prix "la guerre des présidentiables" alors que quelques amis de DSK qui dînaient hier avec lui n'ont cessés de répéter qu'il "se préparait pour 2012".


En revanche, l'appel du même courant Socialisme et Démocratie à Martine Aubry, lui demandant de les rejoindre aux côtés d'Arnaud Montebourg, est tombé à l'eau puisque la "dame des 35 heures" annonçait au même moment sur Canal + qu'elle allait, elle aussi, écrire une contribution pendant le mois de juin en vue du mois de novembre. Une interview jugée moyenne, sans plus, après que la maire de Lille ait faillie à défendre correctement sa position sur ce sujet très délicat.

 

Pendant ce temps, Bertrand Delanoë se fait plutôt discret, et ses lieutenants ne parviennent pas à se rendre audible dans la masse des annonces du week-end. Même si Cambadélis - quel est son positionnement maintenant, après les nouvelles annonces des Strauss-Kahniens ? - a parlé hier de "pétaudière" et de "non-respect des règles du parti". Accusation d'ailleurs étonnante de la part du camp du maire de Paris, qui reproche à Ségolène Royal d'animer une réunion publique vendredi soir alors même qu'il va réunir ses partisans la semaine prochaine.

 

 

 

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