Coupe du monde 2010: pour le plaisir du jeu

Au moment même où les paris en ligne sont légalisés, il n'a jamais semblé aussi difficile de faire des pronostics. La Coupe du monde de football 2010 collectionne les surprises (et les déceptions). Comment deviner qu'en quarts de finale l'Allemagne allait pulvériser l'Argentine, devenue favorite de la compétition depuis l'élimination du Brésil par les Pays-Bas (2-1)? Et bien, c'était quasiment impossible!

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Au moment même où les paris en ligne sont légalisés, il n'a jamais semblé aussi difficile de faire des pronostics. La Coupe du monde de football 2010 collectionne les surprises (et les déceptions). Comment deviner qu'en quarts de finale l'Allemagne allait pulvériser l'Argentine, devenue favorite de la compétition depuis l'élimination du Brésil par les Pays-Bas (2-1)? Et bien, c'était quasiment impossible!

L'Argentine avec le meilleur joueur du monde - Lionel Messi, Ballon d'or France-Football en titre - avec l'entraineur le plus atypique de l'histoire - Diego Maradona- , avec des attaquants de feu - Gonzalo Higuain, Carlos Tevez, etc. -, l'Argentine, donc, battue 4-0... Impensable. Impensable mais pas si impossible que ça, la preuve.

Au fait, pourquoi l'Argentine a-t-elle perdue? A quoi s'est-elle heurtée? Tout simplement face à une équipe qui a su jouer avec insouciance, avec innocence et sans prudence, sans calcul, juste avec l'envie de jouer au ballon et de renverser les montagnes avec (les Andes, en l'occurrence), juste avec le désir d'aller de l'avant en allant sans faire tourner la balle incessamment, juste avec la volonté de laisser s'exprimer les qualité de la jeunesse.

Restons toutefois pragmatiques: pour l'Allemagne, le vrai test sera le match contre l'Espagne, mercredi 7 juillet. Une équipe qui les a dominés en finale du Championnat d'Europe des nations 2008 (1-0). Matadors contre Predators: quelle promesse! Tout dépendra de la façon dont les deux rivaux vont débuter la rencontre.

Arnold Aloïs Schwarzenegger, philosophe, comédien, homme politique et culturiste américain, dit: «Celui qui débute a raison et celui qui termine a tort.» On verra bien. En tout cas, ne comptez pas sur moi pour parier.

Pareil pour Uruguay-Pays-Bas, mardi 6 juillet. D'autant plus que les Pays-Bas jouent haut et l'Uruguay seulement avec Diego Forlan. Les Néerlandais pourraient bien avoir là une occasion unique de rejoindre au firmament du football mondial le Brésil, l'Italie, l'Allemagne ou même la France (oui, oui, on a été champions du monde) à condition que notre Don Diego ne fasse pas des siennes: coups de pieds arrêtés imprévisibles tout autant qu'insaisissables, nettoyage de toiles d'araignées dans les buts adverses, tortionnaire de gardiens de but, etc.

Le talent est au rendez-vous, de même que la disponibilité et l'amabilité. Ces gens-là vont en conférence de presse, répondent aux questions. On en a vu qui sont allés jusqu'à signer des autographes ou saluer les gamins sur le chemin du stade. Il n'y a pas à dire, ces demi-finales nous éloignent définitivement du premier tour.

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