Billet de blog 10 mai 2010

Tourgueniev, Journal d’un homme de trop

Fred Oberson
Cultive les oliviers et l'écriture...
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Le rire de Gogol et le rire de Tourgueniev © 

Voici le livre :

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Biographie :
Ivan Serguéïevitch Tourgueniev est né le 28 octobre 1818 à Orel. Issu d’un milieu aisé, il passera son enfance sur le domaine familial. C’est sans doute dans les souvenirs de cette enfance campagnarde (voir son récit en grande partie autobiographique Premier Amour) que Tourgueniev puisera la richesse de ses récits A l’âge de 15 ans, il entame ses études à l’universités de Moscou, études qu’il achèvera en Allemagne à l’âge de 20 ans.
Pressé par sa mère qui souhaite voir son fils renoncer à une carrière littéraire, il rentre au ministère de l’intérieur, sans pour autant pouvoir se résoudre à abandonner l’écriture. Remarqué par les critiques par quelques poèmes (dont Paracha), il rencontre un succès rapide avec ses Mémoires d’un chasseur. Ce recueil de nouvelles marque aussi l’engagement du jeune Tourgueniev qui, au travers la description des scènes de la vie paysanne, en vient à souligner, à demi-mot l’absurdité du servage ; absurdité dont il avait pu juger au travers le comportement despotique de sa mère à l’encontre de ses "âmes".
Premier succès, mais aussi premiers ennuis. Censuré par le pouvoir, ses textes (qui influencèrent fortement la décision du tsar dans sa décision d’abolir le servage) lui valent alors (1852) un mois d’emprisonnement et une assignation à résidence de trois années. L’intelligentsia russe s’interroge aussi face à cet esprit libéral et modéré, à une époque où les prises de positions politique appellent à être marquées, où l’opinion désire une littérature engagée.
En 1855, il reçoit l’autorisation de quitter ses terres. Attiré par l’Europe qu’il a déjà visitée lors de plusieurs voyages, il s’exile en Allemagne, puis en France (où il vécu presque 32 ans), suivant au grès de ses voyages, Pauline Viardot, cantatrice rencontrée en 1843, femme mariée et mère de famille dont il tomba amoureux et en devint l’ami-amant. C’est à ses côtés qu’il meurt le 3 septembre 1883 des suites d’un cancer.
Exilé en Europe, admis dans les cercles cultivés parisiens, Tourgueniev y joua le rôle d’ambassadeur de la culture Russe, d’un pays qu’il fit découvrir au travers ses tableaux de la vie des campagnes. Mais Tourgueniev n’est pas seulement ce peintre de la Russie campagnarde, des moujiks, et des amants maudits, cet amoureux lyrique de sa terre (mais peut-être moins des hobereaux qui l’habitent et de la bêtise provinciale…). Ainsi, si l’on retient surtout de lui la simplicité de la retranscription de la nature, l’impression d’harmonie et de plénitude, cette impression heureuse ou résignée, qui s’en dégage, Tourgueniev se veut avant tout le témoin de son temps, cet observateur de la classe cultivée russe alors en pleine évolution en ce milieu du XIXè siècle, classe cultivées « qui a été l’objet principal de mes observations. » On comprend alors mieux l’évolution de son œuvre suivant celle de la pensée sociale, de l’idéalisme (Roudine) au nihilisme (Père et fils).

A découvrir :

Tags:Colloque international sur le rire de Gogol et le rire de Tourguéniev, exposition, Gogol, le rire,

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