Gazette de la Modération #9: le pire n’est jamais certain

« Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois. » Pour cette nouvelle Gazette de la Modération, nous revenons sur la séquence « islamo-gauchisme », sur Vidal, sur le débat Le Pen-Darmanin, et sur la présidentielle qui est dans tous les esprits.

L’objectif de ce rendez-vous mensuel : mettre en avant les commentaires des lectrices et lecteurs sur les sujets qui ont occupé l’actualité.

Un bref aperçu des chiffres de ce mois de Février 2021 : 47 995 commentaires ont été publiés ( 29792 côté Journal / 18 203 côté Club), 422 dépubliés par la rédaction (328 côté Journal / 94 côté Club). 

diversion

En attendant les beaux jours, le retour à la normale, les lendemains qui chantent,
En attendant d'autres jours, le retour à l'anormal, aux matins qui déchantent, 
En attendant d'être déçu par la présidentielle, les gauches dépriment. 
Et pour cause : le fond de l'air est lourd, la mort rode, la précarité s'implante, le racisme fait son lit.
Pas tout à fait confiné·e·s, pas non plus déconfiné·e·s mais toujours pas de création de lits en réanimation, ni d'abandon des brevets pour ces vaccins censés être des biens communs de l'humanité... 
Comme l'adage le dit, « Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois. »
Traduit en jupitérien: « En Février: chasse les islamo-gauchistes dans les facultés. »

 © Pierre Muller © Pierre Muller

L'affaire Vidal, la "loi séparatisme", l'emballement sur Trappes et la séquence politique autour des questions d'islamophobie n'en finissent pas de dégouliner. Beaucoup de commentaires, beaucoup de remous, beaucoup de fractures... C'est pas comme si on avait une pandémie globale, un cataclysme social, une urgence climatique et des attaques liberticides sans précédent à gérer !

 


 © PACODU38 © PACODU38

La lutte contre le racisme est à la fois florissante, vigoureuse et rafraichissante et à la fois victime d'attaques telles que les militant·e·s se sentent obligé·e·s de se justifier en permanence. 

On croit entendre «je soutiens les LGBTI  mais je suis hétéro hein...» « Je soutiens les femmes mais je reste un homme, un vrai, hein...». Quand on en revient à du concret, du terrain, la "vraie vie", on se rend compte de l'absurdité de ces bavardages, et du décalage avec le travail patient, minutieux, attentionné de milliers de salarié·e·s, notamment dans les services publics.

De l'air : 


Et toujours ce mystère de l'extrême droite, qui est tout et son contraire à la fois, la contradiction de la contradiction, l'inverse de l'inverse:  l'autre face du "en même temps"...

Heureusement, il y a une histoire de coiffeur, et qui dit coiffeur dit jeux de mots hasardeux. 

L'article sur l'affaire Bergé a beaucoup fait réagir, de Brassens à Médine les abonné·e·s s'y sont donné·e·s à cœur joie : 



On en revient toujours au même point, cette douloureuse sensation de se faire embarquer dans une comédie dévastatrice.

 


L'intervention à l'Assemblée de Mélenchon a été remarquée et appréciée. 

 © Edmond Kober © Edmond Kober

Le point d'orgue de cette séquence est le "faf-à-faf" organisé par France télé... ça fait rêver...

Bravo et merci au soldat Salvi qui s'est dévoué pour le bien commun :

Dans ce vacarme, comment prendre sa place, comment conjurer la prophétie, comment se faire entendre ... 

Alors que seuls deux personnes se sont officiellement déclarées candidats à l'élection présidentielle de 2022 (la candidate du RN et le candidat de la FI), la peur d'un second tour Macron-LePen se fait ressentir. Beaucoup de nos abonné·e·s voient la campagne de Jean-Luc Mélenchon comme le dernier rempart au fascisme, et de ce fait, ces militant·e·s et sympathisant·e·s resserrent les rangs. 

Les articles concernant de près ou de loin la France Insoumise et les gauches en général sont largement commentés et les débats sont pris très à cœur.

D'abord il y a l'émission de Hanouna où Mélenchon s'est invité pour contrer le débat mortifère de France 2. 

Puis l'article sur l'audition de Bernard Pignerol, proche de Mélenchon, par un juge d’instruction, si cet événement est perçu comme une attaque politique par certains, la grande majorité des intervenant·e·s se mettent d'accord sur la volonté de transparence concernant les liens entre l'argent et la politique... Mais surtout quand il s'agit de Macron.

 La campagne présidentielle est lancée. Le pire n’est jamais certain. 



Prenez soin de vous, de vos proches et du prolétariat ! 


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