Cousue main

Réponse à Mazarine Pingeot. Poème sur la violence conjugale subie par une femme, d'après un fait réel observé dans une rue en 2001.

 

COUSUE  MAIN

 

Été 2001 en Île-de-France

 

 

la femme chiffon

dégouline de son

sang

comme au premier jour

de l'erreur non

originale

l'histoire d'amour

cent diadèmes

exaucent un corps

déjà à coups de poings

les coups

ont fripé la lèvre

l'arcade sourcilière

par désamour

déchirent

les points de devant

originellement

outre le courroux divin

s'attire l'ire du mari

fou ou

jaloux

la femme chiffon

devant sa maison

sanglote

pour qui entend sa vie

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.