Tout est une question de respect

Credo poétique

lever de soleil lever de soleil

Comment sentir la beauté de l’être, l’autre, son voisin peut-être, avec un esprit nourri aux préjugés ?

Comment voir la beauté du monde avec un regard raciste ?

Quelle est cette peur épidermique du dissemblable, ce danger présomptif pas « comme moi » ? Pas dans ma norme. Cette norme-alitée d’avoir épuisé toutes ses ressources pernicieuses.

 

Je suis noir, kurde, arabe, rom. Je suis George, Adama et tous les autres, tant d’autres, trop d’autres. Je suis femme, forme, flamme. Je suis transgenre, extraterrestre, transitoire.

Car je suis la Vie. Et la vie est multiple, singulière, libertaire. Je suis la Vie !

Et j’en suis fier.

Et je suis triste…

 

On ne naît pas raciste, sexiste, intégriste, pas plus que handicapé, on le devient. Par conditionnement. Ne l’oubliez jamais !

Tout ici-bas n’est que peurs, défiance de l’inconnu, de l’incarné, de l’insaisissable. Culture du déni jusqu’aux délits.

 

Dieu m’a sauvé, je suis areligieux ! Alléluia.

 

Je ne crois qu’à l’Amour sans détour. Je ne crois qu’à l’humanisme. Au culte de la complémentarité. Je suis mon propre Dieu en mon Éden fleuri de sourires et d’amours infinies. J’ai jeté les étiquettes à la déchetterie. La fatalité n’existe pas. Le fatalisme, ce désistement déshumanisant, ne ronge que les asservis.

Je t’aime comme tu es. Où que tu sois.

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