Le chant de l’impermanence

Un poème c’est « De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l’Impair Plus vague et plus soluble dans l’air Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. » Verlaine (1844-1896), Jadis et naguère, « Art poétique »

Le chant de l’impermanence

 

Ad vitam marcher dans des champs d’étoiles

mon Amour

ne suis-je pas mon propre champ

le chant de mes étoiles

ne suis-je pas fleur oiseau arbre

ma propre nature la nature qui est en toute chose

mon Amour

ne suis-je pas un peu nous et beaucoup tout

la tramontane me souffle des mots doux des mots fous

de cette folie qui fleurit au soleil de l’amour

et ne fleurit qu’a ce soleil-là

 

Mea culpa je ne suis qu’une étoile fileuse

dans un monde si frileux face aux libertés

je file le parfait amour et les jours imparfaits

en tissus d’amours toujours à venir

je ne sais pas être sérieux et sage et soumis

qui étais-je hier si ce n’est le ferment d’aujourd’hui

et qu’importe qui je serai demain si tu m’aimeras encore

je ne rêve que d’être pris dans des bras aussi accueillants que la vie qui me tient lieu de vêture

je deviens vétuste mais je deviens toujours

tant que je peux respirer l’amour

et manger du soleil et de la lumière et du vent tous les jours

tous les jours

ad vitam

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