Cycles

La poésie est le langage de l’âme. Un poème vous parle ou ne vous parle pas, on l’investit ou on l’oublie. Il appartient à celles et ceux qui le recréent dans leur cœur.

 

Mettre le feu aux mots afin de retrouver la flamme qui s’estompe au fond de tes yeux !

Comment ne pas le voir, le sentir, tu n’y crois plus, ou si mal ? Y as-tu d’ailleurs déjà cru ? Y as-tu déjà cru ? À cette part au fond de toi qui brille malgré l’obscurité insistante de tes pensées ?

 

Nous sommes des fleurs. C’est beau une fleur, c’est d’autant plus beau que c’est éphémère et éternel. Mort et renaissance. Elle éclot, s’épanouit, fane et revient l’année suivante toujours aussi souriante, avec son éclat si réjouissant. La fleur ou la saison ou le temps où l’amour ou le désir sont.

Inestimable humilité du temps qui s’écoule entre les pétales, les doigts ou les cœurs. Nous sommes la vie. Sommes-nous encore Amour ?

 

Mais qui peut vivre en courant après le tant ? Le sens s’essouffle. Le sens-tu ?

Nous sommes des vagues. Des vagues majestueuses dans un océan de vies qui s’écrasent au bout du voyage sur des berges de sérénité impassibles. Tout n’est que respiration, inspiration et expiration. Va-et-vient, allers-retours, je ne suis qu’un minuscule rouage dans un mouvement cosmique qui dépasse la raison raisonnante. Cessons de raisonner, soyons !

 

Mettre le feu aux maux afin de trouver du sens sous les braises du superflu qui étouffe tout. C’est possible. C’est pensable ?

Je n’ai que ma vie et mon amour à offrir, aussi fragiles qu’uniques, elle vaut ce qu’elle vaut, je t’en fais volontiers cadeau, c’est ce que j’ai de plus précieux au monde, à part toi. À part toi. Et le temps qui file à la vitesse de la lumière dans les yeux, comme un sourire malicieux et gourmand.

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