2. Paroles de lanceurs d'alerte / Police : Véronique Hurtado

Approchez n’ayez pas peur : tendez leur la main pour leur dire « Bonjour »...Plus que d’autres ils en connaissent la valeur. Mieux que la plupart d’entre nous…

Elle ?

Cette dame majestueuse et pudique ? Si forte et si … sensible ?

« C’est Véronique. »

« Véronique ? »

« Oui Véronique Hurtado… »

« Et qu’est-ce qu’elle a à nous dire ? »

- J'ai protesté syndicalement auprès de la hiérarchie policière par un message électronique interne contre une entrave à une mission d'assistance pour une travailleuse handicapée, message qualifié de dénonciation calomnieuse et j'ai osé écrire qu'il fallait mieux s'occuper des vivants que des morts, donc nourrir les SDF si peu fiers plutôt que de fleurir les tombes dans les cimetières.

- C'est tout ?

- Non, il paraît que j'ai fâché mon chef de service, lequel n'apprécie pas, mais alors pas du tout, mes écrits. J'aurais le détail des accusations plus tard, grâce à l'IGPN : deux jours d'audition ! Pas une seule procédure, mais au moins quatre affaires. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? C'est mieux de multiplier les plaintes pour charger la barque.

« Dîtes Véronique qu’attendez-vous de nous ? »

[ALLEZ] Demander à un parlementaire de déposer un projet de loi ou une demande de modification contre ce droit de presse "dérogatoire" qui sert de plus en plus  à "casser" du  lanceur d'alertes par ceux-là mêmes, les "pourris" qui sont responsables de la "casse" sociale aujourd'hui.

Les magistrats ont parfaitement compris comment, aujourd'hui, le droit de presse, est devenu le droit de faire taire ceux qui dénoncent les "MAL-faisants", par le biais très biaisé de la mise en examen automatique.

Il suffit !

Comme l'écrit James, s'il ne coûte rien à ces "killers" de déposer plainte pour diffamation publique, celle ou celui qui se défend lui doit payer, payer de sa vie, sur ses propres fonds, pour prouver une exception de vérité, parce que la justice, de l'autre côté, n'a toujours pas fait son  job.

Et le job de la Justice, c'est de faire condamner ceux qui font le mal, pas ceux qui dénoncent les "MAL-faisants".  

Dénoncer en France a un arrière-goût de délation zélée qui fait le bonheur des "MAL-faiteurs" et le malheur des "BIEN-faisants".  

Or dénoncer le MAL est un devoir civique. Sinon c'est un MAL qui gagne toute la société, la gangrène et l'anéantit. Sinon c'est le MAL qui gagne.

Donc premier point essentiel, imposer que celui qui veut déposer plainte pour diffamation publique ne soit pas lui-même mis en cause dans un autre dépôt de plainte au pénal, ou au social, ou dans une enquête administrative ou fiscale. La diffamation publique ne devrait plus être acceptée, tant que la justice n'aura pas fait son travail d'instruction et de jugement sur les autres procès en cours.

Si tel est le cas, épargnons des procès grotesques aux magistrats et aux "vraies" victimes de ces procès, en exigeant que la Justice fasse d'abord son travail, diligenter les instructions nécessaires et fixer les dates d'audience pour faire connaître cette vérité dont dépend l'issue d'un procès pour diffamation publique.

C'est du bon sens. "Bon" dans le sens de "BIEN", faire le "BIEN".

Sauf à en conclure que la justice serait partie prenante dans ces chasses à l'homme contre les lanceurs d'alerte.

Il faut rapidement désencombrer les Tribunaux de Grande Instance de ces plaintes ineptes et indécentes, les plaintes de diffamation publique déposées aujourd'hui contre les lanceurs d'alerte, parce que  les "MAL-faisants" instrumentalisent les juges, en les prenant pour des imbéciles.

 Les "collabo" des "salauds" auront aussi à rendre des comptes, si ce n'est à cette justice humaine, à une autre Justice, celle de leur conscience, l'oeil qui suit leurs actes au jour le jour, comme un traceur invisible, jusqu'à leur mort.

 Ce n’est pas tout … elle en a des choses à raconter.

Visitez son blog :Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. GANDHI

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