A-t-on besoin d'une nouvelle loi sur l'économie numérique ?

 Ce mois-ci, le gouvernement doit présenter une nouvelle loi censée éradiquer la piraterie sur le net. Cette loi reprend les grandes lignes du rapport Olivennes rendu public à l’automne dernier. Ce rapport avait été rendu sous les ors de la République en présence de l’aristocratie sarkozyenne du monde du spectacle, à l’image d’un Christian Clavier pleurant que le piratage nuisait à ses activités. L’un des acteurs les mieux payés de France essayait donc de faire pleurer les Français sur son sort, les Bronzés 3 ont été l’un des titres les plus piratés la faute à qui, l’acteur devrait regarder du côté de son distributeur. Zazie que l’on connaît pas proche de Sarkozy, avait elle aussi tenté de nous faire pleurer, il est vrai que sa maison de disque défendu par l’inénarrable Pascal Nègre, lui a peut être forcé la main. Que va-t-il y avoir dans cette loi ? Surveiller et punir !

 

Ce mois-ci, le gouvernement doit présenter une nouvelle loi censée éradiquer la piraterie sur le net. Cette loi reprend les grandes lignes du rapport Olivennes rendu public à l’automne dernier. Ce rapport avait été rendu sous les ors de la République en présence de l’aristocratie sarkozyenne du monde du spectacle, à l’image d’un Christian Clavier pleurant que le piratage nuisait à ses activités. L’un des acteurs les mieux payés de France essayait donc de faire pleurer les Français sur son sort, les Bronzés 3 ont été l’un des titres les plus piratés la faute à qui, l’acteur devrait regarder du côté de son distributeur. Zazie que l’on connaît pas proche de Sarkozy, avait elle aussi tenté de nous faire pleurer, il est vrai que sa maison de disque défendu par l’inénarrable Pascal Nègre, lui a peut être forcé la main. Que va-t-il y avoir dans cette loi ? Surveiller et punir ! La loi va extraire tout pirate de toute juridiction car la fameuse riposte graduée n’est qu’un courrier d’une autorité, dite indépendante, au lieu d’un jugement suivi d’une sanction. Si le citoyen conteste la décision de la dite autorité, il pourra le faire devant un juge, mais comme tout nouveau principe juridique de la France de Nicolas Sarkozy, vous serez d’abord puni et cela sera au justiciable de démonter sa bonne foi. Si le principe de la riposte graduée par une autorité échappant au contrôle de la CNIL est glaçant pour les libertés publiques, on se demande pourquoi le gouvernement est si pressé defaire une loi qui n’aurait peut-être plus aucun sens avant même son application tant le marché est en train de muter plus vite que la logorrhée de Pascal Nègre.


 

La disparition du support physique remet en question l’industrie musicale

 

Premier acte, Octobre 2007, stupeur chez Warner, leur plus grande star, Madonna, quitte sa maison disque non pas pour une autre mais pour une compagnie qui gère ses tournées. Son contrat pharamineux de 150 millions de Dollars couvre une période de 10 ans, comprend la distribution de la musique, la gestion de son image et du revenu qu’elle en tire (merchandising, concert, etc…). Madonna de son côté, annonce qu’elle suit l’évolution naturelle du business de la musique. On sait désormais que la bande à Bono (U2) va signer le même type de contrat, et que Jay-Z a reçu le même montant que Madonna pour rejoindre Live Nation. Chez les artistes américains, on accepte donc la disparition du disque comme source principal de revenus en acceptant un changement de « business model ». Jusqu’à présent seul les artistes sans maison de disque ont été contraints de vendre leur musique n ligne, c’était le cas de Prince pendant une décennie, ou en France de Sinclair lors du plan social d’EMI. La marché de la musique matérielle est en voie de disparition, un peu à la manière de ce qui c’est passé dans l'industrie de la photo avec l’argentique. Qui du baladeur numérique ou de la piraterie est responsable du rétrécissement des rayons disque dans les grandes surfaces culturelles ? Ni l’un ni l’autre, les premiers responsables sont les maisons de disques qui ont essayé de freiner l’essor du numérique de peurd’en perdre le contrôle. Pendant une décennie l’industrie du disque s’est enrichie grassement et pour peu de frai avec la technologie du Compact Disc.Comme l’explique très bien le blog du Faux Steve Job (le faux PDG d’Apple), quiau cours des dix dernières années a fait des investissements tant en Hardware qu’en software pour rendre la musique dématérialisée ? Qui a développé les serveurs, le format de distribution, dépenser en marketing ? Lui répond Apple, un autre Steve pourrait répondre Microsoft. Le faux Steve Job accuse lesmaisons de disque d’avoir regarder les trains qui passent et de désormaisvouloir ramasser la mise. Le faux Steve Jobs répond aux attaques en règles del’industrie musicales envers Apple. Apple est numéros un en terme de vente de musique aux Etats-Unis. Apple devient un acteur incontournable et l’ombrageux PDG d’Apple a tendance à leur dicter les règles que lui compte appliquer, donc les maisons de disque essayent de reprendre la main.

Les premières attaques viennent des gouvernements Européens qui demandent à Apple de déverrouiller son systèmeet de rendre les morceaux en vente interopérable. Le PDG d’Apple a répondu que lui est pour l’interopérabilité mais que c’est les maisons de disques qui bloquent celle-ci en exigeant des DRM (Digital Right Management), les verrous numériques qui bloquent l’utilisation de ceux –ci. Apple a obtenu d’une maisonde disque britannique EMI de vendre de la musique sans verrous. Les maisons de disques que les verrous sont pour une grande part du verrouillage du marché par Apple (Microsoft n’étant qu’un acteur

Avec toutes ces évolutions, on se demande bien pourquoi la France s’obstine à faire une loi déjà condamnée par le parlement Européen, refusé par les partenaires européens (Le gouvernement s’estfermement opposé aux principes français les qualifiant de liberticide). Le gouvernement veut-il faire une loi de circonstance pour faire plaisir aucopain, comme la future loi Johnnyqui prolonge la propriété intellectuelle pour que Johnny Hallyday ne perde pas l’argent des titres de sa jeunesse qui devaient tomber dans le domaine public. La vraie question est surtout pourquoi doit-on aider les maisons de disque responsable de leurs propre sort en regardant le train passé. Le vrai problème est le cinéma et la télévision sauf que ceux-ci ne veulent pas attendre le désastre.

 

 

Les majors du Cinéma et de la télévision contre-attaque

 

Le cinéma et la télévision ont relativement échappé aux affres du piratages grâce à trois lettres : DVD. Les foyers ont vites acquis cette plateforme causant le renouvellement de leur collection en lieu et place de la VHS, morte et enterré. Or depuis quelques années on constate un fort ralentissement du marché du DVD et la cause est bien sûr : la piraterie. Le format du DVD est déjà en déclin face aux unités stockage multimédia qui supprime encore une fois le support physique. Les majors du cinéma ont elles été plus intelligente ? D’une certaine façon oui. Elles ont multiplié les offres de Vidéo à la Demande (VOD). Mais le problème de celle-ci sont : le prix, les périphériques pour les diffuser, le timing.

Le prix de la VOD est assez onéreux, 4,5€ pour une nouveauté. Les offres de VOD sont nombreuses, il est très dur de s’y retrouver, sans compter que les DRM ne permettent pas une optimisation du service. Les FAI en ont fait un outil pratique pour regarder un film à la maison. L’offre est plutôt de qualité si vous voulez voir desnouveautés, le catalogue n’est pas d’une très grande richesse

Autre problème comment regarder,si vous utiliser les services d’un FAI, vous pouvez sans problème regardervotre film sur un téléviseur. Pour ce qui est des autres, le PC Windows est la seule possibilité. Il n’existe pas en France un seul terminal et service permettant la location ou l’achat de film. Aux Etats-Unis, plusieurs solutions s’opposentavec plus ou moins de succès. Par exemple Apple à lancé son service de location et d’achat lisible sur un Téléviseur haute définition, si le service est à peu près à la hauteur, les clients le sont moins car le prix (3,99$ pour un film plus l’achat du boitier 229$) est assez élevé mais surtout Apple est en position de faiblesse vis à vis des majors, elles ne veulent dépendre d’Apple comme les maisons de disques. Il n’y a d’objet ultime et un logiciel à l’image du couple iPod/iTunes pour lancer un cycle d’innovation dans l’industrie.Pourtant les industriels du secteur disent tous que l’avenir passera par la dématérialisation du support.

Enfin le Timing, il faut attendre 6 mois après une sortie en salle pour pouvoir sortir un DVD et 9 mois pour de laVOD. Dire que les délais sont long et stricte est loin d’être un euphémisme,quand on pense qu’une copie numérique de très bonne qualité des Bronzé 3 est apparu sur les réseau de « Paire à Paire » (idem pour bienvenu chez les Ch’tis, comme quoi la piraterie n’empêche pas les gens d’aller en salle, seuls les mauvais films les empêchent). Donc raccourcir, le délai, paraît plusqu’une nécessité si le cinéma ne veut pas connaître le même sort. De même que coïncider les dates de VOD et de sortie physique, cela nuit à la vente des disques pour la musique pourquoi cela nuirait au cinéma. Voir laisser les producteurs, les majors, les diffuseurs un peu plus décider tous seul.

 

Tout ce qui concerne le cinéma ne sera pas dans la future loi de Mme Albanel.

 

Sans pour autant faire l’éloge d’Adam Smith, la main invisible du marché pourrait bien faire les choses et à l’État de veiller de ne pas être sous l’exclusives des industriels et d’éviter aux consommateur d’être le dindon de la farce.

 

 

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