Billet de blog 25 févr. 2014

Le Télescope d'Amiens fermera ses portes fin avril

Au début du mois de décembre dernier, nous avions lancé une alerte: si le nombre d'abonné(e)s au Télescope d'Amiens n'augmentait pas rapidement et significativement, le journal devrait cesser de paraître. C'est ce qui va se passer.

Fabien Dorémus
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Au début du mois de décembre dernier, nous avions lancé une alerte: si le nombre d'abonné(e)s au Télescope d'Amiens n'augmentait pas rapidement et significativement, le journal devrait cesser de paraître. C'est ce qui va se passer.


Chères lectrices, chers lecteurs,

Au début du mois de décembre dernier, nous avions lancé une alerte: si le nombre d'abonné(e)s au Télescope d'Amiens n'augmentait pas rapidement et significativement, le journal devrait cesser de paraître.

Vous avez entendu ce message puisque, depuis cette alerte, vous avez été près de 150 à décider de soutenir votre journal local en ligne. C'est ainsi qu'aujourd'hui Le Télescope d'Amiens compte environ 650 abonné(e)s. Nous tenons à vous en remercier chaleureusement.

Cependant, cette situation ne permet toujours pas à l'entreprise de rétribuer ses salariés. Et cela fait dix-sept mois que cela dure. Ce n'est plus supportable pour les journalistes et l'illustrateur qui se sont lancés dans cette aventure en septembre 2012. C'est la raison pour laquelle les salariés-associés de la Scop Le Télescope d'Amiens ont décidé unanimement ce samedi 22 février que les démarches visant à liquider l'entreprise seront entamées à la fin du mois d'avril 2014.

Dans deux mois, c'en sera donc fini du Télescope d'Amiens. Nous aurons l'occasion d'en reparler mais nous tenions à vous en informer à l'avance, par transparence, par honnêteté.

Les abonnements s’arrêteront à la fin du mois d'avril, et sachez que jusque là, nous continuerons à vous informer de la même manière, quotidiennement et en toute indépendance.

Lorsque nous avons lancé le journal en septembre 2012, nous avions consacré un long reportage en bandes dessinées sur les conditions de création du Télescope d'Amiens. Pour boucler la boucle, nous publierons dans les prochaines semaines un nouveau reportage en bandes dessinées consacré, cette fois-ci, à la fermeture du journal.

D'ores et déjà, un grand merci à celles et ceux qui nous ont soutenus depuis le début ou en cours de route.

À très bientôt,

L'équipe du Télescope

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal
L’affaire des « biens mal acquis »
Les Bongo au Gabon, les Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, les Obiang en Guinée équatoriale... Depuis 2007, la police et la justice enquêtent sur le patrimoine faramineux en France des familles de trois clans présidentiels africains qui règnent sans partage sur leur pays.
par La rédaction de Mediapart
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal — Santé
Les effets indésirables de l’office public d’indemnisation
Depuis vingt ans, l’Oniam est chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. Son bilan pose aujourd'hui question : au lieu de faciliter la vie des malades, il la complique bien trop souvent.
par Caroline Coq-Chodorge et Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme ? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·es, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart