Billet de blog 20 juin 2008

Rififi à la Mairie de Paris, impact collatéral à l’Opac

RodolpheHelderlé
Responsable éditorial du MiroirSocial.com
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Le DG de l’Opac de Paris, une position stratégique sur l’échiquier politique de la ville, est appelé à d’autres fonctions par Bertrand Delanoê. Il annonce, un mois avant son départ le 1er juillet, une réorganisation de son état-major. Voilà qui ne manque pas de poser des questions aux élus du Comité d’Entreprise qui estiment que les besoins sont sur le terrain.


La réorganisation consiste de passer de 2 à 4 directeurs généraux adjoints. La majorité des élus du CE a refusé de se prononcer sur cette réorganisation dont l’arrêt a été d'ailleurs demandé. Un «ajustement» de l’organigramme qui est avant tout perçu comme des prises de position avant l’arrivée du nouveau DG. La manœuvre passe d’autant moins que les élus du CE estiment que les besoins sont le terrain et non dans les hautes sphères.

Les violences verbales, menaces et agressions physiques des locataires à l’égard des 1200 gardiens et des salariés en poste dans les 35 services de proximité montent en puissance. Deux récents rapports des médecins du travail attestent d’un réel problème de souffrances au travail pour des salariés dont certains seraient suicidaires. Le CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) de l’Opac vient d’ailleurs missionné un cabinet d’expertise externe pour rendre un rapport sur les conditions de travail.

La réorganisation en 4 DGA vise principalement à atteindre l’un des objectifs phare de la mandature du maire de Paris : 20% de logements sociaux d'ici 2014. Cet objectif de production est-il seulement compatible avec une meilleure prise en compte des conditions de travail des salariés du terrain ? On trouve au côté de la nouvelle direction de la maîtrise d’ouvrage une toute aussi nouvelle direction de l’action sociale dont les moyens vont être renforcés. L’idée étant par exemple d’intervenir en amont des actions traditionnellement engagées quand les locateurs ne payent plus.

Le sujet est développé sur Miroir Social.

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