Alsace: Richert ne veut pas recevoir de « leçon » d’Aubry

Le candidat de la "majorité alsacienne" (apparenté UMP) pour les régionales en Alsace, en visite dans une usine à Achenheim (Bas-Rhin), a répondu aux propos tenus mardi à Colmar par la secrétaire nationale du PS.

Le candidat de la "majorité alsacienne" (apparenté UMP) pour les régionales en Alsace, en visite dans une usine à Achenheim (Bas-Rhin), a répondu aux propos tenus mardi à Colmar par la secrétaire nationale du PS.


Philippe Richert © Lucile Pinero Philippe Richert © Lucile Pinero
Petit tour dans le département du Bas-Rhin pour Philippe Richert, jeudi matin. Il a visité Wienerberger, une entreprise de fabrication de briques, à Achenheim. Une façon de soutenir l’industrie alsacienne et de tacler Martine Aubry.
Venue à Colmar mardi, pour lancer la campagne de Jacques Bigot, la première secrétaire du Parti socialiste avait déclaré: «L’Alsace est une des régions où le chômage a le plus augmenté. Dans le Nord-Pas-De-Calais, où le taux de chômage était le plus élevé, la hausse a été beaucoup moins importante que la moyenne nationale.»


La tête de liste de la droite a tenu à signaler que le taux de chômage en Alsace était proche de 8,4% alors qu'il s'élevait à 12,5% dans le Nord-Pas-De -Calais, bastion de la première secrétaire du PS. «Martine Aubry vient ici donner des leçons en expliquant que la gestion d'Adrien Zeller ( le président du Conseil régional mort en août dernier, ndlr) est à l'origine de la crise. Mais soyons sérieux, la crise n'est pas qu'en Alsace. Elle est mondiale», a poursuivi Philippe Richert.


L'homme s'est dit
«serein» quant aux résultats de l'élection, ajoutant: «Je ne pense pas que les Alsaciens aient envie de tourner le dos à Adrien Zeller. Ils ne souhaitent pas cette uniformité socialiste de la France que Martine Aubry clame partout.»

Lucile Pinero et Maryline Dumas (Cuej)

 

Le son de l'interview de Philippe Richert est disponible à cette adresse ici.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.