Quel monde associatif demain?

Le second défi pour la peine reconnaissance des associations concerne leurs relations avec l'action publique.

Pour que les voix associatives soient entendues encore faut-il que les politiques publiques ne soient pas descendantes et que l’appréciation de leur bilan ne soit pas confiée à des experts appliquant des recettes empruntées au privé lucratif. Les diagnostics élaborés par des composantes du monde associatif, sur le plan territorial ou sectoriel, fournissent des éléments beaucoup plus fiables et précis de la situation. Ils peuvent aider à l’élaboration d’une action publique rénovée parce que fondée sur la co-construction entre pouvoirs publics et réseaux citoyens.

A une culture de la défiance entre société civile et instances élues peut se substituer un pari de confiance. Au demeurant une volonté de co-construction a déjà été mise en œuvre par des collectivités pionnières. Elle est aujourd’hui reprise par des équipes municipales nouvelles mais la nécessité de méthodes continue à se faire sentir. Il importe donc, dans la lignée de ce que fait le Réseau des territoires pour l’économie solidaire, de continuer à mutualiser entre territoires puisque les processus de co-construction restent complexes : multiplicité des associations, émergence de collectifs informels, établissement des critères d’attribution,  opacité des budgets consolidés au niveau d’une collectivité, articulation entre élus et techniciens sont autant de points qui méritent d’être examinés de manière transversale en croisant les expériences.

Ce qui a déjà été amorcé au niveau de la discussion entre responsables publics et acteurs associatifs est à poursuivre dans deux directions au moins ; au niveau national avec les principales forces politiques, au niveau international avec des tentatives significatives de co-construction.

En librairie le 6 mai 2021 En librairie le 6 mai 2021

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