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Les associations dans « le monde d’après »

5 rédacteurs

À propos de l'édition

Durant les dernières semaines les associations ont été présentes sur le terrain, elles ont montré qu’avec le service public elles étaient en mesure d’atténuer les effets de la crise et d’être réactives

par rapport à des problèmes urgents. Mais elles ont assez de l’absence d’écoute face à leurs revendications. Il n’est plus possible, alors que les mesures de soutien à différents secteurs se multiplient, de leur concéder seulement quelques miettes sans rapport avec leur rôle réel. Alors que beaucoup font la preuve de la force inhérente à l’auto-organisation, elles ne sont en effet renvoyées qu’à la générosité, la bonté ou la philanthropie. Il est temps de sortir du XIXe siècle. Il ne s’agit pas de passer des dames patronnesses aux entreprises patronnesses. L’enjeu est ailleurs : il consiste à inventer l’action publique du futur basée sur la co-construction, sur les territoires, entre pouvoirs publics et réseaux citoyens. Plutôt que de faire appel à des experts venus de l’extérieur, ouvrons le débat avec les associations elle-même pour établir le diagnostic de la situation actuelle. Elles sont nombreuses à avoir effectué des analyses approfondies et réuni des données pertinentes, au niveau national, régional ou plus localement. Mutualisons-les. Echangeons dans une perspective constructive pour préciser les voies d’une relance qui soit aussi une contribution à la transition écologique et solidaire. Cette édition fait le pari d’ouvrir un espace public pour tous les acteurs associatifs, élus et chercheurs qui veulent participer à une telle réflexion collective.