Les huit articles de notre série “France-Allemagne: la grande ignorance”

L'Allemagne est notre premier partenaire économique, et l'Union européenne ne pourrait être sans le fameux couple franco-allemand. Mais à part Angela Merkel, Airbus, le football et la bière, à quoi ressemble l'Allemagne? En cette série de 8 articles publiés entre le 28 mai et le 7 juin 2009 –que vous pouvez retrouver en cliquant sur les titres ci-dessous–, Mediapart vous l'a fait découvrir.

L'Allemagne est notre premier partenaire économique, et l'Union européenne ne pourrait être sans le fameux couple franco-allemand. Mais à part Angela Merkel, Airbus, le football et la bière, à quoi ressemble l'Allemagne? En cette série de 8 articles publiés entre le 28 mai et le 7 juin 2009 –que vous pouvez retrouver en cliquant sur les titres ci-dessous–, Mediapart vous l'a fait découvrir.

 

Au pays des mamans-poules et des «mères-corbeaux»

Cologne, au nord-ouest du pays. Où l'on découvre que les femmes allemandes, coincées entre le poids de la tradition qui les a assignées au foyer et leur désir de travailler, ont encore bien du mal à concilier vie professionnelle et maternité. Résultat: un des plus bas taux de fécondité d'Europe.

 

«Les femmes sont-elles mieux traitées en France?»

Alice Schwarzer, 66 ans, est une figure du féminisme allemand. Très célèbre en Allemagne, proche de la chancelière Angela Merkel, elle a suscité ces dernières années la polémique pour des propos jugés conservateurs par la gauche sur la place des femmes dans l'islam et contre la pornographie. Nous l'avons rencontrée dans sa ville, Cologne.

 

Dans la Ruhr, pour une poignée d'euros par jour...

Derrière la prospérité de la première économie européenne, la pauvreté apparaît, de plus en plus crue. Depuis 2005 et la réforme de l'assurance-chômage du chancelier Schröder, le pays commence à prendre conscience de sa propre misère. La précarité gagne du terrain. Le modèle social, fierté de l'après-guerre, est en train de se déliter. Ici, au cœur de la Ruhr, symbole du miracle économique, les pauvres ne se cachent plus.

 

Harald Welzer, sociologue: «Les intellectuels français m'influencent peu»

Harald Welzer est un jeune intellectuel allemand de 41 ans. Ses spécialités: le souvenir, la mémoire, l'identité et la violence. Psychosociologue à l'université d'Essen, c'est un penseur qui déteste le consensus. En Allemagne, il s'est fait connaître en 2002 pour un livre sur le souvenir du nazisme dans les familles allemandes. En France, Harald Welzer est méconnu.

 

Carolin Emcke, essayiste: «Le moteur franco-allemand est un objet qui n'a pas de sens»


Carolin Emcke est philosophe et grand reporter pour Die Zeit. Intellectuelle touche-à-tout, elle anime de nombreux débats culturels à Berlin. Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, elle parle de sa vision de la France. Et du passé nazi, qui fait que, dans tous les pays musulmans qu'elle visite, elle passe d'emblée pour quelqu'un qui «déteste les Juifs».

 

Apprendre le français: il manque une star pour remplacer les mythes fanés!

De Gaulle, la réconciliation franco-allemande et l'Europe... Ces symboles sépia ne suffisent plus à attirer les jeunes Allemands dans les cours de français. Paradoxe, le français évoque pourtant un imaginaire positif, Paris, l'amour et les chansons populaires. Dans presque tous les Länder, il reste la deuxième langue vivante la plus enseignée, derrière l'anglais.

 

 

Entre ex-RDA et Pologne, une frontière difficile à effacer

Avec l'élargissement, l'Allemagne est désormais au centre de l'Europe des Vingt-Sept. Dans l'extrême-est allemand, si la frontière avec la Pologne n'existe plus vraiment, elle reste encore dans toutes les têtes à Pasewalk, une petite ville de 11.000 habitants située juste derrière la ligne Oder-Neisse. Dans cette région, chacun sait que le salut réside à l'Est. Mais se tourner vers le voisin polonais reste un crève-cœur...

 

A quoi ressemble une banlieue à Berlin?

Les grands ensembles de l'ancienne RDA sont-ils aussi relégués que certains quartiers des banlieues françaises? Visite à Berlin-Marzahn, le plus grand quartier de l'ancienne république socialiste. Un reportage où l'on comprend que l'architecture n'est pas responsable de la décrépitude de certains quartiers. De quoi faire réfléchir nos politiques, de ce côté-ci du Rhin.

 

 

 

 

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