Tous nos articles sur le procès des Khmers rouges

Depuis l'ouverture en mars 2009 du procès des anciens chefs khmers rouges à Phnom Penh, Mediapart a publié une série de comptes-rendus d'audience et de reportages au Cambodge, d'entretiens et d'analyses, dans le journal comme dans le Club.

 

 

 

 

 

Le tribunal de la dernière chance pour juger les Khmers rouges

Le procès pour crimes contre l'humanité de Duch, le directeur de S-21, principal centre de torture et d'exécution du régime khmer rouge, doit débuter lundi 30 mars au Cambodge. Mediapart y sera, pour raconter les audiences. En attendant, retour sur ce tribunal exceptionnel, produit d'une décennie de négociations entre l'ONU et Phnom Penh, allergique à la justice pénale internationale. Ses 29 magistrats, cambodgiens et étrangers mêlés, vont se pencher sur des massacres de masse qui ont fait 1,7 million de morts entre 1975 et 1979. Lire la suite

 

 

S21, la machine à écraser d'un régime paranoïaque

Dès leur prise de pouvoir en 1975, les Khmers rouges imaginent un centre de torture, baptisé S-21, où écraser les traîtres. Voici un diaporama de cette prison, aujourd'hui transformée en musée. En fond sonore: des extraits de l'ordonnance de renvoi de Duch devant le tribunal, qui décrivent de manière chirurgicale le quotidien des 14.000 prisonniers massacrés là. Lire la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon Me Roux, l'avocat de Duch, «un criminel est toujours plus grand que son crime»

C’est un chantre de la désobéissance civile, avocat des faucheurs d’OGM et de José Bové, qui défend Duch devant le tribunal des Khmers rouges, depuis lundi 30 mars. Cette fois, son client n'est autre que l'ancien directeur du centre de torture cambodgien S-21, serviteur zélé du régime ultracommuniste de Pol Pot (1975-1979), accusé de crimes contre l’humanité. A Phnom Penh, Me François Roux se sent pourtant à sa place. Dans un long entretien, il explique à Mediapart qu'il plaidera les circonstances atténuantes et qu'il espère éviter la perpétuité à son client. «Un criminel est toujours plus grand que son crime», assure-t-il. Et de pointer le risque «d'un procès expiatoire». Propos dérangeants, donc stimulants. Lire la suite.

 

Devant ses victimes, le bourreau Duch reste impassible

Le procès du directeur de S-21, le principal centre de torture et d'exécution des Khmers rouges, s'est ouvert, lundi 30 mars, au Cambodge. Duch, poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, reconnaît l'essentiel des faits. Mais pas les «détails». Toute la journée, il s'est montré appliqué, saluant les juges, prenant des notes. Un bourreau impliqué. Lire la suite

 

 

 

 

 

 

 

 

Et Duch demanda pardon...

Duch a demandé pardon au deuxième jour de son procès, mardi 31 mars. L'ancien directeur du centre de torture S-21, poursuivi pour crimes contre l'humanité, a exprimé sa «honte» et ses «remords», tout en rappelant qu'il avait obéi aux ordres de ses supérieurs. Toute la journée a tourné autour d'une question: Duch est-il sincère? Le procureur a rappelé que ces regrets ne couvraient qu'une partie des méfaits, l'accusé continuant de nier certaines de ses responsabilités. Récit d'audience par l'envoyée spéciale de Mediapart au Cambodge. Lire la suite.

 

 


Savrith Ou face au «bourreau» de son frère

Alors que le procès de Duch s'est interrompu, Savrith Ou raconte comment il a vécu les premiers jours, depuis son banc des parties civiles. Jamais, jusqu'ici, il n'avait pu approcher le gardien de S-21, responsable de la mort de son grand frère et poursuivi au Cambodge pour crimes contre l'humanité. Rencontre à Phnom Penh avec un Franco-cambodgien qui ne pardonnera jamais. Un récit de l'envoyée spéciale de Mediapart au Cambodge, Mathilde Mathieu. Lire la suite

 

 

 

Entretien avec Francis Deron: un livre pour cerner les derniers mystères du régime Pol Pot

Alors que le procès du chef tortionnaire Duch se poursuit à Phnom Penh, Gallimard publie Le Procès des Khmers rouges, trente ans d'enquête sur le génocide du Cambodge de Francis Deron. L'auteur explore le fonctionnement du régime de Pol Pot, l'impunité dont ont joui les dirigeants khmers rouges, les raisons du soutien du camp occidental et, en particulier, des Etats-Unis obsédés par leur volonté de ne surtout pas fâcher la Chine. Entretien. Lire la suite

 

 

 

 

 

 

Et dans le club de Mediapart:

 

Pékin 1977. Mao est mort depuis un an. Pol Pot rencontre Deng Xiaoping qui l'assure de tout le soutien de la Chine au Kampuchéa  © (Photo archives chinoises.) Pékin 1977. Mao est mort depuis un an. Pol Pot rencontre Deng Xiaoping qui l'assure de tout le soutien de la Chine au Kampuchéa © (Photo archives chinoises.)

Khmers rouges: du grain à moudre contre le négationnisme, par Francis Deron

Voici exactement trente ans (le 7 janvier), l'armée communiste vietnamienne prenait Phnom Penh, en chassait le régime communiste cambodgien de Pol Pot et mettait fin sans le savoir à l'une des plus épouvantables expérimentations récentes de l'homme en matière de totalitarisme et de barbarie. Or, bien plus que commémorative, la valeur mémorielle de cet anniversaire est - hélas ! - pleinement, cruellement contemporaine. Lire la suite

 

 

Mémoire du Cambodge: où l'on reparle des Khmers rouges, par Francis Deron

Il est, à Phnom Penh, un gardien de la mémoire du génocide du Cambodge sous les Khmers rouges. Youk Chhang, le directeur du Documentation Center of Cambodia, se veut plus désormais. Il vient de lancer un programme d'action pour trois ans visant à faire de son centre d'archives, communément connu sous l'abrégé DC-Cam, un point d'ancrage pour les milieux asiatiques qui veulent œuvrer à rendre impossible une répétition des crimes d'Etat à grande échelle du XXe siècle. Le Cambodge a perdu, par violences de masse et famine, un tiers de sa population à la main des Khmers rouges de 1975 à 1979. Lire la suite

 

 

 

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