L’extrême-droite aujourd'hui: trucs et ressorts pour infester la société

Manipulant des approximations, des réseaux se forment aujourd'hui autour de l'idée du « patriotisme révolutionnaire »... reprise de Rousseau et même de Jaurès ! – l'OFNI : La Dieudonnesque idée de la "quenelle" (salut nazi déguisé : au lieu d'être le bras en haut, il l'est vers le bas) sert de ralliement, non seulement par le SIGNE, mais par le MOT lui-même, et qui lance la "quenelle démocratique" pour les élections européennes, élections qui présentent moins de difficultés que les municipales pour le nombre de candidatures nécessaires.

Manipulant des approximations, des réseaux se forment aujourd'hui autour de l'idée du « patriotisme révolutionnaire »... reprise de Rousseau et même de Jaurès ! – l'OFNI :
La Dieudonnesque idée de la "quenelle" (salut nazi déguisé : au lieu d'être le bras en haut, il l'est vers le bas) sert de ralliement, non seulement par le SIGNE, mais par le MOT lui-même, et qui lance la "quenelle démocratique" pour les élections européennes, élections qui présentent moins de difficultés que les municipales pour le nombre de candidatures nécessaires.
L'idée : représenter le "peuple" en disant qu'ils ne feront que transmettre les désidératas des citoyens mais sans présenter aucune orientation (c'est la vraie définition du populisme), sauf, la seule idée, prise aux anars et aux indignés, celle de démocratie-directe, matinée de représentation à un Parlement, européen ... pour être contre le système représentatif.

Pour eux il n'y a pas de contradiction : mais pour les Indignés il y en a.

Avant les présidentielles 2012, des quatre coins de France, nous avons marché jusqu'à Paris et nous avons défilé avec deux banderoles : "ils ne nous représentent pas" ET "nos rêves ne rentrent pas dans leurs urnes" . Mais les fachos essaient d'être passe-partout. Ils avaient déjà infesté l'UMP puis se sont formés en son sein en 2010 en tant que Droite populaire. Ils cherchent à étendre encore leur façon de penser chez les socialistes (comme Manuel Valls et avant lui le ministre ex-PS de l'identité nationale... Aucun des deux n’est d'ailleurs même pas idéologique, ils sont... épidermiques !
Mais il leur faut aussi infiltrer plus largement la société s'ils veulent gagner et sont prêts pour celà à tous les caméléonages nécessaires. Ils se sont donc attaqués à tous les groupes et idées parlant "d'horizontalité". Par exemple, le mode assembléaire et quasi-consensuel des « Indignés ».

Beaucoup de choses passent par Facebook et aussi par usurpation des dénominations, notamment celle de "réelle démocratie" qui est effectivement l'appellation d'origine des Indignés : c'est le nom du mouvement en Espagne qui a lancé le 15M et ce qui s'en est suivi, tout ce beau monde, dont nous-mêmes, appelés par les médias français "les Indignés"(la "faute" à Stéphane Hessel et aux journaleux).

Un immense filet Dieudonné prospère parmi la jeunesse des banlieues de l'Ile-de-France

Notamment sur le clivage Palestine/Israël, qui dérive, pas toujours, mais la plupart du temps, vers la haine des juifs (d'accord, il y a des cons partout, mais pas une communauté entière). Et ce n'est pas ça qui résoudra le problème des emplois. Les bobos parisiens, une partie des trentenaires, souvent, gobent ce genre de discours et grenouillent plutôt chez les "gentils virus" (un virus n'est jamais gentil ...) dont la principale idée est celle d'Étienne Chouard : "le tirage au sort" inspiré du système de désignation des fonctionnaires athéniens.

C'est ainsi que peu avant le 3 novembre 2013 ils se sont tirés au sort électroniquement entre eux pour présenter un candidat aux Européennes, bien, d'accord, mais en usurpant le nom de "Réelle Démocratie" (Démocratie Réelle Maintenant - Paris (page officielle) ).

Leur but, par leur choix des Européennes, vue l'abstention importante de la dernière fois et pour celles-ci qui s'accroîtront sans le moindre doute vis-à-vis des partis classiques, ce n'est pas d'être près des habitants (avec le Parlement Européen ...) comme ils pourraient l'être au travers des municipales, mais obtenir des moyens financiers pour continuer à étendre leurs structures.

Ils visent les présidentielles.

Se revancher à travers des boucs émissaires

Le danger est réel. Et le plus affligeant, c'est cette dérive vers l'idéologie du bouc émissaire, quel qu'il soit, qui traverse les trentenaires bobos et pas bobos d'aujourd'hui comme pour ceux qui en bavent dans les banlieues parce qu'ils n'ont aucune autonomie, pas de revenus, pas de statuts, pas d'études, pas de travail...

L'idée de la revanche à travers un bouc émissaire, aujourd'hui les Rroms plus encore que les juifs, s'est aussi se tromper soi-même. Ce n'est pas leur mise à l'écart ou leur élimination qui changera quoi que ce soit au système économique. La seule chose qui puisse changer un système économique c'est d'en imaginer un nouveau.

Être contre quelqu'un parce qu'il est d'un groupe particulier, alors qu'en réalité chaque personne est différente y compris dans son propre groupe, n'aboutit qu'à une exclusion de personnes, mais ni à davantage de justice ni à davabtage d'emplois ni à davantage de moyens économiques ou financiers, et encore moins au changement (un autre système, pas seulement mettre de "l'ordre" dans le système existant – genre contrôler les marchés financiers, être plus écolos, bla bla, non, un autre système vraiment... mais beaucoup préfèrent ne pas voir autre chose que le lendemain matin.... eh bien ils verront qu'en plus des bottes, le FN, Dieudonné, Soral, Chouard, Nabbe, Asselineau et les autres leur ont raconté des salades.

Tous oublient que même pour eux il n'y a pas assez de boulot, à cause de l'automatisation, et surtout de la volonté des pouvoirs publics de servir les projtes financiers et économiques des multinationales. Déjà depuis les années 1980, avec le système institutionnel qui protège et maintient les nouvelles technologies, et les impose à coups de propagandes, d'amendes, et de matraques, au nom du peuple, du progrès, de la croissance, du développement, de l'emploi et de la compétitivité, les populations ont été de plus en plus précarisées puis appauvries.

Aujourd'hui, même les plus pauvres n'ont plus le droit de mendier

La police serait-elle devenue fasciste à Paris, qu'elle ne ferait pas autrement, en brutalisant les gens, en les expulsant, en les transférant par dizaines et par centaines dans les chiottes des squatts, en ignorant les référés enjoignant au préfet de reloger les personnes sans abris. L'uniforme permettrait-il tout et n'importe quoi ?... mais le préfet, fait ce qu'il veut... et il fait ce que son Ministre de l'intérieur veut... Quand on sait la formation extrême-droitisante qui le guide.

Il y a un défaut général d'idées : ceux qui dans le système institutionnel ne veulent pas en changer parce qu'ils y sont bien, ceux des partis classiques qui à gauche comme à droite (PS et UMP et centre) sont pour ce même système et qu'ils soutiennent dans le champ public ; ceux qui, comme on dit aujourd'hui dans la novlangue de notre temps "à gauche de la gauche" ne sont pas encore sortis du marxisme et qui rabattent les mêmes vieilles cartes en bloquant leur réflexion. Ainsi, pour eux, dans le monde il n'y aurait place que pour deux idées : le marxisme et le capitalisme. Hors d'elles il ne pourrait donc y avoir d'issue ?...

De plus Ils oublient que le marxisme s'est créé contre le capitalisme et que les deux systèmes sont, par miroir, également productivistes, industriels, etc.

Le capitalisme et son monde d'avidité financière, de pousse à la consommation, ne peuvent, c'est inhérant, que faire de la surenchère, de l'argent avec de l'argent, de l'argent avec de la consommation, de la création d'argent avec de l'emprunt, une fois "remboursé". L'argent qui devait être un moyen d'échange est devenu un moyen d'asservissement. Là où le marxisme propose la répartition, il ne peut, en revanche, pas proposer de l'emploi pour tous (si je me trompe, dites-le moi).

Il faut quand-même constater l'évolution des techniques, les limites des ressources de la planète ... et donc AU MOINS diminuer le temps de travail

Dans les années 1970 on a proposé la société des loisirs lorsque en même temps c'était la course à la nouveauté perpétuelle pour la consommation... et la société des loisirs est devenue la société des loisirs marchandisés. Ou autrement dit "la société bureaucratique de consommation dirigée". Alors qu'à l'époque on n'avait pas toutes ces interdictions pour camper quelque part, aujourd'hui, se poser quelque part est un risque, la peur du gendarme toujours présente.

Voilà l'évolution : des espaces de libertés de plus en plus restreints : même l'herbe et payante ou réglementée... C'est la loi du pognon qui a prévalu dans le paquet sécuritaire de la LOPPSI-2 sous Sarkozy en 2010.

Alors, alors : les écolos, qui avaient encore dans les années 1980 et début 90 des idées globales et systèmiques de changement, eh bien ils les ont mises de côté, et gèrent leurs encore jeunes débuts d'installation au pouvoir en ayant peur de perdre et de reconnaître le peu qu'ils ont (c'est bizarre de se surévaluer comm'ça et de continuer.... vous connaissez la fin de l'histoire de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf ...). Leur "frère" prétendu socialiste les vérouille si bien avec une large part de sadisme rigolard quand il leur impose ses règles qu'on ne peut que s'effrayer devant la taille des couleuvres avalées (le nucléaire, l'extractivisme, les énergies fossiles...). Mais bon, ils sont au moins là pour l'image et un vague espoir qu'un jour ils auront plus de voix.

Le défaut général de toutes les nations, c'est l'inféodation de leurs populations aux deux grandes forces politiques qui se partagent les pouvoirs

En France, il s'agit de l'UMP et du PS

L'écologie, du moins, une fraction, son image environnementale, a été largement propagandée par les médias, contre son essence même qui est un changement radical de système économique. Aujourd'hui tout ceci est noyé dans la gestion, celle de l'austérité imposée, mais plus rien ne va plus en direction des transformations sociales et politiques.

C'est là-dessus que prospère le FN : tout le champ politique balayé, invalidé par l'expérience, et l'esprit râleur des Français... qui n'est plus le peuple de 1789, loin s'en faut, mais le peuple des comptoirs d'où il rive ses regards vers l'écran de foot puis qui rentre chez soi, et qui a, malgré tout, des prétentions, toujours des prétentions, même éconduit... à la recherche d'une identité, bla bla bla .

Si chaque jour n'est pas différent, c'est la mort. On ne peut revenir dans le passé, surtout fantasmé, surtout masqué par les illusions propagandaires. Abandonner les comportements, lzq propos et les pensées de haine et de mépris, c'est encore le plus intelligent, le plus constructif, le plus judicieux à faire. Fonder notre avenir ensemble au lieu de ressasser ce qui n'existe plus, ce serait vraiment ça, être logique.

Devenir des êtres logiques, tout au moins à 51 % minimum, ce serait un "grand bond en avant" pour ce peuple qui se prétend être cartésien.

À elle seule, la démocratie directe est devenue une immense supercherie d'ampleur collective

La démocratie directe est nécessaire, mais elle ne montre pas vers où aller. C'est là l'astuce du FN, incolore, inodore comme le nucléaire, mais horizontal et en usurpant une dénomination ; pour plaire aux révoltés contre la démocratie représentative, pour vous faire voter n'importe quel objet non identifié, qu'on pourra dénommer l'OFNI, même s'il faut bien sûr être contre la démocratie représentative... mais pour quoi faire avec ? Motus. Pour le moment, le chat cache son jeu.

Quand vous aurez la réponse à cette question, quand il n'y aura pas d'usurpation de dénomination et quand vous aurez rencontré les personnes de votre choix, que vous pourrez juger si elles sont dignes de confiance ou pas, vous saurez qu'à Paris et en Île-de-France : Les Indignés, les vrais, c'est Réelle démocratie maintenant ! et que, de notre discussion du 28 septembre 2013, il résulte que nous n'envisageons AUCUNE CANDIDATURE AUX EUROPÉENNES.

Réelle démocratie maintenant!, dits les Indignés, N'ONT PAS DE CANDIDAT AUX EUROPÉENNES en Île-de-France.

Ce lundi 2 décembre 2013,

Paris Le Mai, Jean-Jacques M’µ

Références du compte rendu de l'AG Réelle Démocratie Maintenant Paris du 24 février 2013 http://paris.reelledemocratie.net/node/1759

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