Au sud kirghiz, les liaisons dangereuses

La situation politique dans le sud du pays reste marquée par des relations étroites et opaques entre les réseaux familiaux, tribaux et économico-mafieux, rappelle David Gauzère, géographe et spécialiste du Kirghiztan.

La situation politique dans le sud du pays reste marquée par des relations étroites et opaques entre les réseaux familiaux, tribaux et économico-mafieux, rappelle David Gauzère, géographe et spécialiste du Kirghiztan.

 

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pave.jpgAlors qu'au lendemain de la Révolution du 7 Avril 2010, la rue retrouvait son calme à Bichkek et dans la plupart des autres villes de Kirghizie, la situation restait encore confuse dans le pourtour ferganais, où l'ancien Président Kourmanbek Bakiev s'était retranché avec ses hommes dans l'attente de son exil ultérieur vers la Biélorussie. Les vagues d'affrontements réguliers entre les tenants de l'ancien régime dictatorial de la famille Bakiev et ceux du Gouvernement provisoire dans la région depuis la Révolution devaient ensuite révéler la complexité des relations dans le sud kirghiz.

  1. LA FAMILLE BAKIEV OU LA MAINMISE D'UNE MAFIA SUR LE SUD KIRGHIZ

Alors qu'Askar AKAEV, son prédécesseur, avait rapidement pris la fuite à l'issue de la Révolution des Tulipes en 2005, cinq ans plus tard, Kourmanbek BAKIEV, lui, refusait de s'avouer vaincu par les événements et, quitte à déstabiliser une région entière, était prêt à mobiliser ses réseaux familiaux, tribaux et criminels pour tenter de reprendre le pouvoir. Il pouvait en cela compter sur trois personnes de son plus proche entourage : Son fils Maksim et ses deux frères Djanych et Akmat.

  • Maksim BAKIEV était le responsable de l'Agence centrale kirghize pour le développement, l'investissement et les innovations, sorte d'officine destinée à recueillir et à injecter les fonds étrangers dans l'économie du pays. Le détournement systématique de fortes sommes d'argent lui a valu sa fortune personnelle et ses liens avec les réseaux mafieux russes et napolitains, liés au trafic de drogue [1]. Il est depuis le 13 Juin au soir incarcéré au Royaume-Uni à la suite de son interpellation par la police britannique à l'Aéroport de Farnborough. Une demande d'extradition a été prononcée contre lui par le Gouvernement Provisoire.
  • Djanych BAKIEV était le responsable des Services de la Sécurité de la Maison Blanche. En fuite, il est accusé d'avoir ordonné la répression de la manifestation du 07 Avril (89 morts - plus de 1 600 blessés) et l'organisation des soulèvements suivants dans le sud.
  • Akmat BAKIEV était à Djalal-Abad l'homme de terrain de Djanych, lors de la mise en place des opérations de soulèvement dans le sud kirghiz et l'intermédiaire obligé entre la famille BAKIEV, les réseaux mafieux du sud du pays et les « barons » de la drogue tadjiks et afghans.

Ces trois hommes, par des entretiens téléphoniques réguliers et enregistrés à leur insu [2], ont clairement préparé la déstabilisation du sud du pays par une série de soulèvements organisés, dont les plus graves ont conduit aux affrontements inter-ethniques d'Och et de Djalal-Abad du 11 au 14 Juin 2010 [3].

  1. DES RELATIONS INTER-COMMUNAUTAIRES CONFLICTUELLES ET MELEES

Les heurts inter-communautaires entre Kirghiz et Ouzbeks de Juin 2010 ne sont malheureusement pas les premiers. La Vallée du Fergana, très fertile et densément peuplée, voyait traditionnellement depuis la fin du XVIe siècle s'opposer périodiquement nomades et sédentaires pour le contrôle de l'eau et de la terre.

Depuis la fin du XIXe siècle, l'affirmation de l'idée d'Etat-Nation a vu l'instrumentalisation de ces révoltes traditionnelles. Ainsi, la Russie tsariste en 1873-6 ou en 1898, puis l'URSS dans les années 1920, a régulièrement mis en avant une communauté contre une autre pour asseoir son pouvoir politique dans la région.

En 1990 - comme ensuite en 2010 - , les mafias locales imbriquées dans les jeux de solidarités tribales ou de « mahalla » [4], ont à nouveau éveillé les tensions inter-communaitaires. Les slogans de haine, les procédés d'éliminations physiques et d'auto-défense par les populations, l'orientation géographique des destructions et les bilans sont restés inchangés, la déflagration de Juin 2010 étant la copie conforme de celle de 1990 [5]. Les événements de Juin 2010 ne sont hélas que le tragique rappel, jour pour jour, du vingtième anniversaire des événements de Juin 1990, seuls les acteurs politiques ayant changé (mais pas leurs mentalités).

Pourtant, les relations entre les nomades kirghiz et les sédentaires ouzbeks ou tadjiks n'ont pas toujours été conflictuelles dans l'Histoire. Dans les trois Etats qui se partagent la Vallée du Fergana, les populations sont entremêlées depuis la fin du XVIe siècle, vivent en inter-dépendance économique et s'influencent culturellement les unes les autres [6]. Les frontières étatiques ne répondent qu'à l'arbitraire du pouvoir soviétique et représentent un non sens, dont l'absurdité se révèle dans l'existence d'une dizaine d'enclaves dans la Vallée (dont six importantes sur le territoire kirghiz).

  1. DES RELATIONS COMPLEXES ET DANGEREUSES

Le responsable du Service de la Sécurité Nationale de la République Kirghize (SSNRK), Kenechbek DOUCHEBAEV, évoquait un rapport étroit entre la famille BAKIEV, les réseaux mafieux narco-traficants locaux et afghans et le Mouvement Islamique d'Ouzbékistan, parlant même d'une visite d'un émissaire de l'ancien Président BAKIEV dans le Sud-Waziristan (zone tribale du nord-ouest du Pakistan) [7]. Cette piste demeure plausible, tout en n'en excluant pas d'autres, notamment de simples connections locales.

  • Protégés d'Al-Qaïda au Pakistan, les dirigeants du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan (MIO) rêvent depuis toujours d'installer un « califat généralisé » en Asie centrale. Is recrutent assez facilement dans la Vallée du Fergana, malgré l'oppression de régimes autoritaires en Ouzbékistan et au Tadjikistan. L'inextricable tracé des frontières et la présence d'enclaves font que la population de la Vallée du Fergana se sent délaissée par les pouvoirs politiques des trois Etats qui la gouvernent. Sa paupérisation croissante, sa démographie vigoureuse et sa forte islamisation en font un terreau idéal pour les jeunes recrues du MIO de feu Djouma NAMANGANI, qui tire ses ressources financières essentiellement du trafic de l'opium afghan (depuis les enclaves ouzbèkes de Sokh, le MIO avait déjà mené en 1999, 2000 et 2001 des incursions armées très meurtrières dans la Vallée) [8].
  • A partir de l'Afghanistan, le trafic de la drogue se fait en direction du nord, via la frontière poreuse du Tadjikistan, avant de d'atteindre la Vallée du Fergana, d'où diverses routes l'acheminent ensuite en Russie, en Turquie ou en Chine, chaque itinéraire étant contrôlé par un « baron » puissant. Depuis longtemps, la famille BAKIEV contrôlait le passage de la drogue par le sud kirghiz et y percevait des prébendes conséquents, qui étaient en suivant blanchis dans les casinos du pays ou dans des banques locales et étrangères [9].
  • Les « barons » disposaient ensuite d'exécutants servilement liés à accomplir leurs basses œuvres. Aïbek MIRSIDIKOV, dit Aïbek le Noir, était l'un d'eux. Lié à Akmat BAKIEV, il aurait reçu pour instruction de fomenter des troubles ethniques dans le sud kirghiz pour aider son « maître » à reprendre le pouvoir dans le sud, à défaut de pouvoir revenir à Bichkek, avant l'organisation du referendum du 27 Juin 2010 [10]. La technique était simple et imparable : A la tête d'une tierce force, le « chef » envoyait ses hommes sur des quartiers ouzbeks, puis kirghiz, brûlant, violant et tuant tout sur son passage, au nom du camp opposé et la surenchère ethnique alors commençait, attisée ensuite par des dons financiers accordés aux uns et aux autres [11]. Les relations verticales et clientélistes sont très fortes dans le sud kirghiz, où le « patriarche », sinon le « parrain », règne seul en chef sur sa famille, sinon son mouvement politique, laissant peu de droits à la contestation de son arbitraire et relayant jeunes cultivés « contestataires » et femmes à la fuite vers Bichkek ou au silence. Ainsi, cela explique en partie l'impopularité des démocrates Roza OTOUNBAEVA ou Omourbek TEKEBAEV dans leur propre région d'origine, alors qu'ils recueillent un fort soutien des Kirghiz des autres régions. Dans ce sud, plus islamisé et agricole, les valeurs individuelles doivent toujours s'effacer au nom de la tradition devant le collectif, que ce soit la tribu kirghize ou la « mahalla » ouzbèke.

Les relations politiques dans le sud kirghiz restent donc régies suivant des règles d'inter-relations étroites et opaques entre les réseaux familiaux, tribaux et économico-mafieux. Cette région place par exemple toujours sur un piédestal le dirigeant local qui sait parvenir à ses fins par diverses ruses et combines et se méfie souvent en général des valeurs d'individualisme et de libéralisme portés par la démocratie.

  1. LE PARLEMENTARISME ET LA QUESTION DU SUD

L'adoption de la nouvelle Constitution par 90,56 % des suffrages exprimés lors du referendum du 27 Juin 2010 devrait instaurer tôt ou tard une république parlementaire dans le pays. Mais, même si ce nouveau régime serait mieux adapté à la réalité géographique de ce pays montagneux, il ne pourrait à lui seul endiguer dans le sud ni les montées d'autoritarisme des chefs locaux, dont certains siègent au Gouvernement Provisoire (A. BEKNAZAROV), ni les exigences autonomistes de la minorité ouzbèke.

  • Azimbek BEKNAZAROV est l'archétype des dirigeants locaux du sud du pays, liés à une tribu et à une région donnée, qui voit dans son ascension politique le prétexte de valoriser les siens. Si cette vision de la politique et de la gestion du pouvoir s'impose dans le sud ferganais, elle reste mineure au nord du pays, plus russifié et européanisé, où les étiquettes politiques ont là un sens et où la liberté de parole trouve des racines profondes dans une société nomade plus égalitaire (égalité des individus et des sexes garantie par l' « adat » [12] puis confirmée par le pouvoir soviétique, limitation autorégulée du pouvoir politique par la tradition des « kouroultaï » [13] et autonomie consentie des vallées par leur isolement hivernal...) et un écho auprès des populations européennes (russes, ukrainiennes, allemandes...).

  • La communauté ouzbèke, première minorité nationale en Kirghizie [14], n'a pas encore arrêté de choix clair sur son devenir, mais exige au mieux un certain degré d'autonomie linguistique, juridique et administrative et le choix de ses dirigeants en faveur de tel ou tel camp au moment de la Révolution du 07 Avril 2010 s'est opéré en fonction des assurances promises sur ces critères. Ainsi, par les voix opposées de Kadyrjan BATYROV ou de feu Aïbek MIRSIDIKOV, les Ouzbeks de Kirghizie cherchent à se faire reconnaître en tant que « société distincte » et à bénéficier d'avantages culturels conséquents. Toutefois, le chemin suivi n'est pas le même entre la « voie » individuelle des chefs locaux cités, la « voie islamiste », séduisant surtout à Ouzgen ou à Iskit-Naoukat, et « la voie » démocratique prônée à Djalal-Abad. Mais, quelque soit l'option choisie, celle-ci a le don d'irriter le Président de l'Ouzbékistan voisin, Islam KARIMOV. Le vieux président autoritaire redoute de fait de voir apparaître sur les flancs de son pays une « entité autonome » à la direction politique étrangère et concurrente à la sienne, qui servirait le cas échéant de sanctuaire à l'opposition de son propre pays. Aussi, les réfugiés ouzbeks sont appelés sans ménagement à revenir au plus vite en Kirghizie et Islam KARIMOV a, en 1990 comme en 2010, joué la prudence et apporté son soutien aux autorités de Bichkek lors des affrontements inter-ethniques au nom de la stabilité régionale [15].

Le sud kirghiz continue de former une « entité propre » reliée de fait et de droit au reste du pays, mais en conservant un fort particularisme identitaire. Les nouvelles autorités politiques de Bichkek devront le plus tôt possible tenir compte de la singularité de cette région, lui reconnaître une certaine forme d'autonomie et l'encourager à s'imprégner au plus vite des mécanismes de fonctionnement d'une démocratie réelle et transparente. Encore faudrait-il que les éléments démocrates du Gouvernement Provisoire arrivent, dans le sillage de Roza OTOUNBAEVA, à imposer leur autorité et à faire partager leur vision à l'ensemble du pays avec l'aide de nouvelles forces politiques naissantes et prometteuses apparues ou recomposées depuis la Révolution d'Avril (partis politiques, clubs, associations, organisations non-gouvernementales...), porte-paroles d'une société ouverte et rajeunie.

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[1] L'homme d'affaires véreux russo-américain Evgennyi GOUREVITCH, aujourd'hui sous mandat d'arrêt international d'un juge italien pour blanchiment d'argent sale, était l'entremetteur entre Maksim BAKIEV et les milieux de la pègre napolitaine. Leur société commune « MGN » gérait en toute opacité les fortunes de plusieurs pans de l'économie nationale privatisés (l'or avec KyrgyzAltyn, l'énergie avec SeverElektro et KyrgyzGaz, et les moyens de communication avec KyrgyzTelekom et l'aéroport Manas et même le Fonds Social du Kirghizistan), DALY J. CK, « Central Asia's Newest ‘Democrat in Exile' », ISN ETH Zurich, 29 Juin 2010, http://www.isn.ethz.ch/isn/Current-Affairs/Security-Watch/Detail/?ots591=4888caa0-b3db-1461-98b9-e20e7b9c13d4&lng=en&id=118086 ; BOUKACHEVA B., « Loutchche Piannyï Aïdar, Tchem Trezvyï Maksim : Kirgizskikh Prezidentov Pogoubili Deti (Mieux vaut l'ivrogne Aïdar au sobre Maksim : Les enfants ont détruit les Présidents kirghiz) », Fergana.ru, 16 Avril 2010, http://www.ferghana.ru/article.php?id=6539

[2] http://www.youtube.com/watch?v=UTeKQRMYmSA ; http://www.youtube.com/watch?v=ZolZJUA8B80&feature=related

[3) Provoquées par les proches de l'ancien Président BAKIEV, les émeutes auraient fait de 294 à plus de 2 000 morts et de 400 000 à 1 000 000 déplacés selon différentes sources.

[4] Chaque « mahalla » correspond à la fois à un quartier géographique précis, urbain ou rural, et à l'organisation familiale et sociale de ce quartier à l'intérieur des populations sédentaires ouzbèkes et tadjikes. Toute décision politique et administrative locale, concernant chaque habitant du quartier, doit être prise au niveau de la « mahalla ». Le chef de chaque « mahalla » locale est nommé par un conseil des anciens de chaque famille et jouit donc toujours d'un âge avancé.

[5] RAZAKOV T., Och Koogalany / Ochskie Sobytiia (Les événements d'Och), Bichkek « Renessans », Bichkek, 1993, 112 pp. ; CHERMATOVA S., « Askar Akaev : Sobytiia 1990-ogo I 2010-ogo Imeiout Odnou I Tou Je Pritchinou (Askar Akaev : Les événements de Juin 1990 et de Juin 2010 ont une seule et même origine) », Fergana.ru, 26 Juin 2010, http://www.ferghana.ru/article.php?id=6633

[6] Les mariages mixtes restent fréquents et le partage d'une religion commune (l'islam sunnite) et de deux langues proches (kirghiz et ouzbek, avec des dialectes communs dans la Vallée du Fergana) ont toujours permis des relations complémentaires entre éleveurs nomades kirghiz et agriculteurs et commerçants sédentaires ouzbeks et tadjiks.

[7] KARIMOV D., « Mejdounarodnye Terroristitcheskie Organiozatsii Namereny Vnov' Organizovat' Besporiadki Na Iouge Kyrgyzstana (Des organisations terroristes internationales ont l'intention d'organiser de nouveau des désordres dans le sud du Kirghizstan) », 24.kg, 24 Juin 2010, http://www.24.kg/osh/77414-mezhdunarodnye-terroristicheskie-organizacii.html ; « SNB Kyrgyzstana : Pogromy Na Iouge Organizovali Maksim Bakiev, « Ouzbeki » I Taliban (SSNRK : Maksim Bakiev, les « Ouzbeks » - MIO - et les Taliban ont organisé les pogroms dans le sud) », Fergana.ru, 24 Juin 2010, http://www.ferghana.ru/article.php?id=6629

[8] RASHID A., Asie centrale, champ de guerres : Cinq républiques face à l'islam radical, Ed. Autrement (Frontières), Paris, 2002, pp. 124-139

[9] OROZALIEV V., « Klan Bakievykh i Narkotrafik : Kak Rastchichtchali Dorogou Narkote (Le clan des Bakiev et le narcotrafic : Comment ils ont ouvert la route au trafic de drogues) », Centrasia.ru, 18 Juin 2010, http://www.centrasia.ru/newsA.php?st=1276843680

[10] SEAN, Kyrgyzstan's Red Revolution Gets Redder », Sean's Russia Blog, 13 Juin 2010, http://seansrussiablog.org/2010/06/13/kyrgyzstans-red-revolution-gets-redder ; « Pourquoi le sud du Kirghizstan s'embrase ? », Le Monde, 14 Juin 2010, http://www.lemonde.fr/international/article/2010/06/13/pourquoi-le-sud-du-kirghizistan-s-embrase_1372103_3210.html#ens_id=1371930

[11] NAMATBAEVA T., «Des gangs criminels attisent les tensions ethniques », Canoë, 13 Juin 2010, http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/06/20100613-101525.html

[12] L' « adat » est la loi coutumière des nomades kirghiz, kazakhs et mongols. Par ses principes égalitaires et individualistes, elle s'oppose sur bien des points à la « charia » musulmane, plus suivie dans le sud sédentaire de la Kirghizie.

[13] Un « kouroultaï » est la réunion une assemblée traditionnelle de notables issus de plusieurs tribus dans la société nomade kirghize, ayant pour but de régler des décisions importantes relatives au maintien de la cohésion entre les tribus face à un danger extérieur commun et d' « élire » un représentant comme chef des tribus kirghizes confédérées, puis de le déposer en cas de dérive autoritaire.

[14] Représentant officiellement 14,5 % de la population (recensement de 2009), la communauté ouzbèke est très compacte dans le sud du pays (régions d'Och et de Djalal-Abad) et présente un taux démographique plus élevé que celui des Kirghiz, étant ainsi majoritaire dans plusieurs endroits du sud du pays (Arslanbob, Ouzgen...).

[15] KARIMOV D., « Islam Karimov : Sobytiia Na Iouge Kyrgyzstana Vyzvany Ne Mejetnitcheskim Konfliktom, A Podryvnymi Deïstviaimi, Organizovannymi Izvne (Islam Karimov : Les événéments dans le sud du Kirghizstan ne sont pas causés par des conflits inter-ethniques, mais par des actions subversives organisées de l'extérieur) », 24.kg, 21 Juin 2010, http://www.24kg.org/osh/77014-islam-karimov-sobytiya-na-yuge-kyrgyzstana.html

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