Pour le redémarrage de la papeterie de Docelles

Une délégation de l'association Sauver La Papeterie de Docelles s'est rendue, mercredi, au Parlement Européen pour rencontrer les députés Nathalie Griesbeck (groupe ALDE), Edouard Martin (groupe S&D) et Marie-Christine Vergiat (groupe GUE/NGL) et leur faire signer cette tribune. Avant que le tribunal de commerce d'Epinal ne rende son verdict le 29 septembre, les membres de l'association (salariés de la papeterie) essaient de sauver la plus vieille papeterie de France et ses 160 emplois. 

Une délégation de l'association Sauver La Papeterie de Docelles s'est rendue, mercredi, au Parlement Européen pour rencontrer les députés Nathalie Griesbeck (groupe ALDE), Edouard Martin (groupe S&D) et Marie-Christine Vergiat (groupe GUE/NGL) et leur faire signer cette tribune. Avant que le tribunal de commerce d'Epinal ne rende son verdict le 29 septembre, les membres de l'association (salariés de la papeterie) essaient de sauver la plus vieille papeterie de France et ses 160 emplois. 


 

En janvier 2013, le groupe finlandais UPM décide brusquement de vendre l’usine de Docelles, la plus vieille papeterie de France située dans les Vosges (en activité depuis 1478). Quelques mois plus tard, après avoir refusé l’offre d’un repreneur, UPM annonce sa décision de fermer le site, provoquant la disparition de 160 emplois directs.

 

Certains salariés ont monté un projet de reprise sous forme de SCOP (Société Coopérative et Participative). Ce projet se concentrait entre autres sur la fabrication de papiers d’emballage alimentaire et de papiers spéciaux destinés à la digigraphie, marchés qu’UPM avait choisi de ne pas aborder. 85 anciens salariés l'avaient rejoint, 30 personnes devaient être immédiatement recrutées. Il était prévu qu’en deux ans, les effectifs remontraient à 160 salariés.

 

Ce projet a reçu l'appui de l’Union régionale des SCOP, du Conseil régional de Lorraine, du Conseil général des Vosges, du cabinet du préfet. Un financement de 12 millions d'euros pour le fonctionnement a été réalisé associant la BPI et deux établissements bancaires. Le projet était bouclé fin février 2014.

 

UPM avait jusqu'alors indiqué que, faute de repreneurs, il laisserait l'usine aux salariés pour un euro symbolique. En février 2014, UPM exige une offre de la part des salariés. Ceux-ci réétudient leur capacité de financement et offrent 3 millions d'euros pour racheter les actifs à UPM. Le 5 mars 2014 : UPM refuse l'offre et indique qu'il en attend 10 à 12 millions.

 

Aujourd'hui cette usine est à l'abandon et aucun repreneur n’est en vue. UPM a décidé purement et simplement d'abandonner ces salariés en leur interdisant de reprendre une quelconque activité en rapport avec leur savoir-faire. Nous, parlementaires de différents bords politiques, exigeons que l'emploi soit prioritairement protégé et souhaitons que la justice oblige UPM à respecter ses engagements de session et d'aide financière envers ses anciens salariés regroupés en SCOP, et ainsi, que ce site industriel historique puisse reprendre son activité.

 

 

Les signataires :

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis; Guillaume Balas, député européen; Pervenche BERÈS, députée européenne; Alain Bocquet, député du Nord; Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis; Jean-Jacques Candelier, député du Nord; Patrice Carvalho, député de l’Oise; Gaby Charroux, député des Bouches-du Rhône; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme; Marc Dolez, député du Nord; Aurélie Filippetti, députée de Moselle; Christian Franqueville, député des Vosges; Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine; Nathalie Griesbeck, députée européenne; Chaynesse Khirouni, député de Meurthe-et-Moselle; Pierre Laurent, sénateur de Paris; Edouard Martin, député européen; Nicolas Sansu, député du Cher; Gabriel Serville, député de Guyane; Marie-Christine Vergiat, députée européenne; Marie-Jo Zimmermann, députée de Moselle.

 

 

 


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