Dans les transports #GareAuxRelous

« Le harcèlement de rue (...) est une manifestation du patriarcat, pas une fatalité », martèle le jeune collectif Stop Harcèlement de Rue alors que se déroule du 13 au 19 avril une semaine internationale destinée à mettre fin au harcèlement sexiste dans les espaces publics. 

« Le harcèlement de rue (...) est une manifestation du patriarcat, pas une fatalité », martèle le jeune collectif Stop Harcèlement de Rue alors que se déroule du 13 au 19 avril une semaine internationale destinée à mettre fin au harcèlement sexiste dans les espaces publics. 



La semaine internationale contre le harcèlement de rue se déroule du 13 avril au 19 avril 2015. Des militant-es anti sexistes du monde entier seront dans la rue pour rencontrer les passants, sensibiliser et faire réagir les acteurs et les pouvoirs publics. C’est seulement la deuxième année que des organismes français participent à cet événement. L’an dernier, le tout jeune collectif Stop Harcèlement de Rue avait profité de cette initiative pour se lancer en descendant dans la rue.

Il était né de cette simple prise de conscience : le harcèlement de rue, de plus en plus dénoncé, est une manifestation du patriarcat, pas une fatalité. Il existe des moyens de le stopper et d’insuffler un changement des mentalités pour un espace public partagé à égalité.

Stop Harcèlement de Rue a permis, par ses actions, de faire prendre conscience largement du phénomène. Les femmes, les gays, bi, et trans, particulièrement les jeunes, se sont emparé de la question. Le collectif a ainsi participé, à sa modeste échelle, à une mobilisation de personnes qui n’étaient pas engagées dans le féminisme jusqu’à lors. En portant la question du sexisme dans l’espace et l’agenda public, nous avons permis que le harcèlement de rue devienne un vrai sujet médiatique et politique. De nombreux partenariats sont en cours d’élaboration, des campagnes de prévention pourraient être mises en œuvre dans plusieurs villes, voire au niveau national.

Après le succès de nos actions de sensibilisation dans le métro, où nous avons donné des conseils pour réagir à plusieurs milliers de personnes, le ministère des transports et le secrétariat d’Etat à aux droits des femmes se sont emparé du problème. Le 16 avril, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE-fh) rendra un avis sur le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun. Nous avons proposé des mesures (signalisation, campagne de messages sonores, plateforme de témoignages, etc), qui pourraient changer les trajets de nombreuses personnes.

L’action des pouvoirs publics est indispensable à l’évolution des pratiques et des mentalités. Elle ne saurait se suffire à elle-même. Stop Harcèlement de Rue tient à la convergence des associations qui luttent contre le sexisme pour qu’elles proposent des démarches d’éducation populaire. Les stages pour développer des compétences de réaction se multiplient, les actions de réappropriation de l’espace public ou les réflexions sur l’urbanisme doivent se poursuivre.  Nous continuerons de développer des espaces de sensibilisation (festivals, bars, soirées étudiantes, etc), des ateliers dans les collèges et lycées, de la sensibilisation dans les transports. Les citoyen-nes peuvent, par leurs échanges et leurs réflexions, contribuer au changement de regard.

Cette semaine nous proposons une dizaine d’événements à Lyon, Lille et Paris.
Venez nous retrouver et ensemble mettons fin au harcèlement sexiste dans les espaces publics !

http://www.stopharcelementderue.org/
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