L’islam à l’épreuve de ses contrefaçons

Pour Abd Allah Yahya Darolles, vice-président de l’Institut des hautes études islamiques, « ce que les médias et certaines personnalités appellent islam radical n’est tout simplement ... pas l’islam » mais « une instrumentalisation de la religion à des fins idéologiques, que leurs visées soient politiques, nationalistes ou encore économiques ».

Pour Abd Allah Yahya Darolles, vice-président de l’Institut des hautes études islamiques« ce que les médias et certaines personnalités appellent islam radical n’est tout simplement ... pas l’islam » mais « une instrumentalisation de la religion à des fins idéologiques, que leurs visées soient politiques, nationalistes ou encore économiques ».

 




On ne compte plus aujourd’hui les “ lettres ouvertes ” ou les appels adressés par des personnalités, écrivains et journalistes, aux “ musulmans modérés ” pour qu’ils dénoncent les actions violentes commises depuis ces dernières semaines par des individus ou des mouvements se réclamant de l’islam, et prétendant agir “ au nom de Dieu ”.

Nous préférons, quant à nous, nous référer à un “ islam authentique ” plutôt qu’à un “ islam modéré ” : d’abord, parce que toute religion, y compris l’islam, est pacifique ; ensuite, parce qu’évoquer un islam modéré sous-entendrait qu’il existerait aussi un islam radical, et qu’ainsi l’islam pourrait se prêter à l’un ou l’autre choix !

« Nous avons fait de vous une communauté éloignée des extrêmes », lit-on dans le Coran, que l’on traduit aussi par « une communauté du juste milieu ». « La religion authentique est toujours une voie d’équilibre, jamais un instrument de pouvoir, d’orgueil et de vanité », affirmait le président de notre Institut, Yahya Pallavicini, dans un entretien publié récemment dans Il Corriere della Sera (21 août 2014). Comme toute religion, l’islam a pour vocation première le salut, voire, pour ceux qui ont un engagement plus intérieur, à l’instar des communautés monastiques d’autres traditions religieuses, la connaissance du mystère de Dieu. C’est en cela qu’il est “ authentique ”.

Ce que les médias et certaines personnalités appellent islam radical n’est tout simplement ... pas l’islam. Comme le faisait remarquer Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat et sénatrice de Paris, lors de l’affaire Merah, « les tenants de l’islam radical nient le socle abrahamique qui lie les trois monothéismes entre eux, et présentent un visage méconnaissable de la religion musulmane. Ils sont la négation de l’islam... L’islam n’est en rupture ni avec le judaïsme, ni avec le christianisme mais se situe dans leur continuité. La vision radicale n’est qu’une dérive sectaire » (lire ici).

Bien évidemment, l’unité de l’islam n’exclut pas les différentes tendances qu’ont pu prendre les communautés musulmanes à travers le monde, ni même des divergences entre les différentes écoles. Il est donc légitime de parler, avec Edwy Plenel, de « nos compatriotes musulmans dans la diversité d’origines, la pluralité de cultures et la plasticité de croyance que ces mots recouvrent » (lire ici). Mais ces différences, dont le Prophète Muhammad lui-même disait qu’elles étaient « une miséricorde », ne sauraient en aucune manière inclure les violences terroristes.

L’islam dit radical, qui conduit à la violence, n’est qu’une instrumentalisation de la religion à des fins idéologiques, que leurs visées soient politiques, nationalistes ou encore économiques. L’islam n’est d’ailleurs pas la seule religion victime d’une telle instrumentalisation pour des fins qui lui sont étrangères.

C’est donc à l’aune des principes et des pratiques de cet islam authentique, comme à celle des autres religions tout aussi authentiques, que nous voulons ici dénoncer les prétentions de groupes faussement islamiques, mais véritablement barbares et terroristes, qui prétendent légitimer leur action au nom de l’islam.

Plusieurs points méritent d’être éclaircis, qui reviennent de façon récurrente dans ces prétentions, et qui sont fréquemment relayés par les médias : d’abord l’exclusivisme religieux, puis le rejet et la haine des autres communautés ; ensuite la confusion du spirituel et du temporel, qui conduit à une conception dévoyée du prétendu jihad et à une parodie du califat ; enfin l’appel à la conversion comme licence pour exercer une violence aveugle.

Exclusivisme et diversité religieuse

La liberté religieuse est une évidence pour l’islam. En effet, toutes les révélations, dans leur succession, émanent du même Dieu unique, les différentes religions n’étant que les communautés des disciples des différents prophètes, qu’ils soient juifs, chrétiens ou autres.

Pour les musulmans, la révélation islamique n’est pas venue abolir les précédentes révélations, ni dénier l’authenticité des messages prophétiques qui ont précédé Muhammad, notamment ceux apportés par Moïse et Jésus dont la mère, la Vierge Marie, fait l’objet d’une sourate du Coran et d’une vénération particulière en islam.

La succession des différents prophètes et l’existence des différentes communautés sont reconnues par l’islam comme expression de la volonté divine : « A chacun de vous Nous avons assigné une Loi et une Voie. Si Dieu l’avait voulu Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il a voulu vous éprouver dans ce qu’Il vous a donné. Rivalisez entre vous dans les bonnes actions. Vous retournerez tous à Dieu. C’est alors qu’Il vous informera à propos de ce en quoi vous divergiez. » (Coran V : 48). Tous les croyants, de quelque forme religieuse qu’ils soient, sont appelés au salut : « Ceux qui croient : les juifs, les chrétiens et les sabéens, quiconque croit en Dieu et au Jour dernier, et fait le bien, n’éprouveront plus aucune crainte, et ils ne seront pas affligés. » (Coran II : 62)

Il n’y a donc, dans la perspective islamique, aucun exclusivisme envers les autres formes religieuses, mais l’obligation de les confirmer et de les protéger.

La protection accordée par l’islam aux autres religions

Muhammad était non seulement prophète, et donc autorité spirituelle pour les croyants le reconnaissant comme tel, et pour eux seulement, mais également détenteur du pouvoir temporel, sollicité comme “ arbitre équitable ” par les habitants de Médine appartenant à diverses communautés religieuses.

Dans la cité de Médine, il n’y avait donc nulle confusion entre la fonction prophétique et spirituelle qui concernait les musulmans, et la fonction d’arbitre équitable, reconnue dans le domaine temporel par l’ensemble des communautés qui avaient souhaité remettre cette fonction au Prophète. Chaque communauté relevait de sa propre loi, notamment les juifs et les chrétiens avec lesquels était créée une alliance, une entente, dont les termes furent précisés dans une Constitution (sahîfa). Celle-ci précisait concernant « l’alliance avec ceux dont la religion est le christianisme » que « Moi-même (Muhammad), les auxiliaires de Médine et mes fidèles, nous nous porterons à leur défense » et « Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour Dernier ». Cette alliance comportait bien entendu la garantie de la liberté religieuse, et la protection des édifices religieux.

Est-il nécessaire de rappeler, à l’image de la Cité de Médine, les nombreux exemples historiques de l’entente des musulmans avec les minorités juives et chrétiennes dans le monde musulman, de l’Espagne au Maroc, du Sénégal jusqu’en Perse, où la liberté religieuse et la protection de leurs communautés étaient garanties par des souverains respectueux du message de l’islam.

A-t-on oublié l’exemple de l’Emir Abdelkader ? Lors de son séjour à Damas, il y a un siècle et demi, l’Emir était intervenu avec ses compagnons, au péril de leur vie, pour protéger les chrétiens qui y vivaient, contre les exactions de certains prétendus musulmans.

C’est en ces termes que l’Emir s’adressa aux séditieux : « Votre conduite est impie... à quel degré d’abaissement êtes-vous descendus puisque je vois des musulmans se couvrir du sang de femmes et d’enfants ! Dieu n’a-t-il pas dit "Celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou des désordres dans le pays sera regardé comme le meurtrier du genre humain tout entier" ? » A la foule qui demandait que soient livrés les chrétiens, il répondit : « Les chrétiens : tant qu’un seul de ces vaillants soldats qui m’entourent sera debout, vous ne les aurez pas, car ils sont mes hôtes. Egorgeurs de femmes et d’enfants, fils du péché, essayez donc d’enlever de chez moi ces chrétiens auxquels j’ai donné asile, et je vous promets de vous faire voir un jour terrible... Et vous mes compagnons, que vos cœurs se réjouissent car, j’en prends Dieu à témoin, nous allons combattre pour une cause aussi sainte que celle pour laquelle nous combattions autre fois. »

Pendant plusieurs jours, l’Emir n’eut de cesse de mettre à l’abri, dans sa propriété, les chrétiens de la ville. L’intervention de l’Emir permit de sauver plusieurs milliers de chrétiens ainsi que les représentants diplomatiques des Etats occidentaux.

Plus près de nous, de nombreux juifs et communautés juives ont été protégés des horreurs de la seconde guerre mondiale par les autorités musulmanes, que ce soit, entre autres, le Sultan du Maroc, ou encore le Recteur et les imams de la Grande Mosquée de Paris, et ce, à l’heure où des Etats et des populations européennes étaient pris par la folie d’un exclusivisme racial.

L’ anachronisme du califat

La prétention de certains groupes au rétablissement du califat, par sa confusion du spirituel et du temporel, dénote un malentendu total sur les principes et l’histoire de la religion musulmane.

Une telle prétention, illégitime et anachronique, constitue, aux yeux de l’islam, une faute majeure, car elle traduit le refus de s’adapter à une situation temporelle voulue par Dieu. Il s’agit, en somme, d’une rébellion contre la volonté divine.

Si, du point de vue islamique, il n’y a pas de séparation totale entre le spirituel et le temporel, dans la mesure où l’unité entre ces plans différents est réalisée en chaque homme qui prie avec l’espérance du salut dans l’autre monde, tout en vivant conformément à une pratique vertueuse, dans ce monde, il y a néanmoins distinction entre les deux plans en ce qui concerne l’organisation des affaires ici-bas. De sorte que la gouvernance temporelle n’obéit pas aux mêmes règles que celles qui régissent l’autorité spirituelle.

Une tradition du Prophète Muhammad indique nettement cette distinction : « Donnez-leur (aux gouvernants) ce qui leur revient de droit et demandez à Dieu ce qui vous revient à vous-même. Dieu demandera compte à ces derniers des intérêts de leurs sujets. »

Le califat trouve son origine au moment de la succession du prophète Muhammad en tant que chef de la communauté formée par la cité de Médine.

Depuis les quatre premiers califes, désignés comme “ bien dirigés ”, qui étaient des compagnons éminents du Prophète Muhammad, en passant par les califes omeyyades et abbassides, puis ottomans, le califat a vu sa légitimité peu à peu s’affaiblir, jusqu’à son abolition officielle en 1924. Le Congrès international des savants musulmans réunis au Caire, en 1926, a confirmé que les conditions n’étaient plus remplies pour l’existence du califat. Tous les sages de l’islam s’accordent, depuis lors, pour affirmer qu’est « calife », au sens de « vicaire de Dieu sur la terre », tout croyant musulman qui accomplit sa vocation spirituelle et en témoigne dans le monde : il ne saurait s’agir d’une quelconque figure politique et encore moins d’un chef de guerre instrumentalisant la religion à des fins de pouvoir. Nous pourrions même ajouter, à la suite d'Abd al-Wahid Pallavicini, qu’« il n’y a pas actuellement d’Etats « islamiques », non seulement en raison de l’abolition du califat, mais surtout parce qu’islamique devrait signifier "soumis à la volonté de Dieu", de même que nous ne pouvons dire qu’il y ait en Europe des pays encore "chrétiens". »

De la parodie du jihad à la véritable barbarie

Le jihad, s’il a pu revêtir une forme militaire au cours de l’histoire, est avant tout un effort intérieur, un combat spirituel que le croyant mène contre son ego. Le Prophète Muhammad aimait à dire : « le combattant dans la voie de Dieu est celui qui livre combat à son âme », et non, serait-on tenté de dire, celui qui extermine ses voisins.

Précisons également que, même dans les temps où le combat militaire était légitime, celui-ci était encadré par des règles strictes pour éviter tout abus ou injustice. Il n’y a donc pas la moindre trace d’islam dans ces exactions commises par des barbares s’en prenant à des civils, des femmes, des enfants, des prêtres, détruisant les tombeaux de prophètes – qui sont d’ailleurs aussi ceux de l’islam – les édifices religieux des autres religions, et même ceux des mystiques de l’islam. En outre, le suicide constitue dans l’islam, comme dans toute tradition religieuse, une transgression majeure, ce qui délégitime d’office les « attentats suicides » prétendument commis « au nom de Dieu ».

Les actes terroristes auxquels nous assistons n’ont rien de spirituel, et ne sont rien d’autre que « traîtrise » et « sédition », selon les propres paroles du Prophète Muhammad qui avait d’ailleurs mis en garde contre des hommes de sa propre communauté « qui œuvreront pour le mal » et « qui liront le Coran mais dont la voix restera au fond de la gorge » : « ils passeront à côté de la religion comme la flèche qui manque sa cible, sans espoir de retour. »

C’est d’ailleurs au nom de ces parodies du jihad et du califat que ces groupes prétendent imposer une conversion aux autres communautés.

Conversion ou convergence ?

L’obligation de conversion imposée aux autres communautés religieuses apparaît, du point de vue islamique, comme de toute tradition religieuse, comme une aberration qui prend sa source dans l’exclusivisme confessionnel évoqué précédemment, erreur consistant à vouloir imposer sa propre forme religieuse à l’humanité entière. Ce faisant, l’exclusivisme méconnaît le message de toute doctrine religieuse qui, à l’opposé, entend la conversion comme une occasion de changement intérieur, une metanoia, une réorientation vers Dieu seul. Cette conversion, qui touche le rapport intime entre Dieu et le croyant, ne saurait en aucun cas être imposée, a fortiori, par la violence. « Pas de contrainte en religion », dit le Coran (Coran II : 256).

Cette liberté religieuse fait appel au libre arbitre de l’homme qui peut être croyant ou non croyant ou agnostique. « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? Aucune âme ne connaîtra la foi sans que Dieu ne l’ait permis. » (Coran X : 99-100)

La volonté d’imposer sa forme religieuse à d’autres, au besoin par la violence, met assez souvent en évidence le rôle de néophytes occidentaux, qu’ils soient d’origine européenne, américaine ou arabe, qui adoptent la forme islamique, et qui se “ convertissent ” ou “ retournent ” apparemment à l’islam, sous l’influence de prédicateurs formalistes et violents, dont le Prophète lui-même disait qu’il craignait pour sa communauté ces « guides aveugles ».

Ces néophytes, bien loin de toute transformation intérieure et de toute soumission à Dieu, adoptent les revendications idéologiques de certains groupes exclusivistes, sans aucune connaissance des principes et des pratiques orthodoxes, pas plus de l’islam que des autres religions. Ils cèdent à un romantisme dévoyé, prétendant imposer un “ nouvel ordre mondial” et temporel, et surenchérissant parfois, dans la barbarie, avec ces dirigeants aveugles.

De la responsabilité partagée des musulmans, des pouvoirs publics et des médias occidentaux

Les responsabilités des musulmans sont indéniables, et la perte diffuse de leur héritage spirituel et intellectuel est certainement à l’origine de ces dégénérescences qui aboutissent aux événements tragiques que nous connaissons. C’est ainsi que l’ancien directeur de la Fondation pour les études islamiques de Casablanca notait (La Croix du 22 août 2014) que « la faillite de l’éducation dans le monde musulman est le terreau de ce prétendu Etat islamique. »

Mais les amalgames véhiculés, en Occident, par des personnalités et des médias sont tout autant responsables, en renvoyant une image inversée de l’islam à des jeunes défavorisés, « abandonnés à leurs démons », par les gouvernants, comme l’écrit Edwy Plenel.

A ce propos, il convient de rappeler avec force qu’aucun musulman authentique ne peut, contrairement à ce qui est dit de manière récurrente, être antisémite, non plus qu’antichrétien. Et il nous semble aussi qu’aucun juif authentique ne peut être islamophobe ou antichrétien, et qu’aucun chrétien authentique ne peut être islamophobe ou antisémite.

Ces amalgames viennent encore d’être mis en évidence par des chercheurs (La fin de l’Ecole, PUF, août 2014) à travers des livres pourtant préconisés officiellement par le ministère de l’éducation nationale, et dans lesquels la figure du musulman est un étranger et les mots les plus fréquemment utilisés en corrélation avec l’islam sont terrorisme, attentats, guerre, 11-Septembre, Al-Qaïda, islamisme, ou encore viol, voile, contraintes, mort, attentat. On se demande comment l’enseignement de telles références peut éduquer, selon les mots d’Edwy Plenel « une jeunesse souvent sans repères » ou encore donner des repères à une jeunesse qui ne demande qu’à s’ouvrir aux autres jeunes, musulmans « à la fois semblables et différents ».

Une anecdote pour finir. Alors que l’Institut des hautes études islamiques s’investit depuis une vingtaine d’années dans des actions de formation, de rencontres et d’échanges entre représentants des différentes traditions religieuses, des pouvoirs publics, des universitaires et des médias, ses responsables avaient partagé, avec des journalistes et de hauts représentants de l’administration française, le constat que l’Institut était peu associé aux émissions télévisées, ses interventions peu relayées dans les médias, ou encore qu’il était peu aidé par les pouvoirs publics dans la mise en œuvre d’actions de formation envers les jeunes publics. Il leur fut répondu que « l’on ne s’intéresse pas aux trains qui arrivent à l’heure » !

Pourtant, peut-être faudrait-il, au contraire, que les médias donnent la parole à ces trains qui arrivent à l’heure et qui se réfèrent à un islam authentique, même si les considérations religieuses ou spirituelles semblent rebuter nos concitoyens, qui préfèrent sans doute des débats plus « terre-à-terre ». Mais devant l’urgence de la situation, il nous paraît hautement souhaitable que les pouvoirs publics aident à la mise en œuvre de formations qui permettent le vivre-ensemble, et ouvrent à la richesse de la diversité, sans remettre en cause l’unité, l’intégrité et la laïcité de la République. Cela contribuerait certainement à endiguer les dérives que nous connaissons.

Quant aux croyants et aux responsables des différentes religions, à l’heure où tant de rencontres internationales n’aboutissent pas à la résolution des conflits, car elles se situent seulement sur un plan politico-diplomatique, il leur revient d’engager un authentique jihad intellectuel et spirituel, pour distinguer le bon grain de l’ivraie, et rejoindre cette “ Terre Sainte ” intérieure commune à tous. Cet effort, auquel sont appelés les croyants, implique non seulement la reconnaissance du Dieu unique de ces différentes religions, mais aussi une mutuelle reconnaissance de la validité immanente de ces mêmes religions, qui peut seule conduire à la Paix véritable, sens authentique du mot islam.

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