113. "Les violences policières n'existent pas en démocratie" N'avouez JAMAIS.

"N'avouez jamais" est une préconisation très ancienne, bien connue des bandits. Le négationnisme en politique révèle un mépris absolu contre les victimes et contre l'opinion publique. Proclamé après le très grand nombre de cas documentés, cela affirme la volonté de continuer à punir tous ceux qui osent protester contre l'injustice et défendre la démocratie en régression.

La négation totale de violences policières malgré tous les enregistrements, leur impunité souvent grâce à des faux et usage de faux 

sont significatifs de la volonté de continuer.

Cela révèle un mépris absolu pour la population :

après la loi Darmanin, et l'interdiction d'images qui pourraient contrer les mensonges habituels, n'importe qui sera menacé à tout moment d'une intervention brutale

et aller dans un commissariat sera à risques et périls.

On ne parle pas d'un autre article inacceptable :

qui autorise de confier des tâches régaliennes à des sociétés privées, à qui rapidement les moyens et protections acquis à la police seront élargis.

Sans réduire la responsabilité de celui qui vise à la tête, ou lance une grenade sur la foule, les violences contestées sont organisées, équipées, protégées jusqu'au sommet de l'Etat qui ose nier.  Punir est une politique délibérée qui commence à se doubler de surveillance-répressive visant à écraser le contestation avant qu'elle ne se concrétise. Champ expérimental autour de BURE. et écrasement des ZAD.

C'est le prix exigé par les grands groupes d'économie et de finance pour leurs profits croissants.

Les guerres contre les peuples (par des armées d'Etats, ou par des islamistes terroristes principalement contre les populations musulmanes) s'étendent, toujours niées ou couvertes par des "bonnes raisons" mensongères. (ou par un faux purisme religieux).

L'obstination de la Turquie à nier le génocide des Arméniens se traduit par sa haine et ses attaques furieuses contre les Kurdes.

Les exemples de ce négationnisme mensonger ou vertueux abondent, hélas.

Le négationnisme insincère n'est jamais innocent.

Reste la violence du côté manifestants. Des témoignages de CRS ne peuvent être mis en doute.

A la racine, il y a l'intransigence gouvernementale depuis que Sarkozy a proclamé que la loi n'est pas faite par le rue.

Désormais, les projets de loi sont non négociables, sauf à la marge avec des partis de même obédience. Tous les amendements autres que LR pendant ce quinquennat sont rejetés, y compris en commission parlementaire.

Toutes les instances paritaires, où l'opposition peut s'exprimer, sont réduite à un formalisme : dites ce que vous voulez, on n'en tiendra aucun compte.

De sorte que ceux qui descendent dans la rue voient bien la menace portée par les nouvelles lois, et la surdité du gouvernement exaspère. Les journaux ne mettent que 10 lignes sur les manifs traditionnelles, en n'indiquant que le chiffre de la préfecture...

Dans ces conditions exaspérantes, comment se faire entendre ? Mais ça ne dépasse pas des bris de mobilier ou de vitrines symboliques.

L'extrême-droite a intérêt à faire dégénérer les manifs

Par ailleurs, Pierre Haffner a signalé récemment la présence dans les manifs d'agents russes qu'il sait reconnaître. et la perturbation dans les pays d'UE est une tactique du Kremlin. Cela peut expliquer certaines initiatives particulièrement brutales contre la police qui dénotent un professionnalisme inhabituel.

La violation du fonctionnement démocratique par le gouvernement ouvre la porte à toutes sortes de dérapages, surtout qu'est évidente la volonté du gouvernement de punir et de dissuader le plus de monde, notamment en faisant des blessés. 

Et la tromperie comme moyen majeur de gouvernance est un procédé qui s'use vite.

 

 

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