1. Management

Management :  Ce mot évoque ordinairement un travail en équipe emmené dans l’enthousiasme. Modèle : le chef d’orchestre. Jusque dans les années 80/90, on ne parlait pas de management. La production industrielle comme l’activité des sociétés étaient organisées en collectifs de travail, sous une direction et un encadrement de type militaire.

Management :  Ce mot évoque ordinairement un travail en équipe emmené dans l’enthousiasme. Modèle : le chef d’orchestre.

 Jusque dans les années 80/90, on ne parlait pas de management. La production industrielle comme l’activité des sociétés étaient organisées en collectifs de travail, sous une direction et un encadrement de type militaire. Les salariés étaient logiquement conduits à surmonter les divisions et à s’unir pour appuyer les salaires et les conditions de travail. « Faire plier le patron ». Au fil du temps, les centrales syndicales ont de moins en moins organisé le rapport de forces, de plus en plus fait de la représentation dans d’innombrables instances paritaires.

Depuis les années 90 , avec le management et la nouvelle organisation du travail, la hiérarchie est effacée dans des organigrammes croisés illisibles, au fil de multiples réorganisations et changements de service. Les salariés doivent assimiler de multiples directives, procédures émanant de directeurs différents, toutes prioritaires, plus ou moins cohérentes. Ils doivent admettre le chiffrage de leurs activités, remplir des tableaux de bord, être évalués fréquemment. Chacun mis en rivalité avec ses collègues, convaincu d’être menacé par tous.

Le vocabulaire employé lors des évaluations est sidérant : performance, compétences, « potentiel », efficience (= rentabilité = faire toujours plus avec toujours moins), dépassement de soi, réalisation de sa personnalité. Alors que chacun est contraint à renoncer à ses aspirations profondes, à sacrifier sa vie privée, ses jours, ses nuits, ses vacances. Les individualités sont formatées en  brutes agressives pour accroître le profit des actionnaires à tout prix.

Les collectifs de travail sont éclatés, chaque salarié est réputé porter l’avenir de l’entreprise en concurrence avec ses ex-collègues. Les réunions de coordination n’y changent rien. Chacun est constamment sur ses gardes à calculer le risque d’être pris en défaut.

La solidarité, fondement de l’action collective est détruite.

La certitude d’être constamment en danger devient une obsession à en oublier sa famille, à en perdre le sommeil, jusqu’au burn out. Parfois jusqu’au suicide.

La formule "Intelligence émotionnelle" recycle la très ancienne méthode des gourous de sectes : chaude famille protectrice avec ses fêtes et ses initiations pour les disciples totalement soumis où chacun livre son intimité; terrorisme psychique à la moindre résistance. Une formation, de l'entraînement existent afin qu'un manager sache détruire psychiquement un collaborateur.

Trop souvent, management rime avec maltraitance organisée.

Cela peut s’expliquer par une décision secrète de délocalisation ou de fermeture : éliminer sans payer de licenciement. Ou d’abandon d’une activité (La Posteélimine depuis qu’elle devient une banque)

Ou par la volonté de casser la combattivité, éliminer les résistants, les remplacer par des jeunes que l’on compte trier et formater à l’embauche.

 Apparu au Japon dans les années 80 avec une flambée de suicides, ce type de management a été installé dans nos entreprises dans les années 90. Puis dans l’Etat dans les années 2000, les collectivités territoriales et le secteur associatif qui leur est associé.

Cela a contribué à pourrir le service public, à en éliminer les principes et l’esprit. Il vise à détruire les résistances à ces dégradations.

 Ce fonctionnement est évidemment préjudiciable à la production de l’entreprise. Malfaçons, catastrophes sanitaires ou environnementales se multiplient.

 

Balayées les finalités de la production et des services publics (répondre à des besoins de la population, désormais de trop).

Tout est mobilisé pour la prospérité financière, au détriment de la population et de la planète. 

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 Le stress, une méthode de management comme une autre ? - Libération

www.liberation.fr/.../le-stress-une-methode-de-management-comme-une-autre_86136...

18 nov. 2012 - Il en est sûr, il y a un «bon stress» qui favorise la créativité. ... «Je vous donne tout de suite les sept leviers du management», lance Catherine, ...

Management par le stress : définition - Ooreka

https://carriere.ooreka.fr › L’expatriation › À la loupe

Ce n'est un secret pour personne, le stress est de plus en plus présent dans le monde du travail : 4 salariés sur 10 se disent stressés et 9 cadres sur 10 se ...

Management par le stress ou par la confiance ? - Les Echos.fr

https://www.lesechos.fr › Idées - Débats › Le Cercle

3 mai 2016 - Pourquoi le management par la confiance répond davantage aux besoins du marché ? Stress ou confiance. - Renforcer les contrôles, fixer des ...

France Télécom et le management par la peur | Psychologies.com

www.psychologies.com › ... › Articles et Dossiers › Quand le travail fait mal

On l'appelle communément le « management par le stress ». Généralisé dans de nombreuses entreprises, il est devenu emblématique de France Télécom.

Série de 5 billets de Marcuss :  https://blogs.mediapart.fr/edition/le-management-au-service-de-l-exploitation-capitaliste-0  Août et septembre 2019.

 

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