Billet de blog 8 juil. 2022

michel-lyon
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Etat des lieux 2. ... La vie humaine menacée.

Sites miniers empoisonnés dans l'Hexagone et en Outremer. L'extinction des espèces et la mort d'écosystèmes menacent les populations les plus pauvres. Captages abusifs de l'eau douce trop souvent polluée. Lourdes perturbations des océans. Déchets nuclaires. Aboutissement de 50 ans du système néolibéral totalement hors contrôle.

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https://reporterre.net/Exclusif-la-liste-des-sites-miniers-empoisonnes-que-l-Etat-dissimule utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=juin2022

https://blogs.mediapart.fr/factory/blog/251120/leffet-caustique-de-la-chimie-minerale

https://www.mediapart.fr/journal/international/080722/extinction-des-especes-le-giec-de-la-biodiversite-pointe-l-impact-sur-les-plus-pauvres

Les captages abusifs de cours d'eau ou sur zônes humides conjugués avec la fonte irréversible des glaciers et la disparition des chutes de neige aboutissent à un assèchement des terres, des montagnes et des nappes phréatiques.  

La fonte des glaces polaires modifie les courants marins et les équilibres thermiques des océans, avec impact sur les espèces marines déjà asphyxiées par nos déchets de matières plastiques.

Montée des niveaux marins plus rapide que prévu. Lire série d'articles Reporterre.

Les Océans sont notre poubelle      https://blogs.mediapart.fr/factory/blog/230620/le-polymere-est-une-ordure

Déchets nuclaires amassés sans solution.     

Le choix de planter d'immenses pinèdes hautement inflammables Mais celle de teste est un cas particulier *

https://blogs.mediapart.fr/factory/blog/010621/le-nucleaire-pour-quoi-faire

https://blogs.mediapart.fr/factory/blog/220121/la-chimie-organique-de-la-teinture-aux-pesticides-neurotoxiques

Or le système industriel, commercial et financier constitué à l'échelle de la planète échappe à tout contrôle. Il domine les Etats et provoque les guerres.

Il est même en incapacité totale d'autocontrôle. 

https://blogs.mediapart.fr/834921/blog/210120/paysages-industriels-i 

https://blogs.mediapart.fr/834921/blog/240120/paysages-industriels-ii, iii  et iiii

* Pinède Teste de Buch Extrait de l'article https://reporterre.net/Incendie-de-La-Teste-de-Buch-cessons-d-accuser-les-ecolos    (...)Ceux qui ne connaissent des forêts landaises que les pinèdes et leurs alignements rectilignes ne peuvent pas imaginer ce qu’était la « Grande Montagne » qui constituait l’essentiel de la forêt usagère de La Teste et que l’incendie toujours en cours a détruit en très grande partie. Ces dunes côtières couvertes de végétation étaient le témoin de plus de deux mille ans d’interactions entre nature et activités humaines. Le paysage singulier des reliefs boisés de cette forêt, la variété de ses espèces d’arbres, les vestiges de l’ancienne activité résinière, la richesse de sa biodiversité en faisaient un lieu exceptionnel.

Cette richesse naturelle était liée au statut de forêt usagère [1] [une forêt originelle qui se régénère naturellement depuis des siècles ; ici sur 3 650 hectares], qui empêchait une exploitation économique de la forêt, puisque si les parcelles et le droit d’exploitation de la résine relevaient de la propriété privée, les arbres étaient propriété collective des « usagers », c’est-à-dire des habitants des communes voisines [Aux XIXe et XXe siècles, les habitants ont obtenu des droits d’usage permettant notamment de prélever du bois pour leurs besoins propres ; désormais « les ayant Pins » sont les propriétaires de parcelles]. Un tel statut avait permis de faire perdurer une régénération naturelle dans une région où le massif forestier, destiné à la production de bois, est produit par plantation ou semis.

Jusque dans les années 1970, l’exploitation de la résine a constitué, pour les propriétaires, un revenu qui n’existe plus. Face à cette perte financière, certains d’entre eux aimeraient jouir à leur guise de l’exploitation du bois en transformant la forêt en futaie régulière, régulièrement coupée et replantée, et centrée sur la production sylvicole. Mais les mesures de protection (site classé, ZNIEFF, SIC [2]) et le statut juridique spécifique avaient permis de résister à ces perspectives pour que perdure la seule forêt naturelle de cette importance dans les Landes de Gascogne.  (...)

Alerte de "POLLINIS" <info@pollinis.org>  du 31 août 2022   Pesticides et autres dans les cours d'eau, brouillards, pluies et sols :

 ... De premières études menées sur le terrain relèvent des taux de concentration en pesticides chimiques alarmants :

> En Allemagne, sur 101 cours d’eau étudiés (1), 80 % contiennent des pesticides à des niveaux qui dépassent les concentrations règlementaires jugées acceptables par l’Union européenne.

> Dans la plaine de Chizé, dans les Deux-Sèvres, des scientifiques ont constaté que 90 % des sols étaient pollués par un mélange d'au moins un insecticide, un fongicide et un herbicide, et ont trouvé des traces de pesticides dans les sols non traités, à des concentration dépassant les seuils réglementaires dans un cas sur 10 (2).

> Des traces de pesticides ont été retrouvées jusque dans les glaces de l’Arctique (3), dans l’eau des glaciers alpins (4) et dans le brouillard des forêts tropicales (5).

Ces paysages qui nous sont chers et que nous pensions préservés, sont peut-être rongés par une contamination fantôme d’une ampleur inconnue jusque-là, aux conséquences dramatiques pour l’ensemble des êtres vivants.

Des molécules tenaces, qui ne disparaissent pas après le traitement des cultures agricoles mais s’infiltrent dans les sols, les nappes phréatiques et les cours d'eau. 

Elles s’évaporent et retombent sur la terre en gouttes de pluie toxiques, s’infiltrent dans les sols des prairies, des forêts et des parcs protégés ; contaminent à leur tour les cultures biologiques et les fleurs sauvages…

… que butinent les abeilles et les pollinisateurs sauvages, des insectes particulièrement vulnérables aux effets délétères des pesticides.

Comment ces précieux butineurs déjà menacés d’extinction sont-ils censés survivre si leur habitat et les plantes qu’ils butinent sont imbibés de pesticides qui leur sont toxiques ? 

>>> Dans 74 % des sols étudiés (6), les chercheurs ont retrouvé un mélange du fongicide omnicide boscalid, qui s’attaque à la respiration cellulaire de tous les êtres vivants (7), et du néonicotinoïde imidaclopride, interdit en France et en Europe à cause de ses effets mortels sur les abeilles (8).

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