116. Confinement, télétravail, distanciation, traçage, dénonciation, intention

Confinement, couvre-feu, télétravail, distanciation, masque, solution hydroalcoolique, traçage, quarantaine, dénonciation, intention fautive des regroupements... Voici le nouveau formatage de peur collective "pour gagner sur le virus". Interrogeons ce qui produit et propulse sa diffusion, afin d'enrayer ses mutations et donc multiplication de vaccins...

Confinement, couvre-feu, télétravail, distanciation, masque, solution hydroalcoolique, traçage, quarantaine, dénonciation, intention fautive des regroupements...

Depuis bientôt un an  on nous ligote le cervelle avec ce vocabulaire de peurs, organisant notre isolement social et la peur des autres qu'il faut surveiller et dénoncer.

Discours magique, infantilisant. Jamais la connaissance scientifique n'est produite pour donner à chacun la possibilité d'adapter ses conditions de vie.

Gouvernance imbécile par injonctions qui veulent ignorer le réel de nos vies de quartiers :  Com' et illusionnisme.

Le 25 mars 2020 mon billet de blog montrait que la crise sanitaire  résulte de 9 crises anciennes  

Crise écologique et crise sanitaire : la carte des espèces dont l'habitat est détruit recouvre celle des départs d'épidémies. L'élevage industrialisé est une fabrique de virus, en plus de martyriser les animaux pour fournir des produits médiocres.. Les pollutions qui s'additionnent affaiblissent l'immunité corporelle.

Crise climatique et  crise de l'eau potable.

Crise économique  : la diffusion des virus suit la circulation planétaire des fabrications et des marchandises centuplée. La panne de "l'atelier du monde" puis le confinement généralisé paralysent tout. Tentatives très limitées pour maintenir certaines activités  au péril de ceux qui y travaillent, favorisent grossièrement la grande distribution, écrasent les petits producteurs.

Crises sociales : les pays dont l'infrastructure étatique naissante a été affaiblie par les réformes dites structurelles, ont plongé ces pays dans la misère, le chaos politique et le banditisme. La tradition des soins est détruite, l'infrastructure moderne inexistante. Dans les pays riches, la population est confrontée à la casse des services publics qui assuraient l'égalité en droits sociaux et en soins, et se heurte à de brutales répressions punitives. 

Crise du système pénal : Les détenus approchant de la fin de peine sont libérés en raison de le surpopulation des cellules et de la contagion partagée avec les gardiens... Evidemment libérés précipitamment sans préparation, donc sans travail ni ressources...  Au lieu d'un travail de réinsertion. Réponse récente les LBD.

Crise politique :  Sous couvert de mobilisation sanitaire les instances démocratiques sont en veilleuse, remplacées par un Comité de Défense et par des ordonnances hors Constitution. Les forces armées s'agitent. Le nouveau délit d' "intention de mise en danger d'autrui" équivalent de l'"intelligence avec l'ennemi",  dénué de réalité  peut piéger certains tribunaux. Le carcan financier et policier empêche que des alternatives émergent qui combattraient ces 9 crises de fond.

Et crise financière : l'arrêt de l'économie provoque une crise de confiance et gonfle une méga bulle monétaire.. Le système bancaire est menacé d'implosion. En plus du creusement d'une "dette qu'il faudra combler", c'est à dire payer 2 fois.

Crise des dominants en rivalités aiguës entre eux : le résultat global est ingouvernable. Droit dans le mur !

Crise systémique : la domination néolibérale est mise à nu dans son absurdité et monstruosité globale.  Elle ne supporte pas qu'émerge la volonté populaire.  Le discours nouveau qui tétanise les populations dans la peur du virus diabolisé lui convient à merveille : les gouvernants asservis ont moins à craindre le mouvement populaire.

Un point commun : tout cela semble ne concerner que les Blancs. Invisibilisation des personnes issues des colonies. Les femmes racisées sont aide-soignantes en Ehpad, ou femmes de ménage en hôpitaux. les hommes sont livreurs ou agents d'entretien. L'Outremer est rarement évoqué en médias publics ou de façon péjorative. 

Pour quel avenir ?  dépendant de l'industrie pharmaceutique et de la multiplication de vaccins !

Les gouvernements successifs asservis à la finance délocalisée, ont aidé l'aggravation de chacune de ces crises qui contribuent à la prospérité du virus. Et dans l'opacité de la com',  s'empressent de les aggraver et d'aggraver la mise en dépendance du pays.

 

Les forces de progrès pour l'humanité et pour la nature, 

ont leur programme d'action très concret tracé par cet inventaire pour être porté par un mouvement populaire inventif. 

Ni  com',  ni coups   :  Mais  des  actes !

 

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