87. "Individualiser les retraites"

Le calcul par points (par quel procédé de calcul ???) et la valeur du point ajustée selon les cadeaux que le gouvernement distribue à ses commanditaires, voilà ce qu'on ne découvrira qu'en entrant à la retraite. L'opacité c'est aussi la gestion de masse par logiciel, qui se généralise dans tous les organismes de gestion publique ou privée. Sans recours.

1. Le calcul par points, par quel procédé de calcul (?) et la valeur du point ajustée selon les cadeaux que le gouvernement distribue à ses commanditaires, voilà ce qu'on ne découvrira qu'en entrant à la retraite.

Nouveau principe néolibéral : 

Supprimer le droit 

Faire en sorte que les administrés n'y comprennent rien. Ne céder aucune précision, ni calcul justificatif.

L'individualisation des retraites a ce motif directeur immédiat.  

Et la compression des pensions poussera à cotiser encore et toujours vers un banquier.

 

2. Gérée par logiciels :

Ayant eu à traiter la succession suite à deux décès récents, j'ai été confronté à la gestion par logiciels de services publics, de banques, de caisses de retraites et retraites complémentaires, mutuelles, caisses de sécurité sociale, régie d'immeubles... La Caisse d'Epargne tient un record de non-réponse, d'opacité et de retard à agir. Cela contribue à l'autoritarisme gouvernemental.

Et j'ai constaté :

que la gestion par logiciels s'est généralisée, supprimant l'interlocuteur humain, 

que cette gestion est totalement opaque, n'énonce jamais votre droit, ne justifie jamais par l'énoncé d'un texte de référence.  La clôture du compte cité en référence nous a conduit à vous verser le montant de xxxx euros.  Salutations.

que vos réclamations sont systématiquement éludées, la saisine de voies de recours d'autant plus impraticable. Un crétinisme bureaucratique pour nous faire renoncer à nos droits.

L'enjeu de la suppression des systèmes spéciaux de retraite est de tout bourrer dans la gestion minimale par logiciel unique. (=inique)

 Chaque organisme fera sa tambouille. 

Cela décrit la galère qui attend chacun pour sa pension de retraite désormais imprévisible. (quand les godillots l'auront votée)

Pire : il sera impossible à la Cour des Comptes d'évaluer la proportion de crédits utilisés par l'organisme gestionnaire (privé, bien sûr) pour son fonctionnement,se bâtir un palais, engraisser une pléthore de directeurs... 

Le privé va se gaver. Et nos pensions de retraites subiront silencieusement une érosion permanente.

 

Voila l'enjeu pour lequel l'Intérieur vient de mettre une décoration sanglante sur le poitrail des meilleurs de ses éléments.

 

L'autoritarisme bureaucratique généralisé est un versant de l'autoritarisme gouvernemental.

 

 https://www.mediapart.fr/journal/france/190719/reforme-des-retraites-les-questions-qui-fachent

 

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