Plusieurs affaires liées à des mouvements non violents de désobéissance civile en font état ces derniers temps. Jean-Baptiste Libouban (82 ans), Sophie Jallier et Rémi Filliau du collectif Les Désobéissants, ou encore les concertistes équipés de casseroles du meeting de François Fillon à Calais, ont tous été réprimés pour avoir exprimé leur malaise sur la scène publique. Ils se revendiquent comme « défenseurs de la vérité et du bien commun ».

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Selon Me Eduardo Mariotti, avocat spécialisé dans la défense de manifestants, « depuis les manifestations contre la loi Travail, il y a une aggravation dans les répressions des manifestations, quelles qu’elles soient ». Cependant, « la condition pour mettre quelqu’un en garde à vue est d’avoir un ou plusieurs indices permettant de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre une infraction, explique-t-il « mais souvent, quand il est question de manifestations pacifiques, comme elles ne sont pas punissables, les procureurs cherchent des prétextes et des moyens détournés pour recourir à la garde à vue. Ils cherchent des délits à imputer aux personnes pour les décourager. Ce qui semble être le cas en l’espèce puisque dans les trois affaires, il n’est jamais question d’actes condamnables en soi. On peut parler de systématisation de la répression des manifestants, peu importe la manière de manifester ».

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