C16. Dérèglement climatique : On y est.

Aucune suite réelle aux alertes multipliées depuis 30 ans : Option camions-cars au lieu du ferré, Tout (ou presque) en énergie fossile. Destruction massive de la forêt tropicale...Guerres contre les peuples, J'ouvre une série C16, consacrée aux effets des crimes écologiques contre la nature et contre l'humanité. Les cartes du monde données par Météo France sont terrifiantes.

http://www.meteo-spatiale.fr/src/images_en_direct-vue_globale.php

1.Les images ci-dessous sont réalisées à partir des données du satellite défilant européen MetOp. Le satellite observe la totalité de la surface terrestre toutes les 12 heures. 

Température de surface de la mer - Metop-B 
26/07/2018 à 00h00 (UTC)

Dans les zones dépourvues de nuages, les canaux infrarouges de MetOp permettent de connaître la Température de surface de la Terre. Il s'agit dans l'exemple présenté ci-dessous de Température de surface de la mer à très haute résolution. Elle est représentée par une échelle de Température (du bleu au rouge : de 0 à 25°C), les zones grises représentent, quant à elles, les surfaces continentales ou les zones de présence de nuages pour lesquelles les mesures de surface de la mer sont indisponibles.

Ici

 

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 Chaleur : des records dans le monde entier  (l'article avec cartes)

 25/07/2018

En ce mois de juillet, plusieurs régions du monde observent des épisodes de chaleur extrême, et en particulier sur l'hémisphère Nord, où c'est actuellement le cœur de la saison chaude.

Ces vagues de chaleur sont comme souvent liées à des « dômes d'air chaud » peu mobiles, pouvant parfois stagner sur une même zone pendant quelques semaines, voire des mois. Le plus exceptionnel d'entre eux est probablement celui qui touche la Scandinavie.
Cela ne veut bien sûr pas dire qu'il fait chaud partout, car d'autres régions du monde connaissent en revanche des températures inférieures aux moyennes climatologiques, mais à l'échelle globale les anomalies chaudes sont prédominantes et plus intenses que les anomalies froides.

 

 

2. L'Europe du Nord en surchauffe

Un puissant dôme d'air chaud associé à des hautes pressions isolées à des latitudes plus septentrionales que d'ordinaire (phénomène appelé « situation de blocage » ou « blocage anticyclonique ») persiste de façon remarquable depuis plusieurs semaines. Il s'est en particulier renforcé depuis la mi-juillet sur la Fennoscandie (on parle dans ce cas précis de « blocage scandinave »). Du 16 au 19 juillet, la chaleur a atteint des records dans les fjords norvégiens, le nord de la Suède et de la Finlande.

En Norvège, la température est montée jusqu'à 33.7°C à la fois le 16 juillet à Frosta et le 18 juillet à Drag (record de juillet pour le comté de Nordland). Plusieurs stations ont observé un nouveau record absolu tous mois confondus (32.4°C à l'aéroport de Trondheim-Vaernes, 30.4°C à Bodo, en Norvège, 32.6°C à Mo I Rana et à Namsskogan le 18/07). Plusieurs records de chaleur jusqu'à l'extrémité nord de la Scandinavie le 19 juillet (en Laponie norvégienne, comté du Finnmark) parfois à plus de 70°N de latitude comme par exemple les 33°C à Lakselv ou 32.7°C à Berlevåg, soit plus de 15 degrés au-dessus des moyennes climatologiques !
Dans la nuit du 18 au 19 juillet, sous l'influence de vents de sud soufflant jusqu'au nord de la Scandinavie, la température n'est pas descendue sous 25.2°C au phare de Makkaur (à une latitude de 70.7°N sur la côte nord du Finnmark, au bord de la mer de Barents ! Il s'agit de la nuit la plus chaude jamais observée dans le nord de la Scandinavie et le record pour l'Arctique.

En Suède, on a relevé jusqu'à 34.4°C à Uppsala le 16 juillet, température la plus haute dans cette ville depuis 1975. Un record absolu a été battu près du cercle polaire à Kvikkjokk avec 32.5°C le 17/07.
En Finlande, le mercure est monté jusqu'à 33.7°C à Vaasa le 18 juillet. En près de 60 ans de mesures, seule la vague de chaleur de fin juillet 2010 avait atteint des niveaux de température plus élevés en Finlande (jusqu'à 37.2°C dans le sud-est du pays le 29 juillet 2010). Les 33.4°C mesurés ce 18/07 à Utsjoki Kevo (à plus de 69°N de latitude!) sont un nouveau record absolu de chaleur pour la Laponie finlandaise. Records aussi à Rovaniemi (32.2°C) ou encore à Sodankyla (32.1°C).
En Laponie russe, Mourmansk a dépassé la barre des 30°C pendant 4 jours consécutifs du 17 au 20 juillet (jusqu'à 32.2°C le 18/07) et ce seuil est de nouveau atteint ce 25 juillet.

Cette chaleur est aussi associée à une sécheresse persistante, qui a favorisé le développement d'incendies en Suède. Une autre conséquence de ces excédents thermiques est une remontée assez spectaculaire des températures de baignade en mer Baltique : elles atteignent depuis une semaine entre 20 et 24°C, voire localement plus de 25°C au voisinage du golfe de Finlande, des niveaux dignes de nos plages méditerranéennes !
La chaleur et la sécheresse ont été particulièrement persistantes entre les îles britanniques et la Fennoscandie, parfois depuis le mois de mai. Sur le trimestre mai-juin-juillet, l'excédent thermique atteint autour de 4°C à Oslo (une telle anomalie sur une période de 3 mois est exceptionnelle, du même ordre que celle observée en France lors de l'été 2003).

3. au Sahara algérien : 51,3°

Températures exceptionnelles le 5 juillet avec 51.3°C à Ouargla, record absolu pour l'Algérie (précédent record algérien : 50.6°C à In Salah le 12 juillet 2002) mais aussi pour l'ensemble du continent africain (en tout cas depuis qu'on dispose de relevés fiables).
Cette chaleur, principalement algérienne, a ponctuellement débordé sur la Tunisie : des niveaux records ont été observés à Tozeur (49.2°C le 5/07) puis à Kairouan (48.3°C le 14/07). Plus récemment, Touggourt (Algérie) a aussi battu son record absolu (49.6°C le 21/07).
De nouvelles pointes à plus de 50°C sont encore attendues d'ici la fin du mois dans le Sahara algérien.

 

 

4. Record national japonais battu avec 41,1° à Kumagaya

Une intense canicule s'est mise en place sur le Japon à partir du 14 juillet et perdure encore à ce jour (au 25 juillet). La chaleur exceptionnelle s'est aussi propagée vers la Corée du Sud et du Nord après le 20 juillet.

Le 23 juillet, la température a atteint un exceptionnel 41,1°C à Kumagaya (50 km au nord-ouest de Tokyo), un nouveau record absolu national de chaleur pour le Japon dépassant les 41.0°C du 12 août 2013 mesurés à Shimanto.
Ce jour-là, Tokyo a aussi atteint 39°C, soit la troisième température la plus élevée jamais mesurée dans la capitale nippone en 144 années de mesures (pas loin du record absolu de 39.5°C datant de juillet 2004).

Du 14 au 25 juillet, Kyoto a dépassé à 8 reprises son ancien record mensuel de chaleur (qui était de 38.3°C) et à même égalé son record absolu tous mois confondus avec 39.8°C le 19/07, le tout avec des températures minimales nocturnes comprises entre 25 et 29°C !

En Corée du Sud, Séoul a atteint 38°C le 22 juillet (à 0.4° de son record absolu). La nuit suivante a été exceptionnellement chaude avec une minimale de 29.2°C au plus  « frais » de la nuit.

En Corée du Nord, la température a atteint 39.7°C à Wonsan le 22 juillet, un record absoluen plus d'un siècle de mesures.

5.  dans la « Vallée de la Mort » en Californie : 52,9°

Une première vague de chaleur a frappé le sud de la Californie en début du mois : plusieurs records absolus ou mensuels ont été battus entre les agglomérations de Los Angeles et San Diego. En particulier 48,9°C à Chino (banlieue est de Los Angeles) le 6 juillet, un record pour l'agglomération du Grand Los Angeles.
Un nouvel épisode de chaleur intense a débuté le 23 juillet, d'ampleur géographique plus importante (chaleur remarquable s'étendant du nord du Mexique jusqu'à l'ouest du Canada en passant par l'ouest des USA) : le maximum provisoire de cet épisode a, comme souvent, été observé dans la célèbre « vallée de la Mort » avec 52,9°C à Furnace Creek ce 24 juillet, record égalé pour une fin juillet et à 1.1°C du record mondial fiable de chaleur (54°C à Furnace Creek le 30 juin 2013 à égalité avec 54°C à Mitribah, Koweït, le 21 juillet 2016). Ce 24 juillet, la température a aussi atteint 49.4°C à Palm Springs et 50°C à Thermal (sud-est de la Californie).
D'autres records pourraient tomber sur ces régions dans les prochains jours.

6.  à Montréal : 36,6°

Une canicule a touché le sud du Québec en début de mois. On a relevé jusqu'à 36.6°C à Montréal Mc Tavish le 2 juillet, record absolu pour l'agglomération de Montréal. La barre des 30°C a ensuite été dépassée à plusieurs reprises au cours du mois.

7. L'Asie centrale et le Caucase étouffent aussi

Les trois capitales des pays du Caucase ont chacune successivement battu leur record absolu de chaleur :
Azerbaïdjan : 42.7°C à Bakou le 1er juillet
Géorgie : 40.5°C à Tbilissi le 4 juillet
Arménie : 42.4°C à Erevan le 12 juillet
Au Turkménistan, la chaleur a été persistante tout au long du mois. Le mercure est monté jusqu'à 48,6°C à Ekezhe le 20 juillet, un record pour cette localité. La capitale Achgabat a dépassé les 45°C à trois reprises, avec des minimales nocturnes restant certaines nuits au-dessus de 30°C, parfois 33°C.
Et même en Afghanistan, Kaboul a battu son record absolu de chaleur, avec 40.5°C le 22 juillet (à 1790m d'altitude).

8. la nuit à Oman : 42,6° 

En Iran, un température de 53.0°C a été mesurée à la station agrométéorologique d'Ahwaz* le 2 juillet, égalant le record national mensuel de juillet.
Emirats arabes unis (E.A.U.) : 51.4°C à Saih al Salem le 11 juillet, record absolu pour la région de Dubaï et une des températures les plus élevées jamais mesurées sur les E.A.U.
A noter aussi fin juin, une nuit étouffante sur les côtes du Sultanat d'Oman : à Qurayyat, la température n'est pas descendue en dessous de 42.6°C pendant 24h entre le 25 juin 18h et le 26 juin 18h UTC, un record mondial de température minimale élevée sur une période de 24h*.

* source : Géoclimat, www.geoclimat.org

 

 

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Extraction à ciel ouvert en Allemagne.  :  https://www.mediapart.fr/journal/international/250718/outre-rhin-la-sortie-du-charbon-se-fait-reculons

Nucléaire : Au moment où les véritables coûts financiers et écologiques faramineux nous sautent au visage, le Privatisé s'avère incapable de maîtriser la réalisation de l'EPR dans les normes actuelles de sécurité... FIASCO global. Et cependant la violence d'état frappe le contestation.

Des zones nordiques atteignent des températures diurnes et nocturnes totalement inhabituelles qui provoqueront des ravages dans la faune et la flore. De même les vastes régions de hauts plateaux.

Le capitalisme mondialisé se démasque INCAPABLE de gérer une lourde crise sur le court et moyen terme. Chaque acteur puissant impose son seul intérêt immédiat.             Mortelle crétinerie collective sans solution !

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