Billet de blog 28 janv. 2014

Transversale T1. Notre démocratie mise à mal

michel-lyon
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Notre démocratie repose : - Sur les trois valeurs, LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE et sur nos services publics qui les mettaient en œuvre. L’impôt est la contrepartie de servies publics qui, depuis la Libération, assurent l’égalité des usagers : santé, transports, communications, eau, énergie, enseignement et recherche, … - Sur la séparation et l’équilibre des trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire. Sur les institutions représentatives.  Sur des corps intermédiaires et des organes de contrôle. - Sur l’enseignement public et les organes d’information des citoyens. - Sur les règles du « Vivre ensemble » : laïcité, refus des discriminations, loyauté dans les rapports interindividuels.

L'effet du néolibéralisme est ravageur.

- La liberté est restreinte à la libre circulation de la finance sans entrave, synonyme de pillages organisés.

- Le principe d’Egalité bafoué : Les inégalités de ressources sont scandaleusement creusées, malgré les crises. Un autre indicateur caractérise la démocratie; la place faite aux femmes : les régressions importantes et la restauration de la domination sur le corps des femmes exigées par l'extrême-droite doivent être fermement combattues.

- La solidarité est attaquée sous le terme d’ « Etat-Providence parasitaire » : la dépense sociale doit être réduite sans cesse. Les millions de personnes privées d’emploi sont priées de se faire oublier, de disparaitre sans bruit. L’agressivité des individus est excitée, organisée dans les rapports au travail et, entre continents par la multiplication de rapports commerciaux scandaleusement inégaux. La fraternité entre peuples est combattue sous un monceau de calomnies.

- Les services publics réformés (dévoyés) au cours du quinquennat UMP, tournent le dos aux principes républicains. Ils sont devenus Service de la finance, soumis au but lucratif privé. Les privatisations instaurent le critère de la richesse pour en bénéficier. Plus coûteux pour un service de moindre qualité.

- L’allègement de l’impôt s’exerce, au profit des seules entreprises et grandes fortunes dont l’évasion fiscale est protégée contre les poursuites judiciaires. La finance vitupère les règles, mais s’en accommode : le contournement des règles procure un surprofit sur ceux qui n’ont pas encore osé le faire. La finance est organisée en réseaux maffieux et s’imbrique étroitement avec le grand banditisme.

 - La prédominance de l’Exécutif sur le Législatif a été instaurée avec le régime présidentiel de la 5° république, mais transformée en domination absolue par la droite (le parti majoritaire godillot). Le PS va encore plus loin en recourant aux ordonnances pour gouverner.

- La droite s’est attachée à dominerla Justice, à y acquérir des complicités pour couvrir plusieurs affaires de détournements de fonds et biens publics.

- La force des syndicats a été sapée par la transformation des rapports de travail, l’éclatement des grandes entreprises en réseaux de sous-traitants, et par les délocalisations.

- Les rapports établis par les organismes de contrôles de l’action publique sont tous enterrés ; il n’en n’est tenu aucun compte.

- L’enseignement public et la plupart des médias sous le contrôle financier de la droite, sont détournés de la formation–information de citoyens, pour pousser à la soumission.

Et les élections ???  Au bout de deux ans de gouvernement PS, le Pacte avec le MEDEF et la nouvelle GRPP montrent une parfaite continuité entre la politique réalisée par le PS et celle qu’avait réalisée l’UMP, et toujours le même conseiller économique, le cabinet Mc Kinsey.

Le système néolibéral a pris le pouvoir. Il dispose de 4 écuries : PS, centriste, droite, et extrême-droite pour l’option violente contre le peuple. Notre démocratie est réduite à un formalisme électoral ainsi qu’à un jeu de rôles dont les cartes peuvent s’échanger.  Les promesses électorales n’engageaient que ceux qui y ont cru  Aucun débat public sur le type de société que la cupidité de milliers de décideurs rivaux façonne depuis 10 ans. Le locataire de l’Elysée n’a rien à dire : il n’est pas décideur. Il est là pour prendre des coups. Sa parole est bafouée.

Nous n’avons pas d’interlocuteur.

Le système néolibéral n’a pas de projet de société, pas de commandement secret, pas de tête pensante. (bien que Sarkozy essaie de se faire promouvoir par la finance comme ingénieur en chef, pour2017. A la différence de F. H., il « donne à croire », mais c’est Mc Kinsey !). Mais sa soif de lucre domine toutes les activités humaines, pervertit tous les champs de la pensée.

Le système est porté par des milliers de groupes promoteurs-réformateurs concurrents, la nouvelle « élite ». Ce qui le rend bien plus capable d’évoluer et de s’adapter à la diversité des situations, que ne pourrait le faire le commandement par un parti ou par un chef unique.

Il est un totalitarisme, animé par profusion de petits dictateurs innovants, rivaux entre eux.

Le néolibéralisme est destructeur de notre démocratie.

 Nos façons classiques de nous défendre sont caduques. Les médiations dont nous avons l’habitude sont disqualifiées. Le combat populaire est à réinventer.

 Plus les élus paraissent inconsistants parce que soumis à la finance, plus s’excite l’ambition des groupes d’extrême-droite violents à devenir, avec ou sans dictateur, les hommes de main agréés pour intimider les plus faibles,  éliminer les résistants.

 Non, les arrogantes démonstrations de rue de l’extrême-droite ne sont pas des lieux pour exprimer notre colère !

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