130. « La libre concurrence sans entrave » néolibérale détruit la vie humaine.

Hors contrôle et régnant en maître sur les gouvernements, le capitalisme néolibéral détruit la vie humaine. Et s'en fout ! Je cite ici un article de Reporterre sur la gravité du réchauffement climatique. Les régions du globe devenues inhabitables s’étendent très vite. Les fausses mesures « prises » jusqu’ici n’ont servi à rien : ce n’était que de nouvelles façons de rafler de l’argent public.

Hors contrôle, incapable de corriger ses méfaits, et régnant en maître sur les gouvernements, le capitalisme néolibéral met en péril la vie humaine.

Et s'en fout !

Je relaie les informations diffusées par Reporterre sur la gravité du réchauffement climatique.

Les régions du globe devenues inhabitables s’étendent très vite.

Les fausses mesures « prises » jusqu’ici n’ont servi à rien : ce n’était que de nouvelles façons de rafler de l’argent public.

Incapable de se contrôler :  un ponte de l'économie néolibérale récidive, envers et contre tout. Jean-Marc Daniel professeur émérite de l’ESCP Business School,  :  https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/150821/les-neo-liberaux-ressortent



D’ici 2070, et si rien n’est fait pour enrayer le dérèglement climatique, un tiers de l’humanité pourrait vivre dans des endroits aussi chauds que le Sahara. C’est ce que conclut une étude publiée lundi 4 mai dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences. Selon l’équipe de chercheurs, en seulement cinquante ans, 3,5 milliards de personnes pourraient être contraintes de vivre dans des conditions climatiques à la limite de l’habitabilité.

À l’instar d’autres espèces, les êtres humains évoluent dans une « niche climatique », c’est-à-dire au sein d’endroits où la température et les précipitations leurs permettent de s’épanouir. Dans cette étude, l’équipe de chercheurs démontre que les populations humaines se concentrent, dans leur grande majorité, au sein de bandes climatiques tempérées, où la température annuelle moyenne oscille entre 11 et 15 °C. Une minorité vit dans des régions équatoriales ou tropicales, où elle peut atteindre 25 °C. Cette répartition climatique de l’espèce humaine est restée stable pendant les 6.000 dernières années.

Le dérèglement climatique pourrait bouleverser brutalement cette situation, et pousser une grande partie de l’espèce humaine hors de cette « niche climatique ». Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, et en l’absence de migration, jusqu’à 3,5 milliards de personnes pourraient vivre dans des endroits où la température moyenne serait supérieure à 29 °C, soit l’équivalent du Sahara. Pour le moment, seulement 0,8 % de la surface de la planète est exposée à de telles températures. En 2070, selon les chercheurs, ce chiffre pourrait s’élever à 19 %.

Les pays les plus menacés font également partie des plus pauvres au monde

Les pays les plus menacés font également partie des plus pauvres au monde, selon l’équipe de chercheurs. L’Inde, le Nigéria, le Pakistan, l’Indonésie et le Soudan, où la température annuelle moyenne est déjà élevée, pourraient être particulièrement affectés. En Guyane française, 240.000 personnes pourraient également subir ces températures extrêmes. Les populations vivant au sein de régions tempérées ne seront pas épargnées par ces changements rapides : d’ici 2070, la température annuelle moyenne pourrait y atteindre 20 °C, soit l’équivalent de l’Afrique du Nord aujourd’hui.

Les conséquences dramatiques de ces changements de températures pourraient cependant être réduites si le réchauffement climatique parvenait à être contenu à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Le nombre de personnes affectées par ces bouleversements passerait alors de 3,5 à 1,5 milliards, selon les chercheurs.

Ajout du 6 09 2021  Et dans l'Hexagone 

Extrait de l'appel à l'Université d'été d'Attac 2021, Aurélie Trouvé :

"Un système qui a cassé les services publics, conduisant à des dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées avec des hôpitaux publics en meilleur état, laissant les enseignant·es gérer avec trop peu de moyens, empêchant la recherche publique de mieux pouvoir prévenir et répondre à cette pandémie… Un système qui a laissé la main aux multinationales pour décider de nos vies, y compris pour définir qui peut bénéficier d’un vaccin, quand et à quel prix.
Un système qui a augmenté les inégalités sociales et internationales, laissant la crise frapper en particulier les plus pauvres, les populations les plus fragilisées, les premier·es de corvée et le monde du travail…
La crise a révélé à quel point le capitalisme, productiviste et néolibéral, dans lequel règne toujours le patriarcat et des racismes systémiques, est destructeur de l’humanité, du vivant et de la planète.

En France, la crise sanitaire a été l’occasion, pour le gouvernement, non pas d’un changement de cap pourtant indispensable au « jour d’après », mais d’un approfondissement des politiques néolibérales et de son néolibéralisme autoritaire.
Les libertés publiques ont été encore davantage étouffées, avec une série de décisions et lois liberticides, de celle sur la « sécurité globale » à celle sur les « séparatismes ».
Alors que les plus riches et les entreprises du CAC 40 ont vu leurs richesses augmenter pendant l’année 2020, il s’agit une fois encore de faire payer cette crise non pas aux plus riches mais aux chômeurs et chômeuses, et retraité·es, et globalement au monde du travail.

Heureusement, des solidarités locales et internationales se sont multipliées.
Les mobilisations sociales et écologiques avaient été stoppées, coupées en plein vol quand la crise sanitaire a explosé (manifestations féministes, mobilisations contre la réforme des retraites, marches pour le climat…).
Mais petit à petit, nos mouvements réoccupent l’espace public… petit à petit, nous retrouvons la joie de militer et l’espoir d’une transformation écologique, solidaire et démocratique du monde. (...) "



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