Projection de Palestine à Ramallah et retrouvailles avec Salah Hamouri

 Il était aux alentours de 9h quand nous avons quitté Nazareth, sous une chaleur étouffante. Le cœur serré, nous avons salué toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés durant ces quatre jours. Sur la route de Ramallah, nous nous arrêtons à Naplouse pour une visite de la vieille ville où Abed Saker nous attend.

 Il était aux alentours de 9h quand nous avons quitté Nazareth, sous une chaleur étouffante. Le cœur serré, nous avons salué toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés durant ces quatre jours. Sur la route de Ramallah, nous nous arrêtons à Naplouse pour une visite de la vieille ville où Abed Saker nous attend.

Au détour d'une rue, notre guide, un grand gaillard d'un mètre 90, taillé comme une armoire à glace, nous informe que l'armée israélienne est venue il y a quelques jours faire une incursion, confirmant ainsi les dires du maire de Nazareth sur le non-respect des accords sécuritaires prévoyant le contrôle total de cette zone par l'autorité palestinienne.

Cette visite s'effectue au pas de charge car Abed avait d'autres rendez-vous, c'est donc seuls que nous finissons notre virée sur Naplouse ; son souk, une des plus vieilles fabriques à savon, la mosquée au dôme vert dont l'entrée principale jouxte le clocher d'une église...

Il est 16h et le temps presse. Il faut être à 18h à Ramallah. La projection du film Palestine, de Nadir Dendoune est prévue à l'institut français.

Arrivés sur place, tout le monde semble anxieux : une première diffusion devant un public palestinien n'arrive pas tous les jours.

Cette projection avait déjà été évoquée lors du premier voyage des Observacteurs en avril 2011.

Là, Lucie, une française de Saint-Denis, installée en Palestine depuis dix ans, mère d'un petit garçon d'un an et demi, et Salah Hamouri, l'ancien prisonnier politique, lui même Français par sa mère, nous attendent.

Le public réagit souvent, notamment quand Ruth, la Française de confession juive qui accompagnait le groupe, justifie la colonisation israélienne. Des applaudissement fusent alors qu'Anissa la passionaria, répond à Ruth.

A la fin de la projection, les premières questions...Avouons le : on a vite été rassuré : film courageux, honnête, didactique..Voilà ce qui ressort du débat engagé après le film.

On ne serait pas tout à fait complet si on omettait de vous dire qu'une personne a pointé qu'il manquait la question des réfugiés.

Ce film dure 55 minutes, et on ne peut évidemment pas tout traiter.....

En tous les cas, cette projection est de loin la plus importante, la plus émouvante, donner aux palestiniens, le point de vue de français qui n'étaient jamais allés en Palestine /Israël.

On parle d'une projection à Jérusalem la semaine prochaine, à suivre et d'une possible diffusion sur la télé palestinienne.

Demain, on vous racontera la passionnante rencontre avec Efrayim Davidi, membre du comité central du parti communiste israélien, à Tel Aviv.

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