Sabrina Kassa
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Billet de blog 18 mai 2022

Sabrina Kassa
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Hebdo #123 : Parole à celles et ceux qui ont déjà bifurqué

À la suite du retentissant appel des jeunes diplômés d’AgroParisTech à déserter les postes dans l’agro-industrie, nous avons recueilli de nombreux témoignages d’anciens étudiants « en agro » devenus paysans, chercheurs, formateurs, etc. Ils racontent leur parcours, les embûches et leur espoir de changer le système. Bifurquer, c’est possible. Mais il faut s’organiser !

Sabrina Kassa
Journaliste
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« L’agro-industrie mène une guerre au vivant et à la paysannerie partout sur terre. » Voilà pour le constat. L’heure est maintenant aux choix décisifs. S’en contenter ou bien fuir ce carnage. La semaine dernière, huit jeunes ingénieur·es d’AgroParisTech ont appelé à la rébellion. Lors de leur remise de diplômes de cette prestigieuse école, alors que Lola Keraron était annoncée sur un fond de musique punchy, ils sont montés sur scène, en groupe, pour lancer la fronde. « Nous sommes plusieurs à ne pas vouloir faire mine d’être fières et méritantes d’obtenir ce diplôme à l’issue d’une formation qui pousse globalement à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours. »

Avec calme et panache, les huit camarades de promo ont fait tourner le micro pour exposer leurs convictions sur ce qui cloche. « Nous pensons que l’innovation technologique et les start-up ne sauveront rien d’autre que le capitalisme. Nous ne croyons ni au développement durable, ni à la croissance verte, ni à la “transition écologique”, une expression qui sous-entend que la société pourra devenir soutenable sans qu’on se débarrasse de l’ordre social dominant. »

À tour de rôle, ils ont expliqué les raisons de déserter ces « jobs destructeurs » pour lesquels ils ont été formés (concevoir des plats préparés, des labels « bonne conscience », des énergies dites « vertes » qui polluent et exploitent l’autre bout du monde..). Car choisir ces jobs, « c’est nuire en servant les intérêts de quelques-uns ». Une conscience forgée au gré des rencontres avec des personnes « qui expérimentent d’autres modes de vie et la participation à des luttes pour la préservation du vivant ».

Les huit « déserteurs » ont déjà mis à exécution leurs idées, en développant des projets en agriculture vivrière et collective à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en apiculture dans le Dauphiné, ou en luttant avec le mouvement des Soulèvements de la terre (retrouvez leur blog mediapartien ici). C’est sans aucun doute pour cette raison que leur intervention a connu un tel retentissement. Après avoir suivi des études très sélectives et coûteuses (réservées à une classe sociale privilégiée) qui les destinaient à des postes rémunérateurs, ils ont décidé de renoncer au confort et bifurqué pour de vrai, « avant d’être coincés par des obligations financières ».

À la suite de la publication de leur billet dans le Club, avec Cécile Dony, community manager à Mediapart, nous avons lancé un appel sur les réseaux sociaux pour faire réagir les étudiants en agro. Nous cherchions à savoir s’ils étaient nombreux à vouloir suivre leur exemple. Les réponses n’ont pas tardé à fuser. Et à notre plus grand étonnement, ce sont les « bifurqueuses » et « bifurqueurs » confirmés qui se sont exprimés. Nombre d’entre eux avaient d’ailleurs prononcé des discours de révolte au moment de leur remise de diplôme, ici et aussi ici et , et même réalisé une conférence gesticulée sur le sujet.

Le déclic, c’est la recherche du sens

Après avoir été abreuvés du discours : vous êtes « les élites de la nation », et « les talents d’une planète soutenable », tous ont déchanté. À l’instar de Caroline Sage, qui a travaillé de nombreuses années pour « des firmes qui mentaient et manipulaient », d’une misogynie écœurante, puis qui a décidé de devenir formatrice dans un centre de formation pour adultes (CFPA) pour aider « les porteurs de projets qui veulent s’installer comme arboriculteurs ou maraîchers diversifiés ». Cette bifurcation a eu un prix bien sûr, celui de gagner « beaucoup moins ». Mais elle ne le regrette pas. « Heureuse, épanouie, sereine, détendue », elle a retrouvé sa joie de vivre, tout simplement.

Anne et Yann Legumaj’Kergwenn, diplômés en 2012 (AgroCampus Ouest pour Anne et l'ESA d'Angers pour Yann), ont été de ceux qui, bercés d’illusions sur le changement de l’intérieur, ont compté « les oiseaux/grenouilles/papillons afin de mieux laisser travailler les bétonneurs... », avant de s’installer sur leur ferme, où ils produisent des légumes bio. Ils se mobilisent également dans les combats militants (Confédération paysanne 29 et Civam) pour la défense de l’élevage en plein air et l’accès à l’alimentation. Et affirment : « Notre métier et nos combats donnent aujourd’hui un sens à notre existence, même si nous gagnons bien moins que lorsque nous travaillions en bureau d’études et structures publiques. »

Idem pour Ulysse Blau. « Après avoir travaillé pendant trois ans à Paris, j’ai décidé de quitter mon CDI où j’étais payé pour faire du greenwashing [écoblanchiment] dans le domaine du bâtiment. » Il a alors voulu voir ce qui se passait en dehors des grandes villes et entrepris en 2019 « un tour des communes “normales” pour faire un état des lieux de la situation en termes de gestion des ressources et d’implication des habitants ». Il accompagne désormais « des élus de petites communes rurales [pour] mettre en place des circuits courts et à impliquer les citoyens ».

Ulysse Gaudaré, diplômé d’AgroParisTech en 2017, puis thésard à l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), où il n’a pas « forcément trouvé de sens à ce qu’(il) faisai(t) au vue des urgences environnementales et sociales actuelles », veut maintenant se lancer dans un projet d’installation agricole en collectif. « Car je pense que c’est sur le terrain, en montrant l’exemple, que l’on change réellement les choses, et non pas par de simples discours, si chers à notre président. »

Fabien* (prénom d’emprunt car il qui veut rester anonyme), sorti d’Agrocampus-Ouest en 2018, aujourd’hui en thèse, considère quant à lui que « la recherche (qui est l’un des débouchés proposés par les écoles d’agronomie) permet aussi de développer des solutions alternatives au système productiviste destructeur dominant dans l’agriculture française ». La recherche, mais aussi les instituts techniques, les associations (Civam, GAB, Terre de Lien…), dont « les ingénieur·es agronomes qui les composent utilisent leur formation, leurs valeurs et leur sensibilité personnelle pour trouver des solutions alternatives au sein de ces structures ».

Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. La filière en agro, ce n’est « pas le mal absolu », dit aussi Nicolas Liénart, qui vient d’obtenir un diplôme d’ingénieur en informatique. Après avoir renoncé à un poste à 44 000 euros, il a décidé de suivre une formation en master dans une école d’agro de l’Ensat (École nationale supérieure d’agronomie de Toulouse) pour s’orienter vers les métiers non pas de l’agro-industrie mais du vivant. « Je fais mon stage dans une association en agroécologie à 600 euros par mois sur la valorisation des urines humaines pour substituer les fertilisants de synthèse, et je suis heureux comme jamais. » 

Qu’est-ce que bifurquer ? Qu’est-ce que déserter ?

« Pas de désertion professionnelle de mon côté, mais bien celle des métiers auxquels on nous destinait en école d’ingénieurs. » Pas de désertion, non, mais la décision claire de renoncer aux salaires mirobolants des grosses coopératives et de l’agro-alimentaire. Cléa Carmillet, diplômée de l’École supérieure d’agriculture d’Angers en 2011, travaille ainsi depuis plus de 10 ans (pour 1 700 euros mensuels) dans l’accompagnement de tous « ces gens dont le “pas de côté” consiste à se reconvertir dans l’agriculture. Des déserteurs, j’en rencontre chaque jour, anciens cadres de chez Renault près à sacrifier tous leur “k” pour un peu de sens… ».

La faible rémunération, la nécessité de « ramer à contre-courant », d’être « un mouton à cinq pattes », et de se battre « malgré les politiques majoritaires qui nous tirent dans les pattes (on retiendra Laurent Wauquiez qui a nommé nos structures “les dorifores de l’agriculture” et coupé les subventions régionales à nos associations en arrivant), etc. » : voilà la réalité de celles et ceux qui font un pas de côté.

Éloïse Ganier, ingénieure agricole spécialisée en élevage, a décidé de prendre la tangente, six mois après avoir obtenu son diplôme, après « une visite d’un abattoir de porcs dans le cadre d’une offre d’emploi. Au milieu des carcasses suspendues, j’ai vraiment entendu la petite voix intérieure hurler, me demandant ce que je faisais là ». Elle a eu la chance d’être recrutée assez rapidement dans une ONG spécialisée dans le bien-être animal. Mais là aussi, elle a déchanté. « J’y ai découvert la difficulté de la négociation politique face à des filières industrielles cherchant à obtenir des améliorations à la marge pour faire taire les exigences sociétales et l’instrumentalisation de la science pour éviter de changer le système : comment pouvez-vous justifier scientifiquement qu’un lapin ait besoin de lumière du jour, qu’ils disaient ? » Reconnaissante que l’école d’agro lui ait apporté un « socle de compétences solides », elle déplore avoir dû trouver seule son chemin. Aujourd’hui, elle accompagne des porteurs de projets d’élevage biologique viable et vivable dans un espace-test agricole. « Mais c’est toute seule que j’ai dû m’interroger pour savoir à quels systèmes agricoles je voulais vraiment contribuer. »

Pacôme Paurd, étudiant ingénieur en agro-alimentaire à Polytech-Sorbonne, a été sensibilisé aux enjeux écologiques en 2019. « Six mois après avoir commencé mon cycle ingénieur, un peu par hasard, je suis rentré dans Youth for Climate Paris. C’était après la démission de Hulot, la grande époque de Greta Thunberg et des marches climat. Au contact du mouvement, j’ai très rapidement acquis une sensibilité aux enjeux écologiques, jusqu’à en faire un quasi burn-out, notamment à cause de l’éco-anxiété. » Il se destine maintenant à travailler dans des associations écolos sur du plaidoyer pour une alimentation durable, mais reconnaît être angoissé par le futur et la difficulté d’avoir un métier qui ait du sens et « un impact concret ».

Idem pour Jean Meunier, en dernière année d’ingénieur agronome à l’Institut Agro Montpellier, qui se destine à devenir chercheur et à « contribuer à comprendre le vivant et améliorer les pratiques agricoles pour ne pas nuire ». Mais il sait que le salaire ne sera pas au rendez-vous (1 800 euros en début de carrière). Avoir un métier qui ait du sens passerait par ce « sacrifice ». « Une première étape vers la sobriété inévitable qu’il nous faut chacun acquérir. »

Sacrifices qui ne convainquent pas Mathilde François, ingénieure agricole diplômée en décembre 2019, et désormais consultante auprès des collectivités territoriales (lire son billet ici) : « Entrer en rébellion contre un système dont on bénéficie socialement et économiquement se nomme le refus de parvenir. Ce serait un bon levier d’action ? Symboliquement le discours de “bifurcation” des diplômés d’AgroParisTech a fait réagir, la vidéo buzz fort. Entendre des privilégiés du système qui refusent de bénéficier de leurs avantages au profit du bien commun donne probablement de l’espoir. Si par contre, c’est l’espoir d’un changement par la désertion, il faudra repasser. Les interviews d’anciens managers devenus boulangers sont nombreuses sur les réseaux sociaux. Les déserteurs, eux, ne sont pas légion. Il faudra que le symbole suffise. »

Son constat est imparable : personne n’attend les jeunes diplômés « pour faire la révolution écologique et sociale, et certainement pas pour les rémunérer ». Aussi, pour survivre, les rebelles n’ont qu’une solution : « investir les interstices du monde du travail ». Les associations, les conseils aux collectivités ou aux grandes entreprises en transition, les organisations politiques, etc. Des lieux où généralement les moyens sont réduits, alors que « la mission d’intérêt public est trop grande » et les injonctions souvent impossibles à satisfaire.

« Toute activité porte ses contradictions. Bifurquer doit se faire régulièrement et radicalement. Il s’agit de se donner les moyens d’interroger notre action régulièrement. C’est aussi avancer sans avoir réellement la mesure de notre impact. Parce que “Suis je une bonne bifurqueuse ?” est une question sans réponse. Bifurquer durablement, ça s’apprend. »

Agir collectivement, agir politiquement

Bifurquer, ça se prépare... Adrien Desplat en est convaincu. « Diplômé 2011 d’AgroParisTech, j’ai d’abord passé du temps en syndicat agricole, dans des ONG en Afrique de l’Ouest puis en bureau d’étude dans l’industrie minière, avant de me lancer avec quelques amis dans une démarche de développement citoyenne et locale en 2018 dans le bocage ornais (ex-Basse Normandie). » Avec ses amis, il organise des stages Alterfixe pour faciliter l’installation de collectifs agricoles. Avec des bénévoles répartis sur le territoire national, ils accompagnent, mettent en lien avec les paysans installés et travaillent activement sur la notion de sobriété. « Nous avons ainsi développé des méthodes pour maintenir un niveau de vie de qualité : groupement d’achat, voiture partagée, etc. »

Un lieu a même été monté pour accueillir les porteurs de projets en milieu rural : l’auberge partagée et autogérée El Capitan (ici le Facebook). « 900 personnes sont passées par le lieu depuis son ouverture et une quarantaine se sont installées dans les alentours du lieu (Les Tourailles, 61100 Athis-Val-de-Rouvre), ce qui entraîne une joyeuse dynamique ! »

Créer un collectif semble souvent indispensable pour sauter le pas et mettre en commun ses ressources. En trois ans Lucie Deffontaines a expérimenté un parcours presque complet de « bifurqueuse » professionnelle.

« Suite à l’obtention de mon diplôme (agrocampus ouest Angers, horticulture) j’ai travaillé 2 ans dans la recherche avec l’Inra, puis à la région AURA sur les aides FEADER. J’ai démissionné plus tôt que prévu de mon poste à la région (juin 2021) car je n’en pouvais plus de rester derrière l’ordi, en télétravail, avec beaucoup trop de responsabilités par rapport à mon niveau de compétences. Après 4 mois de stage, puis une formation en fromagerie et élevage de petits ruminants, je suis aujourd’hui salariée pour la saison estivale dans un élevage de chèvres et brebis. Et j’avance en parallèle notre projet d’installation : avec 8 ami·es nous allons reprendre la suite d’une ferme en Auvergne en novembre 2023. Nous y ferons de l’élevage avec fromagerie, de la paysannerie boulangerie et du maraîchage. Sur le même modèle que la ferme de la Tournerie : ingénieurs agronomes installés dans la Creuse depuis 5 ans. »

Baptiste Costantzer, étudiant et membre de « l’Association ouvrière des Compagnons du devoir pour devenir vigneron », aspire lui aussi à cultiver des terres dans le respect de l’environnement. « Cependant se posent plusieurs questions. La première est l’accès au foncier pour les jeunes agriculteurs. Dans la vigne il reste très compliqué car c’est un métier d’héritier. Sans terres familiales les embûches sont nombreuses. La deuxième question est la valorisation de la production. Il est important de pouvoir vivre des fruits de son travail, le vin est bien valorisé en France, il reste donc “seulement” à trouver sa façon de le vendre. La troisième est la question de l’engagement des pouvoirs publics, sur un secteur aussi essentiel que l’agriculture, la PAC et le Plan national stratégique à venir ne sont pas assez ambitieux. »

Pour ne pas détruire la nature, il nous faut changer de modèle de consommation pour le rendre plus sobre et équitable. Mais « le poids des lobbys freine de manière évidente ce changement. Il est donc urgent d’avoir au pouvoir des dirigeants qui s’attellent à ces questions. Et surtout accompagner les agriculteurs dans ces changements. On ne peut pas juste dire aux agriculteurs de produire mieux sans les accompagner, valoriser leurs productions, et considérer l’agriculture comme un bien marchand livré au libéralisme et à la mondialisation. » 

Le virage vers un système agricole et alimentaire soutenable, respectueux du vivant et des humains est aujourd’hui indispensable. Après un long et exigeant cursus, de nombreux étudiants en « Agro » aspirent à devenir paysans, mais pour que cela marche, sans causer de souffrances inutiles, il faut aussi changer les règles du jeu. Car ce changement, comme le dit très bien Floris Schruijer, ancien d’AgroParisTech qui affirme vouloir devenir paysan par « volonté politique », ne se fera « pas uniquement par la volonté des agriculteurs et des consommateurs. Il faut aujourd’hui des choix politiques nouveaux ».

Les huit étudiants d’AgroParisTech appellent à des rassemblements samedi midi, devant la mairie de la ville la plus proche de chez vous, pour partager un repas, des idées, du concret. « Pour nous donner les moyens de quitter nos boulots nuisibles, construire notre autonomie matérielle localement, sans les multinationales, sans les Gafam et sans la bureaucratie ». Créer des espaces communs : fermes, ateliers, cafés... et faire ce premier pas vers de nouvelles façons de vivre. 

BIFURQUONS ! - appel des déserteuses d'agroparistech © Des agros qui bifurquent

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