Situation du droit au logement et des expulsions forcées en Afrique

À l'occasion de la 50ème session ordinaire de la Commission Africaine des droits de l'homme et des peuples qui se tient à Banjul, Gambie, du 24 octobre au 7 novembre 2011, Amnesty International dénonce le fait que chaque année, partout en Afrique, des centaines de milliers de personnes sont expulsées de force de leur domicile par les pouvoirs publics.

À l'occasion de la 50ème session ordinaire de la Commission Africaine des droits de l'homme et des peuples qui se tient à Banjul, Gambie, du 24 octobre au 7 novembre 2011, Amnesty International dénonce le fait que chaque année, partout en Afrique, des centaines de milliers de personnes sont expulsées de force de leur domicile par les pouvoirs publics.

Ces expulsions sont réalisées en dehors de toute procédure régulière, sans que les intéressés aient été consultés au préalable et sans qu'une solution de relogement ou une indemnité satisfaisante leur ait été proposée. La plupart des personnes expulsées dans ces conditions se retrouvent sans abri.

port%20harcourt.jpgDes informations font fréquemment état d'un recours excessif à la force par les autorités qui procèdent à ces expulsions qui ont des conséquences catastrophiques sur la vie de ces personnes et les plonge encore plus profondément dans la pauvreté. Voir en vidéo le témoignage saisissant des habitants de la communauté de Ngofaka-polo à Port Harcourt, Nigéria.

Dans de nombreux pays, des personnes expulsées de force n'ont pas accès à la justice ni à des recours utiles. Les répercutions des expulsions forcées continuent à se manifester des années après car les personnes qui en ont été victimes peinent à bénéficier de services essentiels comme la santé, l'accès à l'eau, les installations sanitaires et l'éducation. Les responsables de ces atteintes aux droits humains n'ont toujours pas eu à répondre de leurs actes.

Pour en savoir plus, lisez l'appel d'Amnesty International à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples sur les expulsions de force.

Retour à la situation des habitants de Port Harcourt

Avec Amnesty International, le 3 décembre, agissez sur www.marathondessignatures.com !

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