La hora nona (la neuvième heure)

Tango Desencanto - Liliana Felipe - Moron2011 © AilenWangulen

Hoy mi corazón esta inquieto
le pregunto el por que , no sabe responder
mis manos sudan están frías
veo por mi ventana el sol
el viento mueve las antenas en los tejados
la inocencia juega ajena a la miseria
las risas ignorantes inundan las calles
mientras la ira me consume
no soy mas que una simple mortal
mezcla de moléculas, células, sangre y carne
una imperfección de la anti materia
soy un mar de contradicciones
me exasperan las palabras vacías
me aterra el paso del tiempo
deteriorando todo
si tan solo pudiera hacer de la hora nona mi punto de partida
venciendo mis demonios
me alzaría como el fénix en busca de nuevos cielos
y gozaría de libertad
pero me hundo en la mediocridad del mundo
arrastrándome por el fango de la indolencia
no soy mas que una loca
una mortal destinada a extinguirse junto con su dignidad
la ciudad tan iluminada no acaba de convencerme
los gusanos se arrastran debajo de la tierra
las campanas resuenan partiendo la mañana
y la inocencia sigue jugando ajena a la miseria.

Marlene Feeley © Inconnu Marlene Feeley © Inconnu
___________

 

Aujourd'hui, mon cœur est inquiet
Je lui demande le pourquoi, il ne sait pas répondre
mes mains transpirent de froid
Je vois le soleil par ma fenêtre
le vent déplace les antennes sur les toits
L’innocence joue loin de la misère
les rires insouciants inondent les rues
pendant que la colère me consume
Je ne suis qu'une simple mortelle
mélange de molécules, de cellules, de sang et de chair
une imperfection de l’antimatière
Je suis une mer de contradictions
Les paroles vides m’exaspèrent
Je redoute le passage du temps
détruisant tout
si seulement je pouvais faire de la neuvième heure mon point de départ
vaincre mes démons
Je me redresserais comme le phénix en quête de nouveaux cieux
et je profiterais de la liberté
mais je m'enfonce dans la médiocrité du monde
rampant dans la boue de la paresse
Je ne suis qu'une folle
une mortelle destinée à s’éteindre avec sa dignité
La ville tellement illuminée ne parvient pas à me convaincre
Les vers rampent sous la terre
les cloches résonnent en démarrant la matinée
et l'innocence continue de jouer, toujours aussi loin de la misère.

(Marlène Feeley, traduite par Jean-Jacques M’U)

Seguir esta autora : MARICHIWEU ! diez y mil veces venceremos, poemas insurgentes

Suivre cette autrice : MARICHIWEU ! dix et mille fois nous vaincrons, poème insurgés

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.