Festival Mediapart. Ce soir, 20h30, Christine Angot

Avant la première soirée du festival Mediapart — Christine Angot au Théâtre de la Colline, 20h30, entrée gratuite —, nous republions l'entretien vidéo qu'elle nous avait accordé, les bonnes feuilles du Marché des amants et sa lecture par l'auteur.

Avant la première soirée du festival Mediapart — Christine Angot au Théâtre de la Colline, 20h30, entrée gratuite —, nous republions l'entretien vidéo qu'elle nous avait accordé, les bonnes feuilles du Marché des amants et sa lecture par l'auteur. La version originale et vos commentaires sont toujours disponibles ici.

 

Christine Angot par Nan Goldin © Nan Goldin Christine Angot par Nan Goldin © Nan Goldin
En assurant, à la Foire du livre de Brive, le service après-vente de Rendez-vous, son précédent roman, Christine Angot a rencontré Doc Gynéco. La presse plus ou moins people s'en était fait l'écho. Depuis, le petit milieu littéraire se gaussait: cette aventure serait le sujet de son prochain roman... Ce qu'il n'avait pas compris, ce petit milieu, c'est que c'est surtout lui qui serait le sujet de ce roman – lui et sa réaction à cette histoire qu'il jugeait impossible, ou alors juste comme expérience littéraire, matière à fiction.


Comme les romans du XIXe siècle, mais dans une forme contemporaine, Le Marché des amants raconte cette histoire d'amour socialement interdite. Son titre renvoie aux intransigeantes lois de l'économie des échanges amoureux, des lois que, même aujourd'hui, peu acceptent de regarder en face – à l'exception d'un Houellebecq, bien sûr, qui en a fait l'un de ses thèmes récurrents, ou de Bourdieu et son Bal des célibataires, cet autre marché des amants qu'est celui des paysans du Béarn auquel immanquablement on songe en lisant ce dernier roman d'Angot.

 

Plus dialogué encore que Rendez-vous, Le Marché des amants est à nouveau l'occasion pour Christine Angot de dresser en quelques paragraphes des portraits incroyablement justes de figures de l'époque et de milieux, comme elle avait magnifiquement réussi à le faire avec le banquier du livre précédent. C'est surtout l'occasion pour elle, et pour la première fois, de s'attaquer à un «sujet» social – le racisme –, d'en témoigner et d'en dire des choses plutôt inédites. Loin des commodes banderoles de stades, c'est un autre racisme qu'elle entend et montre, un racisme sournois et toléré. De ce point de vue, Le Marché des amants est à ce jour la meilleure réponse littéraire à tous les Richard Millet de ce pays.

 

Pour lire le début du livre, cliquer sur la couverture

 

Dans la vidéo ci-dessous, Christine Angot parle de son roman

 

Christine Angot lit un extrait du Marché des amants

 

 

Christine Angot

Le Marché des amants

(Le Seuil)

sortie en fin de semaine

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.