Guyane. Les bienfaits collatéraux du "référendum" de décolonisation en Kanaky

Suite aux résultats encourageants du référendum de décolonisation "à la française" de la Kanaky-Nouvelle Calédonie, Maurice Pindard, membre du bureau directeur du Mouvement de Décolonisation et d'Émancipation Sociale, évoque le Comité pour la réinscription de la Guyane sur la liste des pays à décoloniser de l'ONU.

Voir le billet d'Édition : "L'Épique Réinscription de la Polynésie Française sur la liste des pays à décoloniser", ici

Emission Mayouri Infos de Guyane La 1ére. 05.11.2018 © Guyane la1ère

L'Union Calédonienne le 12 novembre 2018 :

Devant les résultats du référendum il y a une semaine, « nous étions contents » sourit un militant adossé à la porte de la salle Le Colisée à Bourail. « Tous les pronostics ont été déjoués ». L’Union calédonienne, réunie en comité directeur exceptionnel, a passé son samedi à tirer des analyses de la consultation sur l'accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté. Le score de 43,3 % pour le oui à l’indépendance - contre 56,7 % pour le non - est « une grande victoire pour la souveraineté future. Si les Kanak ont répondu présent, d'autres communautés se sont rapprochées de nous » a signalé le président du parti, Daniel Goa, dans son discours d'ouverture. Leader qui s’est félicité, à plusieurs reprises, de la mobilisation des jeunes. D’après une motion rédigée en fin de journée, l’UC interpellera néanmoins l’État sur « des dysfonctionnements » repérés le 4 novembre : Calédoniens n’ayant pas été en mesure de voter, soucis dans les procurations… Des cas à observer de près, car le parti pense d’ores et déjà aux prochains rendez-vous prévus par l’accord de Nouméa.

« Rien à négocier »

« Nous cheminons sereinement vers la seconde consultation, il n'y a rien à négocier » a noté Daniel Goa avec, en tête, une voie à suivre : « 20% du peuple ne s'est pas exprimé (lors du premier référendum, Ndlr), et c'est là que nous irons chercher les 7 % des voix qui manquent, environ 12 000 électeurs ».

Mais avant l’organisation de la deuxième consultation, en 2020 en théorie, interviennent des élections provinciales capitales en mai 2019. A Bourail, samedi, des membres de l’UC ont indiqué qu’il fallait, pour cette échéance, rester sur la dynamique de l’unité sous la bannière du FLNKS. En clair, une démarche unitaire partout, dans le Sud, les Îles, et plus délicat, le Nord. Cette discussion va être proposée au bureau politique du Front, avant une analyse lors des congrès annuels respectifs des quatre mouvements ce mois-ci et début décembre. Le FLNKS pourrait trancher en début d’année prochaine.

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